Dès les premières notes de la sonate de Debussy, Suyoen KIM montre un jeu plein de subtilités. C'est l'intériorité et la finesse,elle respire, elle est très précise aussi. Son visage n'exprime rien, tout ce qu'elle veut exprimer vient de son violon.
Suyoen KIM parvient à conjuguer une certaine retenue et une énorme implication, elle a une âme de musicienne, elle varie les timbres, sa version de l'imposé est très vivante, avec de la couleur. Dès le premier mouvement de la sonate de Beethoven, elle fait malheureusement une erreur peut-être fatale aux yeux du jury d'un concours si exigeant. Par la suite elle semble perdre un peu de sa confiance, mais elle continue à offrir de merveilleux passages.
L'autre candidate de la soirée, Suyoung YOON exprime les choses de manière très directe. Tout paraît extrêmement propre et sûr, c'est un jeu très volontaire. Son legato est très beau, elle passe de moments de grandes tensions à des phases plus calmes mais le son est toujours intense, avec un vibrato qui reste semblable du début à la fin de la prestation.
L'énergie que met Suyoung YOON dans son jeu est impressionnante, au point de se demander parfois jusqu'où elle va pousser la tension.Dans le concerto en ré majeur de Brahms, il y a des attaques très sèches, Suyoung YOON fonce, elle donne l'impression que rien ne peut la perturber.
Marie Michiels - Journal Parlé






L'erreur de Suyoen Kim ne se trouvait pas dans la sonate, mais dans le concerto de Beethoven...
En tout cas je la trouve une musicienne merveilleuse.
Rédigé par : Ellen | 30/05/2009 à 18:49