Ji-Yoon PARK porte une magnifique robe orange et tulle blanche. Elle fait de très beaux gestes... C'est un jeu spontané, naturel... léger... Dans l'imposé tout est très en place. Dans le concerto en ré majeur de Tchaikovski,... on sent qu'elle vit la musique , mais elle reste dans un certain carcan, elle ne prend peut-être pas assez le temps de dire les choses, de se poser pour faire résonner son instrument. Il y a bien des intentions différentes, mais on aimerait peut-être davantage de relief, de différences de couleurs et de puissance.
La seconde candidate joue beaucoup sur les plans sonores. Mayu KISHIMA, qui joue sur un Stradivarius, a énormément d'énergie dans son jeu. Au début, dans la première sonate de Prokofiev, elle créée une ambiance très mystérieuse. Le son peut être très doux et tendre... ou bien plus direct dans les différentes mouvements de la pièce.
Mayu KISHIMA joue sans retenue. Elle est captivante dans l'imposé...c'est une version assez musclée avec beaucoup d'expression, et surtout, tout comme dans le concerto qu'elle jouera ensuite, elle porte une très grande attention à l'orchestre. C'est un véritable dialogue... elle emmène l'orchestre avec elle, elle a de la présence... elle se positionne vraiment en soliste. Dans le concerto en ré majeur de Brahms le son est toujours plein, il y a de la résonnance... Mayu KISHIMA a été très acclamée par le public.
Marie Michiels - Journal Parlé






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