J'ai découvert ce jeudi les propos tenus par le journaliste de la VRT à l'égard de notre travail réalisé dans l'émission "Question à la Une". Ils m'inspirent plusieurs réflexions...Je m'étonne d'abord de la démarche non journalistique de l'émission Terzake qui offre à Ivan De Vadder la possibilité de critiquer, seul, sur un plateau, le fond de notre travail. A aucun moment, la VRT ne nous a proposé de venir défendre notre point de vue. Nous n'avons d'ailleurs reçu aucun coup de téléphone allant en ce sens depuis... L'attitude d'Ivan De Vadder est lâche et j'ai eu l'occasion de le lui dire de vive voix, par téléphone.
Notre reportage n'était évidemment pas parfait et la critique ne me pose aucun soucis MAIS le journaliste de la VRT a porté un jugement dur sur un travail dont il n'avait même pas vu l'entièreté avant de s'exprimer. Voilà qui est pour le moins maladroit...
L'accusation de "journalisme militant" est grave, choquante, mais surtout sans réel fondement.
Il critique d'abord la séquence où les présidents du VLD et du CD&V tournent les talons au moment où les questions de la presse francophone commencent. C'est un fait; ils ont refusé de répondre à certains journalistes. Le montrer ne relève en rien du militantisme.
Autre fait dénoncé par Ivan De Vadder; la discussion entre le porte-parole du CDH et celui du CD&V. Nous nous sommes étonnés de devoir passer par des portes-parole flamands pour parler aux personnalités politiques francophones. Je ne vois pas en quoi nous militons quand nous montrons cet aspect pour le moins surprenant de la méthode de communication prônée par Yves Leterme et son équipe.
Le fait de mettre en avant les relations tendues (les faits récents en attestent) entre certains partis n'est pas du militantisme... Pas plus que je ne me permettrais de penser qu'Ivan De Vadder fait du journalisme d'extrême-droite lorsqu'il tend son micro en souriant au représentants du Vlaams Belang...
Sacha Daout
Journaliste RTBF




"Pas plus que je ne me permettrais de penser qu'Ivan De Vadder fait du journalisme d'extrême-droite lorsqu'il tend son micro en souriant au représentants du Vlaams Belang..."
Bien sur que vous ne le pensez pas...
Vous le dites!
Rédigé par: Ø | 07 décembre 2007 à 21:12
D'accord avec Phi (lippe ?)
C'est le « en souriant » qui est vraiment hallucinant, qui sonne comme un « complaisemment » qu'on n'oserait pas assumer.
Rédigé par: Thierry Schollier | 08 décembre 2007 à 09:39
non ! ce qu'il dit, c'est, à juste titre, qu'il serait bien plus tenté de tendre son micro à ces extrémistes plutôt qu'à ceux qu'ils fustigent.. à tort ? en souriant je le remercie pour cette conclusion !
Rédigé par: Adrienne | 08 décembre 2007 à 21:01
@Adrienne
C'est bien ainsi que je l'ai lu et c'est bien ce qui me semble poser problème.
Dans une espèce de droit de réponse censé faire face à une (ou un début de) polémique, ne croyez-vous pas qu'il conviendrait plutôt de rester serein et modéré, sauf à vouloir se décrédibiliser ?
Vous n'avez pas l'impression d'y voir un propos de bac à sable, style céçuikidikilè ?
Rédigé par: Thierry Schollier | 09 décembre 2007 à 09:46
@Thierry Schollier
vous pensez quoi de la liberté de parole donnée aux partis d'extrêmes au sein des médias du nord ? serein et modéré certes, mais pas aveugle non plus ! ce qu'il dénonce à juste titre, c'est le droit de réponse qui n'a pas été donné à la RTBF.. drôle de déontologie non ?
Rédigé par: Adrienne | 09 décembre 2007 à 10:13
« vous pensez quoi de la liberté de parole donnée aux partis d'extrêmes au sein des médias du nord ? »
J'en pense que les médias francophones ont beaucoup de chance de ne pas être confrontés au même problème, ce qui rend la critique aisée.
Quant à savoir s'il faut ou non leur donner la parole, c'est un autre débat (ce qui me conforte dans mon idée de préférer Usenet aux blogs parce qu'on n'y squatte pas un espace privé), mais il me semble que, tant qu'ils sont légalement admis dans notre environnement démocratique, il est contre-productif de les ignorer, à cause du danger de victimisation.
Pour ce qui est du traitement qui leur est accordé, ne généralisons pas là non plus. On ne peut pas comparer le Morgen et la Gazet van Antwerpen, par exemple.
Rédigé par: Thierry Schollier | 09 décembre 2007 à 11:07
Il me semble que "la presse flamande" n'existe pas plus que "la presse francophone" si on entend par là unanimité de vue.
Rédigé par: Alain Gerlache | 15 décembre 2007 à 20:19
Daout est un trou du cul prétentieux (oxymore).
Rédigé par: Jo | 27 juin 2009 à 20:12
Il n'est un secret pour personne que, lorsqu'il s'agit de faire appliquer la démocratie dans sa région, le monde des médias flamands ouvrent les portes à tous, y compris les dépositaires de la collaboration à l'allemagne nazie.
En attendant, j'estimes que, la Wallonie doit pouvoir ouvrir ses médias aux indépendantistes wallons, aux partisans d'une belgique francophone et aux rattachistes (dont, je suis, pour ma part).
Mais bon, ce n'est pas demain la veille.
Rédigé par: YaNnIcK | 08 décembre 2009 à 15:39