Impossible de la louper : Laurence Ferrari est partout dans le presse aujourd’hui. pas étonnant : même si le Jt est une ouvre collective (c’est d’ailleurs ça qui en fait à la fois la richesse et le caractère parfois aléatoire, comme on l’a vu il y a quelques jours sur France2), la figure qui l’incarne est un élément essentiel de son attractivité. Certains le regretteront peut-être, mais on ne regarde pas un JT, on n’écoute pas la radio, on n’achète pas un journal ou on ne sélectionne pas un site dans ses flux RSS seulement pour la pertinence de son contenu. La forme, l’image, le plaisir jouent aussi un rôle dans ce choix. La télé étant aussi un spectacle, le casting y joue donc un rôle crucial. Je n’y vois pas de problème à ce que des journalistes deviennent des figures connues, qui symbolisent leur rédaction et leur entreprise. Il suffit de se souvenir du prestige de certaines signatures de la presse écrite à la grande époque pour se convaincre que tout ça n’est ni neuf, ni choquant.
Sans que ce soit le cas en l'occurrence, cette question conduit néanmoins à s’en poser une autre. Les journalistes sont-ils pour autant des people qui peuvent étaler leur vie privée, leur famille ou leurs vacances dans la presse? Mouais, pas convaincu que ce soit compatible avec le devoir qui consiste à se servir de l’info plutôt qu’à s’en servir, ni qu’à terme l’impartialité n’en souffre pas. Et ce n’est pas parce que dans ce domaine, les politiques dérapent de plus en plus souvent qu’il faut que les journalistes les imitent.
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