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février 2008

29 février 2008

Devine qui vient manger chez nous aujourd'hui

Cet hiver, Natagora a invité les jardiniers à compter les oiseaux qui viennent aux mangeoires.

Des résultats inquiétants…

Ce comptage a révélé le recul de certaines espèces comme la grive musicienne, dont la présence dans les jardins à reculé de plus de 50 % depuis la première année des comptages en 2004 (17 % à 7 % en 2008). On suspecte que l’utilisation dans les potagers et dans les parterres de fleurs de granulés contre les limaces, dont les grives musiciennes sont grandes consommatrices, lui soit néfaste.

www.natagora.be

Demandez le programme!

Nous sommes donc le 29 février!!! Le 29 oui! 2008 est une année bissextile! Pourquoi tout les 4 ans rajoute-t-on un jour dans l'année. Depuis quand ce jour en plus existe-t-il? La réponse ce soir.

Les rongeurs s'invitent aussi ce soir, dans l'émission, mais des rongeurs cybernétiques! Les souris! De toutes les tailles, de toutes les formes. Avec ou sans fil, pour toutes les mains, les plus agiles, les moins dociles. La technologie évoluent à la vitesse grand "v". Tour d'horizon des nouveautés en la matière. Ce sera avec Raphaël Scaini.

C'est parti! Batibouw, le plus grand salon belge consacré à la construction et à la rénovation ouvre ses portes au grand public dès demain. Le thème principal de cette édition : l'économie d'énergie, bien entendu! Michaël arpentera les allées du salon. Et quand on parle d'économie d'énergie maximisée dans la maison, on pense aux maisons passives. Ce sont des maisons qui, grâce à leur isolation, consomme beaucoup moins d'énergie. Leur construction coûte plus cher que celle d'une maison traditionnelle, c'est connu, mais combien ? Et finalement au bout du compte, ne sont-elles pas moins chère ? La réponse n'avait jamais été détaillée  .... Au Quotidien l'a trouvée dans une toute récente étude inédite que la Faculté Polytechnique de Mons vient de réaliser pour la Région wallonne. Olivier Cororenne vous en livre le détail.

La suite de notre feuilleton consacré au bois. Aujourd'hui, nous rendons visite à un producteur de bois de chauffages. Est-il possible de vivre de la vente de bois de chauffage. Les marchands pratiquent-ils des prix libres ou existe-t-il une législation en la matière. Comme les autres "carburants", le bois de chauffages connait une hausse depuis quelques années. Qu'en est-il?

Dans 21 jours, c'est le printemps!!! Le retour du soleil, abondant, espérons-le. Dans cette perspective, la Provence s'invite dans l'émission et Luc nous parlera des plantes aromatiques qui font un retour fracaçant dans les pépinières! Thym, sauge, laurier, origan... dans les jardins, c'est avec Luc, bien sûr!!!

Et puis pour se mettre en jambes avant un weekend bien mérité, nous terminerons la semaine avec quelques notes de musique. Du jazz dans plus lieu particulièrement insolites! Pourquoi? Parce qu'il n'y a pas de fraises en hiver!!!

Et voilà! A ce soir, donc!!!

28 février 2008

Maladies orphelines

Demain vendredi, c'est la première Journée européenne des maladies rares. Une journée qui s'adresse aux professionnels, mais aussi au grand public. Les maladies dites rares parce qu'elles concernent moins de 5000 personnes en Belgique.

Elles sont rares... mais nombreuses! On estime leur nombre à environ 8000. 80% d’entre elles ont une origine génétique; pour les autres, les origines sont plus floues, ou multifactorielles. Elles peuvent apparaître dès la naissance ou se manifester plus tard dans la vie. Ce sont le plus souvent des maladies graves, qui mettent la vie en danger parfois, mais la qualité de vie presque toujours.

On parle également de maladie "orpheline". Cette autre appellation met l’accent non plus sur leur rareté, mais sur le fait que peu de choses sont faites pour ces personnes parce qu’elles ne représentent pas une part importante de l’opinion publique… ou du marché. Mais depuis quelques années, il y a une prise de conscience assez remarquable à leur sujet. Et il faut souligner que cette reconnaissance a été rendue possible grâce à l’opiniâtreté des associations de malades.

Il y a des mesures qui sont prises au niveau de la Communauté européenne, par exemple en octroyant une extension des brevets et une exclusivité commerciale prolongée. La Belgique est longtemps restée à la traîne de l’Europe sur ce plan, mais depuis un an, un groupe de pilotage a été mis en place qui regroupe des spécialistes de ces questions, des associations de patients, des politiciens, etc. Et il semble que les choses commencent à bouger, comme on le voit d’ailleurs avec la journée de demain.

Des sites web ?
- un formidable réseau appelé orphanet, où l’on trouve des infos de qualité irréprochable sur toutes les maladies, aussi bien pour le grand public que pour les médecins. C’est une initiative française au départ mais cela existe dans 6 langues.   www.orphanet.org
- un site belge émanant du fameux groupe de pilotage, pour ceux qui souhaitent suivre l’évolution de près sur le plan politico-économique  : www.maladiesrares.be
- le site de l’association européenne des patients : www.eurordis.org

Isolants minces: la solution ?

Demain vendredi, nous serons en direct de Batibouw qui ouvre ses portes au public ce week-end. Une question bien dans l'air du temps, celle de l'isolation des maisons.

L'un d'entre vous nous demande d'ailleurs que penser des isolants minces, multiréflecteurs. Ils font à peine 2 cm d'épaisseur et d'après leurs fabricants, ils remplacent sans problème 15 cm de laine de verre ou de roche.

Il y a pourtant un hic. La Région wallonne ne les reconnaît pas. Pas question donc d'espérer une quelconque prime à la rénovation. En fait, une étude menée par le CSTC, le Centre Scientifique et Technique de la Construction, tend à prouver que les isolants minces n'équivaudraient qu'à 4 ou 6 cm d'isolants classiques. Insuffisant pour la Région Wallonne.

Argument qui ne tient pas la toiture, aux yeux des fabricants. Les détails dans notre émission aujourd'hui. Pour vous faire une idée des arguments des uns et des autres, cliquez sur  le site d'un des fabricants d' isolants minces, www.cstc.be ou encore www.batibouw.be . N'hésitez pas à nous faire part de vos réflexions!

Ben : le der des ders

Mercredi 27 février
Avion a 11h…
Au moment où j’écris ces lignes, je suis dans le DC 3 Basler pour les connaisseurs, dans l’avion à skis pour les autres, et on vient de survoler  la base.
Pas un souffle de vent. J’ai encore 8 tonnes de trucs à faire. Je ne vous ai pas dit mais depuis au moins 2 ou 3 jours, le camp de base est en deuil. La machine à café ne fera jamais son 10 000ème expresso. C’est donc dans un crapuleux Nescafé tiède avec un sucre que je tente de faire le point. Une liste. Comme ca on n’est plus dans une angoisse vague de « je n’y arriverai jamais » mais plutôt dans un stress bien matérialisé de «T’as aucune chance mais chiche ? ». Et alors, c’est déjà de la bonne liste. Interview d’Alain, time laps parce que ce serait dommage de ne pas cavaler aux 4 coins qui m’ont tant donné à voir et à en voir. Bin va falloir un deuxième Nescafé pourri parce qu’il y a un tome II à ma liste : faire tous mes sacs et vider la tente bureau. Démonter tout mon barda. Mais d’abord filmer. L’avion est à 11h.
A 8h 39, Alain me dit ok pour un rendez-vous dans 10 minutes là-haut… En attendant, je monte. Alors que je time laps en jetant un dernier regard même pas ému, plutôt vainqueur aux 3 petits trous dans le granit que Joffrey, le surfeur m’a gentiment percés le 6 janvier pour encrer les trois ongles de mon trépieds de caméra, j’entends hurler : « Binzamin, combien de temps vous avez encore ? ». C’est Marc Bedankt. Sa formulation laisse penser que si je filme, c’est que je n’ai rien à faire, non ? Boah, je ne lui en veux pas. Il a quand-même de la chance d’être loin… Il veut que je lui fasse quelques photos publicitaires pour sa boite. C’est d’ailleurs pour ca qu’il a placé un énorme drapeau sur la base histoire de bien me pourrir les angles de vues. « Benjamin ! » C’est Pascal, le big chief des Préfalux, « …tu peux nous prendre en photo sur le toit ? » OK, 2 options, soit, je les tue tous et j’entame ma liste, soit, je fais leur photos, ils sont contents et ils libèrent la base et j’entame ma liste. Bin ouais, j’ai plutôt fait ca…
Toujours pas d’Alain.
Putain mes sacs.
C’est trop beau. Il faut que je filme cette base depuis le bout du ridge. De là-bas, elle sera magnifique mais c’est loin. J’y vais. Je déteste avoir raison. Je veux dire, c’est loin. En même temps ca a des avantages parfois : Elle est magnifique. De là ou je suis les montagnes  viennent se coller à elle et dégringolent entre ses jambes.
Je ne peux pas m’arrêter. Si je suis ici depuis 52 jours, c’est entre autre pour prendre ces images. Waouw. Ils l’ont fait ces fous.
Toujours pas d’Alain : J’attrape Bernard qui était aussi sur ma liste pour deux bouts d’interview. Il faut encore aller vite, il part pour la toute dernière traverse  dans 10 minutes. Hé bin, le bonhomme me donne avec sa voix légendaire quelques réflexions sur la notion de risque et de rêve avec dans son dos plantée au garde à vous la station polaire la plus propre du monde. Je me dis que ma liste, je vais te me la foutre en l’air et profiter du moment.
Serein et pourtant, c’est pas les contrariétés qui manquent. Je redescends au camp de base. Frank a trouvé dans la base une optique grand angle de ma caméra et l’a ramenée à la tente bureau, pensant que c’était à Michel . Bon. Je l’avais justement mise dans la base pour ne pas devoir la trimballer tout le temps : Personne n’y a jamais touché mais là …
Alain range la tente matériel. Il est agenouillé parmi les baudriers. 10h, pas grave, je remonte avec l’optique.
Pour la toute dernière fois, une traverse s’en va au pied de la princesse maintenant terminée. Une série de plans dédicace pour Jos.
Maintenant, je dois arrêter . Tant pis pour Alain. Je redescends, boucle mes sacs et déshabille mes caméras : Je laisse une cassette et une batterie dans chaque, on ne sait jamais : Tous les sacs sont à présent entassés sur le traineau qu’un prinoth  (véhicule à chenilles) amènera à la piste . L’aéroport comme on dit ici.

Tiens et si je faisais une photo pour moi ? Si je prenais la même photo qu’il y a un an quasiment jour pour jour ? J’avais photographié dans le reflet du masque glacier du réalisateur de la VRT, Joris, l’Ivan Papanin, le bateau russe qui était amarré dans la glace de mer. Entre parenthèses, «  heures plus tard, le bâtiment rompait ses amarres et une dizaine d’heures plus tard, c’est la glace de mer qui cassait et nous dérivions sur un glaçon vers le large. Pour moi, cette photo est le symbole de l’expédition de l’année dernière parce que ce bateau contenait les premiers éléments de la base qui devaient être amenés à Utsteinen par une route qu’on devait encore tracer. Et si donc, je faisais la même photo avec la base en reflet dans un masque ? Maintenant que mes bagages sont faits (hors caméra).
« Tu as encore besoin de ton appareil photo ou bien ? » Ca c’est Jacques. Bin voilà, il me fallait une tête pour porter un masque, il en a presque une vraie lui Jacques. J’enfourne ma petite caméra en poche et on monte. 

Julien et Greg Sparrow sont sur le chantier qui n’en est plus un maintenant. Ils sortent du matos de forage pour une sonde sismique. C’est l’occasion de leur dire au revoir. Bin ? Au fait, Julien, il en a une aussi de tête que je me dis comme ca. Pendant que Jacques savoure une dernière conversation avec son pote pirate, je fais la photo. Ca le fait. Merci Julien. On est dans le pô mal là.
2Jacques, si tu veux faire ton truc, c’est maintenant ou jamais. »  Il avait oublié qu’on était venu pour que je le photographie dans la pièce de l’infirmerie-hôpital  de la base. Je le filme montant dans la station puis je me bas contre la buée sur l’objectif . La station est maintenant chauffée pour que la colle des pare vapeur prenne. Bref, c’est le bordel, il est 10h40. Et qui c’est qui déboule au détour d’un couloir. Le Yéti, mon vieux. « Hé, c’est à midi hin l’avion ». Ma tronche… Bin, ca parle un Yéti ?
Avec Jacques, Alain discute dans les futurs bureaux de l’actuelle base. Puis, il vont dans le bureau du Base Camp Manager . Le bureau d’Alain quoi. Jacques s’amuse à le photographier assis à une chaise devant un bureau encore invisible face à la fenêtre qui  donne sur le champ d’éoliennes. Plein nord pour ceux qui suivent… Alain se prête au jeu, il fait semblant de taper à l’ordinateur tout aussi invisible. Les deux hommes se marrent.
Boah, et si on faisait cette interview ici maintenant. Ce n’est pas ce que j’imaginais mais dans le genre symbole de la réussite du projet, quand on repense à ce qu’il y avait ici, il y a 4 mois, c’est pas mal.
Alain rend hommage au groupe. Perso, je l’ai déjà entendu dire souvent le mot « incroyable » parce qu’il fau bien avouer qu’il se retrouve souvent à des endroits, dans des situations incroyables. Mais c’est la première fois que je l’entends dire à propos des membres de l’expédition le mot « bonheur ».
Je descends au camp de base et je peux démonter toutes mes caméras maintenant.
Quand l’avion arrive, «  skidoos » nous emmènent. Tout le monde est à la piste. Alors qu’on décharge des rouleaux de plastic isolant pour les toits des hangars, Alain temponne mon passe-port avec un cachet qui mentionne « VISA PRINCESS ELIZABETH ANTARCTICA, period of stay : 90 days ». 
On se dit au revoir et … Paf ! Au moment d’attaquer le paragraphe des au revoirs avec la musique qui monte, les gorges serrées, les larmes et tout le kit « fin d’aventure », j’éclate de rire. Yo s’est fait enrouler dans du ruban adhésif avec son sac à dos sur le dos.  C’est Greg Sparrow qui a encore frappé. La blague fait référence à l’arrivée de Yo et le coup du sac à dos qui remonte dans l’avion. Le deuxième atterrissage et tout ca. Ce coup ci il aurait du mal a oublier son sac.
Bon aller, on remet la musique. Je propose un bon James Blunt, Good bye my lover : On va y aller pour les au revoirs. Prêts ?
Salut Jean-Marc. Auf Wiedersehen Norbert .Gutte Woche Nils. Karl. Mister Tip Top.A bientôt Arnaud. Au revoir Bacri, Greg, Julien, Geoffroy, Emilie, Michel, Alain . Les autres ne sont pas là pour cause de traverse : Bernard, Philippe, mon adjudant Grasseli et mon Lieutenant Colonel René que normalement on dit mon colonel…
Tiens, il y a mini-Bacri qui est jeté comme un sac dans l’avion. « Prenez ca aussi, on n’en veut plus ! » C’est encore Sparrow. Juste avant de monter dans l’avion, je m’acquitte d’une petite dette de jeu envers Julien. Ce qui  rend un peu scabreuse ma montée dans l’appareil. « Bon aller, je n’ai plus que « 30 secondes d’images ». Ca c’est Michel qui a accepter de filmer notre départ pour AU QUOTIDIEN. Et la bin, c’est le signe de la main, la musique qui monte : Ralenti sur les sourire et normalement, on pleure.
Voilà, à l’heure où je vais bientôt me taire, je suis dans le gros avion russe, l’ILLIUCHINE 76 pour les mêmes connaisseurs que plus haut. Notre premier avion nous ayant déposé à NOVOLAVARETSKAYA ( Faut essayer de le dire vite avec l’accent, ca aide … ouais mais plus vite encore et normalement on comprend vite pourquoi on finit par dire NOVO)
Le changement d’avion s’opère en gros skidoo qui tire un traîneau rempli de bagages et avec des gens dessus. Nous. Nous avons la chance de tomber sur un conducteur qui est soit complètement crétin ou alors ivre mort. Alors qu’on est une demi-douzaine empilés sur plusieurs couches de bagages, le tout sur un traineau, ce crétin met la gomme. Je sais que ce n’est peut-être pas bon pour les relations diplomatiques de parler comme ca. Peut-être devrais-je mieux choisir mes mots, c’est vrai. Cet abruti fini donc,  fonce à tout allure sur la glace bleue, perd s évidemment le contrôle  et part en dérapage. Résultat, une boîte mais surtout Guido est éjectée. Je vois notre pauvre grutier tenter de se rattraper en courant désespérément sur la glace à pas de géants.  Il vole en l’air cul par-dessus tête et s’écrase sur le dos. Notre prix Nobel du skidoo arrête son engin en freinant à bloc pour bien mettre le traineau de travers et au moment où les gens descendent pour aller relever Guido,  le crétin intersidéral redémarre. Ca gueule, il stoppe juste avant de broyer la jambe de Yo. Et après ca, ce con a le toupet d’aller faire semblant de s’inquiéter pour Guido qui se tient le dos. « God verdomme ! Niks tot aan de laatste dag hé … en dan. » Guido remonte.

Je ne sais pas ce qu’ont les russes mais ils veulent aller vite. On monte dans l’ILLIUCHINE. Ha, je vous ai dit ou pas ? Ils ont une caméra dans le cockpit de l’avion et projettent en direct et de travers  l’image sur un superbe écran en toile soigneusement détendu à l’intérieur de la carlingue, histoire de divertir les passagers qui n’ont pas le moindre hublot mais par contre toute une collection des drapeaux des pays présents sur. T’as l’impression de voyager dans un camion citerne avec un cinéma dans le fond.
Je me moque ? T’as raison, je suis peut-être encore énervé par l’imbécile en skidoo.
Je décolle sur « Rodéo » de Zazie en fixant la piste de glace qui défile sur l’écran. Zazie a fond, c’est mieux que les boules quies pourtant fortement conseillées par l’équipage déguisé en combinaison de cuir directement sortie de Star Trek quand le quadrimoteur met les gaz.
Voilà, j’ai été un peu long, pardon. Dans quelques minutes nous quitterons le continent blanc et par définition les carnets auront bien du mal à rester antarctiques. Je voulais vous dire que vos commentaires m’ont été envoyés par l’équipe d’AU QUOTIDIEN depuis le début et franchement, merci, c’était un plaisir de les lire puis de les relire. Sauf celui de … non, je déconne. J’espère avoir pu vous faire ressentir un peu du quotidien  de cet expédition. Ces carnets n’ont rien d’officiel, c’est peut-être pour ca qu’ils ont pu être sans doute aussi personnels. Je tiens à remercier l’équipe d’AU QUOTIDIEN pour leur coaching et leur réactivité. Et puis merci aussi à mon correcteur orthographique à qui j’en ai fait voir de toutes les couleurs et qui sera bien content de revoir un peu de blanc.
Il  reste là-bas une poignée de gars qui fermeront la base dans une semaine. Parmi eux, il y a peut-être l’un ou l’autre qui serait à même de rédiger jusqu’au point final ces carnet. Qui sait ?
Bon, 33… il faut que j’y aille.
A bientôt,
Benjamin Luypaert

PS : Quelqu’un peut baisser la musique en sortant ?

Encore d'autres infos sur le site de la "steichen" polaire

Ben : la veille du der des ders

Mardi 26 fevrier
Prinotherapie…
Alors que je m attendais à une veille de départ en forme de veille de départ avec  tout ce qui faut de « faisage » de sacs, vidage de tente et tout ca, et bin pas du tout.
Le matin, Greg Sparrow  charrie Alain, « Alors ? On va faire sa prinotherapie ? » Ca fait 4 jours qu’Alain n’a plus conduit un prinoth (véhicule a chenilles). Ca le démange. Il présente tous les symptômes du manque. Va falloir faire quelques « retouches à la pelle et à la fraise» du côté de  la piste d’atterrissage pour l’avion de demain, ça tombe bien.  Alain jouera du chasse neige toute la matinée. Il ne ramènera sa « fraise » que vers 14h. Tant pis pour l’interview que je voudrais faire avant de partir.
Je reçois une salve de mails de Bruxelles. C’est mignon, les élèves du collège avec qui j’ai eu une téléconférence déguisé en Poncherello vendredi ont laissé des tas de commentaires sur le blog.
Et puis, Valérie, c’est ma coach à Bruxelles,  la madame que c’est elle le chef de AU QUOTIDIEN me propose de montrer les tronches de tous les sagouins de l’expé.  Histoire de faire découvrir à quoi ressemble  « Le surfeur », «  Greg Sparrow » ? Qui est « Mini Bacri » ? C’est pas un peu de la bonne idée en paquet de 1 ca ? Si. Bin voilà, c’est pour ca qu’elle est chef Valérie. Et donc, je me lance là dedans avec ma toute belle tête des grands matins. Pas fatigué du tout, c’est aussi ça qui est bien. En tout cas, ça a été marrant à faire. Emouvant même la bonne volonté de tous ces gens dont ce n’est pas le métier. A mesure qu’ils me disaient leur « bonjour », j’avais l’impression qu’ils me disaient « au revoir ».

l'équipe du molku

L’après-midi commence par une fort belle défaite au Molku contre Alain Dernivois.  50-49 avec 2 remises à 0. Les spécialistes apprécieront.

Comment ca, il n’y a que 2 spécialistes du Molku et ils jouaient l’un contre l’autre ? Faux. Je m’inscris en faux c’est pas vrai. Rien que moi, j’en connais plein moi des spécialistes du Molku . Du Molku ? Facilement, au moins…au bas mots…et bin 4. Quand même ! 4 humains dont 25% de femmes. Ouais, bon a part Emilie, Geoffroy, Alain D. et moi personne ne connait quoi.

Bon a la demande générale et uniquement parce que j’adore qu’on me supplie, voici pour la toute dernière fois le règlement officiel des règles du jeu du mode d’emploi de comment qu’on joue au Molku :
-A l’aide d’une bûche longue de 30 cm et d’une section de 6 à 8 cm, il faut faire tomber des quilles placées à 4 pas du lanceur ou … ou éventuellement de la lanceuse. 
-Chaque joueur a 1 lancé par tour.
-Les quilles sont  12 et sont numérotées de 1 à … très bien. Elles sont groupées aléatoirement en troupeau assez serré, le tout en cercle.  Si, ca ressemble à un cercle. De toute façon, c’est moi qui dit.
-Le but du jeu : arriver a 50 points pile.
-Si on fait tomber plusieurs quilles, elles ne valent qu’1 point chacune. Ne comptent alors que le quilles qui sont complètement couchées sur le sol. Celles qui se chevauchent dans la fameuse figure dite du « mikado » ne comptent pas. Si au contraire, on ne fait tomber qu’une seule quille, alors on remporte le nombre de point que la quille indique. Par exemple, la quille numéro 12 vaut 12 point. Un autre exemple, la quille numéro  8 vaut 8 point. Ca commence a venir, c’est bien, un autre exemple, la quille numéro 4 vaut … 4 points. Un autre exemple ? Oui bon bin ca va.
La  2 ? C’est bon là.
Ce serait évidemment beaucoup trop simple si on remettait chaque fois les quilles à leur point de départ. Nooon, il te faudra les remettre debout à l’endroit ou elles sont tombées. Ca paraît con comme ca mais du coup, les quilles s’écartent peu à peu et un jeu d’adresse et de stratégie remplace peu a peu le jeu de massacre. « Les choses ne sont pas si simples qu’elles n’y paraissent .» Toute une série de métaphores vous viennent …
-Si tu dépasse 50, tu repars a « 0 ». Ce qui techniquement s’appelle une « remise à 0 » et se prononce : « Putain chiotte ! »
-Si tu ne touche rien 3 coups consécutifs, tu repars de 25. Y a pas de nom technique mais ca se prononce « …Et merde ! »   
-Quand un joueur ou … éventuellement, une joueuse, atteint 50, les autres joueurs ont encore 1 dernier lancé pour tenter d’égaliser. Après quoi, il est vivement conseillé de lancer la bûche directement sur le vainqueur afin qu’il arrête de la ramener. C’est en ca que le jeu est un peu scandinave.
Bin moi j’ai perdu 50-49 contre Alain Dernivois, les obsèques auront lieu … ha non, on me dit qu’il survivra.
Et puis quoi ? Bin on sent sur le chantier que tout le monde veut dégager les « crasses » pour enfin pouvoir photographier, filmer la boite a tartines géante. Aussi appelée la boite a hamburger d’une marque qu’on ne peut pas nommer mais qui est quand même moins bonne que le Burger King, seulement,  on peut pas le dire parce que sinon on se fait « couic » ! Bref comme dit Marc Bedankt, «  Tomorrow is pictures day. »
En fin d’après-midi, quelques angles se dégagent pour les beaux plans.  Ca c’est la bonne nouvelle.
La moins bonne, c’est qu’Alain H fait une rechute, il « doit » reprendre le traitement. Prinotherapie intensive. Chasse-neige double dose.  Il dégage  le côté est du ridge pour dégager les accumulations de neige autour des pieds de la grue qui est maintenant partie. A pu la grue.
Mon interview sera pour demain  mais ca va, on aura le temps
Avec Yo, je fais encore une visite guidée en 2 langues de la base et puis basta. De toute façon, je n’ai plus de batterie, plus de cassettes et mon dos est en compote.

Le soir, afin de ne pas nous saouler avec de longs discours, Alain nous offre le cognac après le repas pour marquer le départ de … de nous tiens, c’est vrai.
Le dernier jour se termine dans une passionnante conversation entre Marc Bedankt, Yo et moi a propos de … de… Janine pourrait vous le dire, elle n’en a pas perdu un mot, elle.
-22. Faut qu’on y aille, demain sera une grosse journée qui commencera tôt.
A bientôt,
Benjamin Luypaert

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Ben : le grand depart en images

Et bien , voilà Ben va nous envoyer ses derniers carnets depuis Cape town . En attendant , Michel De Wouters , le cinéaste qui prend son relais , nous envoie une dernière image de l'antarctique... Le départ de Ben et de toute une série de camarades. A l'heure qu'il est il ont foulé le sol africain...On attend les dernirs recits, mais pour l'heure , voici !

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Au programme ce soir....

Bonjour tout le monde. Avez-vous, vous aussi, une brique dans le ventre? Mais suis-je bête, à entendre les slogans, chaque belge a une brique dans le ventre! Donc vous aussi. Et bien, vous allez être content alors puisque le salon Batibouw ouvre ses portes. Aujourd'hui, l'accès est réservé aux professionnels. Samedi, place au grand public. Et le thème cette année, c'est le développement durable. Nous parlerons donc 'isolation'. Nous découvrirons d'ailleurs un nouveau système, de l'isolant très mince et multi réflecteur. Mais le produit suscite la polémique peut-être parce qu'il n'est pas encore reconnu par la Région Wallonne.

Le bois fera partie des ingrédients de "Batibouw". Et il fera partie des ingrédients de notre émission ce soir aussi. Nous parlerons d'affouage, une technique qui remonte au Moyen-Age. Pour découvrir en quoi elle consiste, nous irons à Oignies, en Province de Namur.

De là, petit bond de quelques milliers de kilomètres jusqu'en Antarctique. Ce sont des militaires belges qui servent de mécano sur le lieu de construction de la base polaire princesse Elisabeth. Et dans ces conditions extrêmes, la mécanique est mise à rude épreuve. Nous découvrirons leur quotidien.

Arrêt aussi à l'écurie. D'ici juillet 2008, tous les chevaux devront être équipés d'une puce. C'est une mesure de traçabilité utile à plus d'un titre. Notamment en cas de vol. 

Nous parlerons aussi 'maladie orpheline' avec Karin, le médecin et 'cuisine moléculaire' avec Carlo, le cuistot. Quant à Paul-Henri, il nous emmène sur les 'voies de la liberté'. Rendez-vous donc sur la une à 18h45

Véronique   

27 février 2008

Defi 21 : Entreprises, recyclez votre papier...

Soyons clairs, ce n'est pas "intéressant" financièrement pour les entreprises de recycler les vieux papiers. Cela revient même plus cher que de tout jeter dans les conteneurs des déchets non dangereux. C'est donc une démarche volontariste que nous proposons aux responsables des entreprises. Mais aussi aux employés qui peuvent parfois peser sur ces décisions.

1. Diriger les vieux papiers vers les filières de recyclage.

2. Avoir à l'esprit d'économiser le papier lui-même.

3. Privilégier le papier déjà recyclé, qui d'ailleurs est désormais plus blanc que blanc.

Si vous souhaitez adhérer à ce défi , cliquez ici.

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Au programme ce soir...

Bien le bonjour. J'espère que tout va bien chez vous aujourd'hui. Nous sommes mercredi, nous allons donc retrouver notre âme d'enfance ce soir. Cours de gym déjà pour tout le monde. On suivra l'entrainement de nos futurs champions belges avec Paul-Henri. Il nous emmène à Mons pour cela.

Puis nous rencontrerons des adultes qui seraient bien restés ados (on appelle ça l'adulescence d'ailleurs).

Ils gardent en souvenir les films pour lesquels ils ont vibré. Ils customisent par exemple des casques de Dark Vador.

Ou comme ici (photo) des figurines issues de la culture manga.

Nous parlerons donc du métier de designer de toys ou quand des jouets pour adultes deviennent le support d'une nouvelle génération d'artistes

Séquence psy aussi ce soir: nous parlerons de la timidité. On l'est tous un peu mais chez certains, une timidité excessive peut vite se transformer en enfer. "Alexandra" (prénom d'emprunt) témoigne ce soir. Sa timidité a vite évolué en phobie sociale.

Notre émission se poursuivra en forêt. Nous irons à la rencontre d'un débardeur. Le nôtre n'utilise plus le cheval et c'est vrai que les débardeurs cavaliers sont de plus en plus rares. Ils sont encore une centaine en Ardennes, une trentaine en Campine. S'ils utilisent toujours le cheval c'est parce que c'est encore le moyen le plus efficace pour évacuer le bois. Le moyen le plus écologique aussi.

En parlant d'écologie, nous parlerons isolation du toit et notre défi du jour s'adressera directement aux entreprises du pays. "Utiliser du papier recyclé", voilà le mot d'ordre du jour.

"Au quotidien", c'est ce soir à 18h45 sur la Une