Vineta Sareika sort de deux heures d'interview avec la télévision. Et elle enchaîne avec la radio. Vineta, c'est toujours, d'abord, des couleurs. Aujourd'hui, elle est en rouge. Elle parle d'ailleurs beaucoup de couleurs pendant l'interview. Elle nous emmène dans son studio. Elle parle avec reconnaissance de son professeur, Augustin Dumay. Puis, du concours, de la musique contemporaine, du violon, de tout cet univers qui est le sien. Elle a la voix et les idées claires. Belle rencontre lumineuse et souriante.
Noah Bendix-Balgley nous accueille dans son studio à la Chapelle. Nous sommes assis entre les grands arbres du jardin, de l'autre côté de la vitre, et le piano. Il parle avec simplicité de son violon, de son travail. Ses phrases sont comme sa musique. Chacune est un voyage. Et il sera difficile, en studio, de restreindre l’interview à 5 minutes. Quand il joue aussi, il y a ce côté suspendu qui fait qu’on n’atterrit que bien longtemps après la dernière note. Il parle comme il joue, il joue comme il est, il y a là une belle humanité.
Ji-Yoon Park. Nous nous retrouvons au Conservatoire pour l’interview. Nous entrons dans la salle du péristyle. On y est au calme. Et avec les colonnes, on peut vite se ménager un petit coin « cosy » pour l’interview. Je lui demande si son nom a une signification. Oui : Intelligence et Brillance. Elle sourit souvent. Et s’anime, quand elle nous raconte comme Mozart l’a décidée à devenir une violoniste professionnelle.
Nikita Borisoglebsky. Après l'annonce des 12 finalistes, au moment de quitter le Conservatoire, j'ai la chance de le croiser. Il est cordial, chaleureux. Quelques jours plus tard, il nous accueille … dans sa famille d’accueil. Belle maison de maître, vitraux chatoyants, un piano... Il nous parle de sa passion, de sa vie, la musique, avec un beau mélange de légèreté et de profondeur. Il va à l'essentiel. Encore une fois, comme dans sa musique! Et il a de l'humour. Souvent, on l'entend rire. Nikita est amical. Si bien que...une fois que le micro est éteint, la conversation se prolonge et vagabonde… Le monde est un village.
Ilian Gârnet. Ne manquez pas son interview. Vous saurez que, quand il était petit, il ne voulait pas faire du violon mais de la trompette et qu'il est aussi champion de billiard. A côté de cela, des réponses d'une simplicité et d'une beauté désarmantes quand il parle de musique. On le rencontre à la Chapelle. Quelques jours après Vineta Sareika et Noah Bendix-Balgley. Les 12 finalistes sont presque au complet. Il règne une ambiance amicale.
Jiafeng Chen. C'est d'abord le son de son violon qui nous accueille quand on s'approche de la Chapelle. Jiafeng Chen répète. Il a une voix veloutée. Un regard bienveillant. Et il s'exprime si facilement, avec un magnifique accent londonien. On a le coeur qui se serre quand un lauréat dit que son avenir dépend en partie de ce concours, et ils sont plusieurs à le dire : comment font-il pour résister à la pression? Et, comme Jiafeng Chen, garder cette belle simplicité.
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