Ce matin, au micro de Jean-Pierre Jacqminsur la Première, le Président du Parlement wallon, José Happart a relancé sa proposition de régionaliser la Communauté française. Ainsi, l'audiovisuel public serait réparti entre Namur et Bruxelles(avec une coordination à établir).
VOTRE REACTION : Que pensez-vous de cette proposition? Quel bénéfice y voyez-vous pour la Wallonie et Bruxelles? Qu'apporterait-elle de votre point de vue d'auditeur/téléspectateur/internaute?
C'est le titre d'un reportage diffusé cette semaine par le très sérieux TerZake de la VRT. Le journaliste, Jan De Meulemeester (un excellent reporter, qui joue ici le mec coincé) a cette fois enquêté sur le coaching des célibataires qui veulent savoir comment ne pas terminer la soirée seul. Et pour ce faire, il a, comme le dit le présentateur, mis son esprit et son corps au service de la science.
Qui veut faire un reportage de Questions A La Une sur le même sujet?
La convergence, c’est un des mots à la mode dans les médias. Un de ces sésames qu’il faut utiliser pour être admis dans le temple de la modernité numérique.
Comme toujours dans les nouvelles religions, les mots magiques peuvent avoir un sens un peu différent selon les chapelles ou les sectes. Essayons de voir concrètement ce que cela veut dire.
En fait, tout part de la multiplication des supports et des modes de transmission des contenus écrits, audios et vidéos. Le temps où il n’y avait que la presse, la radio et la télé est déjà loin. Aujourd’hui, l’ordinateur, le baladeur numérique, le téléphone portable, les écrans dans les lieux publics permettent aussi d’accéder à des contenus. Chacun avec ses spécificités.
Mais ça part un peu dans tous les sens ! Et c’est sans doute pour ça que, face à cette multiplicité et ce risque de dispersion, un mouvement de convergence a été initié. Une tentative pour établir des ponts, des liens entre tous ces supports.
Exemple. Sur son GSM, on reçoit le sommaire d’un programme de télé. L’émission elle-même peut renvoyer à un site internet qui proposera à son tour des compléments audios ou vidéos. Et le public pourra réagir sur un forum ou dans une émission de radio. Convergence et interactivité peuvent donc aller de pair.
Ca change aussi complètement le rapport entre le public et les médias. Chacun peut se contenter d’un résumé ou, au contraire, approfondir un sujet. Il pourra aussi intervenir et même entrer en contact avec d’autres personnes pour en discuter. Fini le temps où certains pouvaient prétendre parler au nom des téléspectateurs actifs : maintenant, le public peut directement s’exprimer.
Ca va également modifier aussi complètement l’organisation des entreprises, notamment de radio et de télé et ce n’est pas anodin. Le modèle d’organisation basé sur le support technique - radio ou télé - cède le pas à un modèle centré sur les produits, sur les genres de contenus. Un exemple : l’information. Jusqu’à maintenant, dans les radios-télés, les rédactions étaient séparées, voire rivales…
Aujourd’hui, elles se rapprochent pour mieux coordonner l’offre d’info entre la radio, la télé, le net, le mobile etc. L’enjeu c’est la complémentarité de l’offre. Car chaque support a sa spécificité et ses avantages. C’est ça la convergence. Et là aussi, c’est un progrès que ce soit le contenu et le souci du public qui structurent un média plutôt que le support.
C’est le cas dans le domaine de l’analyse des médias. Il y avait déjà cette rubrique, les émissions mensuelles à la télé et à la radio. Des blogues. D’autres choses encore. Tout ça était un peu dispersé.
Eh bien, dans quelques jours, on va passer à une nouvelle étape avec la création d’un site Internet où l’on pourra retrouver ces émissions de radio et de télé à la demande. Ce sera aussi un site participatif, puisque chacun pourra réagir et débattre, proposer des thèmes de reportage aussi. Et dans la foulée, l’émission de télé sera renforcée et mieux exposée.
Ca va s’appeler interMédias pour Internet et Médias. Manière de dire aussi qu’on va mettre tous les médias en relation les uns avec les autres. Et développer l’interaction avec le public. En fait interMédias, ce sont avant tous des contenus, avec des versions internet, radio et télé.
Et on commence dès maintenant par raconter sur les blogues et sur Facebook comment ça se met en place au jour le jour. En tenant compte des remarques bien sûr. Bon, on n’est pas Google ou CNN hein, on reste modeste. Et on expérimente, donc parfois on va se tromper. D’ailleurs eux se plantent régulièrement aussi !
POUR S'INSCRIRE ET PARTICIPER A LA VERSION TEST, IL SUFFIT D'ENVOYER UN COURRIEL A intermedias.rtbf@gmail.com
interMédias ces jours-ci, c’est vraiment sur tous les fronts.
La plateforme est en phase de test. Damien et moi, nous cherchons le bon équilibre pour qu’elle soit à la fois riche et conviviale. On y arrivera.
En parallèle, l’équipe télé prépare activement les sujets du sommaire que nous vous annoncerons dans quelques jours. Nous bouclons aussi la liste de nos invités sur le plateau. Cette fois-ci, le sommaire a été déterminé entièrement par nous (sauf la partie médiation). Mais dès le numéro suivant, il sera ouvert à vos suggestions.
Toujours en télé, on boucle aussi l’habillage, le générique, la musique, etc… Ce qui est sympa, c’est que manifestement le projet intéresse plein de gens à la RTBF. Pourvu qu’ils ne soient pas déçus !
Et sur le net, le buzz démarre, on commence à un parler de plus en plus.
Bref, une expérience tout-à-fait nouvelle. C'est d'ailleurs ça qui est le plus intéressant : comme on travaille avec des gens issus de la télé, de la radio et du net, tout le monde découvre l'univers de l'autre et l'on imagine des interactions nouvelles.
C’est pas tout ça, il y a encore la rubrique radio de ce mercredi à boucler. Sujet : la convergence des médias. C’est le thème qui s’impose !
Un truc dingue : ce jeune néerlandais parvient en deux coups de cuiller à pot à prendre le contrôle du système d'information de la gare d'Utrecht avec son GSM et à y diffuser ses messages.
MISE A JOUR : Et un plantage, un! (voir commentaires)
J'ai déjà eu l'occasion de parler de la Call TV ici-même. Le CSA vient de prendre position sur le sujet. Voici son communiqué.
Le CSA vient de rendre une décision dans laquelle il a définitivement catégorisé la « call TV » comme programme de télé-achat, en se basant sur les dispositions du décret sur radiodiffusion, ainsi que sur un arrêt récent de la Cour de justice des Communautés européennes.
Par conséquent, le CSA rappelle à l’ensemble des éditeurs de services l’obligation de respecter les dispositions propres au téléachat énoncées à l’article 1er, 28° du décret du 27 février 2003 sur la radiodiffusion, notamment l’obligation de limiter la durée de diffusion de tels programmes à trois heures par jour.
La « call TV » ou « télé-tirelire » est un nouveau format de programme apparu récemment sur les écrans européens. Aussitôt, les acteurs et observateurs du secteur audiovisuel ont avancé différentes interprétations quant à la nature même de ce programme. Simple programme de jeu ? Publicité ? Télé-achat ? Les qualifications ont varié selon les sources. Rapidement néanmoins, les régulateurs européens ont dégagé un consensus pour considérer que ce type de programme relevait bien d’une certaine conception du télé-achat.
En Communauté française, il appartient au CSA de réguler les nouveaux formats de programme. Afin de remplir cette mission, le régulateur doit interpréter de façon évolutive les concepts repris dans le décret sur la radiodiffusion et donc vérifier si les critères qui définissent le téléachat s’appliquent à la « call TV ».
Le CSA rappelle en outre qu’il exerce une compétence conjointe sur ce dossier avec la Commission des jeux de hasard, leurs prérogatives respectives sont délimitées et ne se chevauchent pas :
la Commission des jeux applique l’arrêt royal du 10 octobre 2006 fixant les conditions spécifiques en matière de protection du joueur ; ces conditions portent sur la diffusion de l’information, le traitement des plaintes, les règles de paiement à respecter, les obligations et les mesures de protection des joueurs ; le CSA est, quant à lui, compétent pour les programmes proprement dits et les règles qui s’y appliquent, conformément au décret du 27 février 2003 sur la radiodiffusion. Pour le surplus, le CSA communiquera le dossier à la Commission des jeux de hasard, aux fins de vérification de la conformité du jeu proposé aux dispositions légales.
Chaque week-end, je vous invite à exprimer ici en toute liberté ce qui vous a marqué pendant la semaine écoulée à la Télé, la Radio, sur l'Internet ou dans la Presse, chez nous ou ailleurs. Et chacun est convié à réagir s'il le souhaite.
J'ai rencontré Jean-Yves Huwart il y a quelques années quand je travaillais avec le futur prédécesseur d'Yves Leterme, ce qui était un excellent poste d'observation pour repérer les bons journalistes, ceux qui sont exigeants à la fois avec les porte-parole et avec eux-mêmes. Puis, on s'est un peu perdu de vue, et retrouvé... grâce à Facebook. Il a gardé sa rigueur, publié un ouvrage remarqué sur la Wallonie et s'est complètement investi dans les nouveaux médias et l'innovation. A mon avis, ce n'est pas fini.
Quel est le principal impact des évolutions technologiques sur votre pratique professionnelle?
J'ai commencé un blog (www.jeanyveshuwart.be) voici un peu moins d'un an, à l'occasion de la sortie de mon livre (Le second déclin de la Wallonie. En sortir, éd. Racine, 2007, pour la pub). Au départ, c'était juste une façon d'accompagner la publication. Mais je suis rapidement tombé accro. J'ai été autant séduit par la liberté donnée que par les possibilités d'interactivité de l'outil. Grâce aux commentaires, j'ai fait pas mal de rencontres intéressantes avec des personnes partageant les mêmes centres d'intérêt que moi. Cela m'a fait découvrir une nouvelle forme de journalisme. Un autre impact est plus indirect. Mon expérience de blogueur a confirmé un sentiment, celui que les outils web 2.0 bouleverseront à l’avenir le fonctionnement même des entreprises. En interne et en externe, ils vont permettre de « booster » les innovations. Beaucoup de lourdeurs et d'inerties dans les entreprises sont aujourd'hui liées aux cloisonnements entre les départements et aux rivalités entre collègues (avec pour conséquence des phénomènes de rétention d'information, de résistance passive, etc.). Les blogs, les wikis, permettent à l'information et aux opinions de circuler librement, de façon transparente. En théorie, ils pourraient balayer ces entraves au changement. Je recommande sur ce thème un livre plein d'enseignements, Wikinomics, d'un auteur canadien, Don Tapscott. En tant que journaliste économique, ces sujets me passionnent.
En quoi ont-elles modifié vos habitudes d'utilisateurs des médias?
J'ai trouvé une nouvelle source d'information. Je trouve certains billets de blogueurs plus intéressants, plus documentés et mieux écrits que les éditoriaux de certains de nos grands journaux. Ils sont plus surprenants, plus dynamiques, moins conformistes. Mon pronostic est qu'à moyen terme, ils seront récupérés (au sens positif) par les médias traditionnels. Cela dit, la blogosphère belge est en retard par rapport à d'autres pays. Aux Etats-Unis, 50% des internautes disent aujourd’hui lire régulièrement des blogs. Les blogs ne remplaceront cependant pas les médias classiques. Il faut bien que des journalistes aillent chercher les news sur le terrain. En outre, le journalisme reste un métier relationnel. La confiance met du temps à se construire.
Un coup de cœur et/ou coup de gueule récent dans le domaine.
J’aime bien Stumble, un site qui permet de découvrir des sites intéressants, recommandés par d’autres internautes. Je crois beaucoup au potentiel de l’intelligence collective sur internet. Par ailleurs, j'ai l'espoir que le développement du web 2.0 donnera une saine secousse pour le paysage médiatique en Belgique francophone, pour moi beaucoup trop conformiste aujourd'hui.
Le décompte a commencé. Dans quelques jours la plateforme interMédias verra le jour.
interMédias s’intéressera à tous les médias et supports : presse, radio, télé, internet. D’ici et d’ailleurs.
interMédias informera, mettra en perspective, débattra de toutes les évolutions et mutations en cours dans les médias.
interMédias donnera la parole à tous : les professionnels, les analystes et le public : lecteurs, auditeurs, téléspectateurs et internautes.
interMédias sera interactif et participatif, et donc accessible aux idées, critiques, initiatives et débats lancés par et avec le public.
interMédias permettra aux citoyens d’interpeller directement la RTBF sur ses choix, ses programmes, ses prestations.
interMédias, ce seront des contenus audio et vidéo que vous retrouverez sur internet à la demande et en direct à la radio et à la télé.
interMédias, c’est donc la première plateforme transmédias et participative de la RTBF.
Et pour vous permettre d’être associé dès maintenant à interMédias, vous pourrez suivre les derniers préparatifs, poser vos questions et donner votre avis sur ce blogue et sur celui de Damien Van Achterainsi que sur le groupe interMédias sur Facebook.
Rendez-vous dès maintenant sur www.intermedias.be, à la télé sur la Une dès le 10 mars en deuxième partie de soirée, et à la radio sur La Première chaque mercredi à 9 :15.
J'ai passé ma journée au Résidence Palace en compagnie des autres membres du jury du PCB (Press Cartoon Belgium). Ambiance très sympa entre les 5 jurés flamands, dont un Mark Eyskens particulèrement de bonne humeur, et les 5 jurés francophones, Anne Delvaux, Freddy Thielemans, Vincent Baudoux et moi-même rejoints par la présidente Rita Saab-Moukarzel, présidente du Syndicat des Professionnels du Graphisme et de l'Illustration du Liban. Discussions animées, toujours courtoises, grande écoute, un vrai bon moment. Et voici le vainqueur, un dessin de Johan De Moor paru dans Pan.
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