Ce blogue va prendre ses quartiers d'été un petit temps. Merci à toutes et tous de m'avoir permis de découvrir cette expérience passionnante et enrichissante.
Si vous souhaitez être tenu au courant de la reprise de l'activité, il vous suffit d'envoyer un courriel à lebloguedalain@yahoo.fr avec la mention "BLOGUE".
Avant la trève estivale, qui va permettre à ce blogue et son auteur de souffler un peu, j'ai fait le point ce matin dans ma rubrique radio sur ma modeste expérience de blogueur. Vous pouvez évidemment réagir à mes impressions et exprimer les vôtres sur dix mois de Blogue des Médias.
C'est la dernière (?) ligne droite avant la publication du Rapport Copé sur les missions et lé finacment de la télé publique. Ce matin, dans le Parisien-Aujourd'hui en France, la régie pub du groupe a décidé de se manifester par cet encart (de pub bien bien sûr).
Franck Weil-Rabaud, journaliste de RFI, s'est rendu en Egypte pour enquêter sur la manière dont se prépare la succession d'Hosni Moubarak (80 ans) qui est au pouvoir depuis 27 ans. Certains des interlocuteurs de l'envoyé spécial de RFI estiment que le réseau social Facebook pourrait jouer un rôle important dans un pays où la liberté d'expression et de manifestation sont sévèrement contrôlées.
La deuxième partie de
l'émission sera consacrée à un des phénomènes de cette année : Facebook.
Que pensez-vous de Facebook? Êtes-vous membre? Oui? Non? Pourquoi? Qu'en
pensez-vous? A quoi ça sert? Combien de temps y passez-vous? Êtes-vous inquiet
de la face cachée de ce site social ou bien vous vous en fichez?
FACEBOOK : STOP OU ENCORE? Votre avis en direct ou sur le répondeur au
02.737.24.25 ou sur medias@rtbf.be ou ici-même
interMédias sur la Première (radio) deuxième partie ce vendredi 20.06 entre 11:00 et 11:30
Tout au long de cette année dans cette rubrique, on a fait écho aux mutations des médias. Aujourd’hui on va tenter de mettre tout ça en perspective. C’est vrai, tout change et pour s’y retrouver, il ne suffit pas de comprendre les nouveautés, il faut aussi les resituer dans une évolution. En gros on peut parler des trois R pour définir les trois âges des médias contemporains. Des âges qui se succèdent, mais à des vitesses différentes selon les publics.
Les repères
Le premier R, le plus ancien, c’est l’âge des Repères. Ah la belle époque ! Tout était clair, bien distinct. Il y avait la presse écrite, la radio, la télé. La Libre était encore la Libre Belgique, catholique et royaliste, la Dernière Heure libérale et le grand journal de gauche s’appelait Le Peuple et pas le Soir. Les journaux avaient de l’autorité : ils disaient où était le bien et on croyait ce qu’ils écrivaient sans se poser trop de questions. On était dans un pilier et on n’en changeait pas. Le trait est à peine forcé
Le matin, on écoutait le journal parlé, le soir on regardait la télé. Pas question de zapper, il n’y avait que ce qu’on appelait Bruxelles français, Bruxelles flamand.
Quant à la maîtrise des outils technologiques, elle ne demandait pas trop d’habileté : tourner les pages du journal ou pousser sur le bouton de la radio et de la télé.
Bref, tout était plutôt simple et bien identifié, c’est l’âge des Repères.
Les ruptures
Aujourd’hui, ce modèle ancien a volé en éclat.
Les lignes idéologiques des journaux ne sont plus liées à un parti politique ou à un syndicat. Ce sont devenu des sensibilités.
A la télé, les frontières entre les genres deviennent floues. Il y a plus de gens qui suivent la politique par Vivement Dimanche de Michel Drucker que par les émissions politiques classiques. Là aussi les repères disparaissent.
De toute façon, avec l’arrivée d’internet, tous les médias font de l’écrit, du son, de la vidéo. La séparation entre presse écrite, radio et télé est de moins en moins nette. Et le rythme change. L’info devient accessible en permanence, que ce soit avec les radios et télés tout info ou, bien sûr, avec internet. Sans parler de la consommation décalée, la vidéo à la demande, ou mobile, sur le GSM.
Et l’attitude du public change aussi. Les sondages le montrent : la confiance envers les médias n’est plus ce qu’elle était. La contestation se fait plus radicale encore chez ceux qui avec leurs blogues ou leurs sites « d’information citoyenne », entre guillemets, affirment être le 5e pouvoir qui va contrôler le 4e, la presse classique.
Le public lui-même n’est plus homogène. La fracture numérique est passée par là, et les niveaux de maitrise des outils sont devenus très variables. A l’âge des repères a donc succédé aujourd’hui l’âge des ruptures, c’est le 2e R.
Les réseaux
Mais il faudra bien que le système se stabilise et se reconstruise. Et on en voit les prémices. Nous sommes en train d’assister à la reconstruction des univers médiatiques. Mais sur d’autres bases. Cette recomposition se base sur deux éléments fondamentaux : d’une part, l’individu, moi, et d’autre part, et en contrepoint, les groupes, les communautés, dont on désire faire partie.
De plus en plus, ce qui constitue notre environnement, ce sont les cybercommunautés. Les blogues, les forums ou les sites sociaux qui nous mettent en contact avec des gens que nous connaissons ou que nous ne verront peut-être jamais.
Bon, il ne s’agit pas ici de dire que le Grand Soir Numérique est arrivé… Mais d’observer ce qui sepasse. Aujourd’hui ceux qui ont toujours connu internet deviennent ados et seront bientôt de jeunes adultes. Certains feraient bien de se demander si pour ceux-là, outre la famille et les amis, la communauté de référence, ce n’est pas plus Facebook ou Netlog qu’un nouvel état indépendant, ceci dit complètement au hasard bien sûr.
Et ce monde que chacun peut se créer détermine ses comportements : depuis le choix des outils informatiques qu’il s’approprie jusqu’aux marques auxquels il fait confiance et s’identifie, y compris dans le domaine de l’information.
C’est incontestablement une opportunité pour les médias, s’ils privilégient la fiabilité du fond et la modernité des supports. Et s’ils sont capables de développer un rapport collaboratif et communautaire avec le public. Une radio que j’écoute, une télé que je choisis, c’est aussi, de plus en plus, une communauté à laquelle j’adhère.
Nous sommes donc entrés dans la troisième époque de l’évolution des médias, le 3e R, l’âge des Réseaux. Les réseaux, c’est ce qui permet à chacun à la fois de vivre pleinement son individualité et de développer son sentiment d’appartenance à des groupes. Est-ce le Nirvana ? Quelques uns le croient. Est-ce l’enfer ? Certains le redoutent. Disons plutôt que c’est un chapitre de cette histoire et qu’il y en aura d’autres qui suivront.
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