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Voici les sites qui parlent de Le bilan de Nicolas Blanmont de mercredi :
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Je m'étonne qu'aucun violoniste donnant son avis sur les prestations des concurrents ne souligne un défaut commun à tous les candidats entendus dans les finales (à l'exception de Gatto et de Sareika ) : un vibrato maladivement excessif conduisant à une sonorité souvent chevrotante. Ce paramètre était cité chaque fois par André Gertler qui soulignait qu'un vibrato devait être proportionnel à la phrase. Cela s'apprend et semble oublié de beaucoup. Dans la canzonetta de Tchaikovsky ce vibrato était parfaitement insupportable. Le final par ailleurs poussé à l'excès confinait à la démonstration technique s'opposant au caractère d'intériorité cité. Ces raisons font que je n'ai pas apprécié la prestation de ce candidat en finale dont le Ravel était par ailleurs doté d'un facteur de compression (terme informatique applicable à une retenue excessive). J'ai certes aimé le Shostakovich de Garnet quoique, pour moi, un peu lourdaud. Des prestations du CMIREB, sa version ne me fera pas oublier celle de Alexis Michlin. Le caractère poignant de l'oeuvre n'aurait rien perdu en adoptant un tempo un peu plus allant. Et, j'insiste, son vibrato excessif tant dans Brahms que dans Shostakovich m'a sporadiquement dérangé. Dans Brahms je regrette également la lourdeur de l'accompagnement peu encline à favoriser ce candidat. Cela dit, concernant Shostakovich, aucune version entendue n'atteint, pour moi, celle de Horigome réalisée en 2005 à Tokyo (CD reçu d'un correspondant japonais. J'ignore si elle est commercialisée). Cette version là vous tord les boyaux et est techniquement parfaite.
Rédigé par : Tytgat | 28/05/2009 à 15:15
je partage votre analyse sur la sonate de Brahms : l'accompagnement piano était trop présent et étouffait le violon...Et Shostakovitch en effet un peu lent - je ne dirais pas lourdaud - dans le 1er et le 3ème mouvements, mais avec une telle intériorité que l'on était captif de la plainte ! et la rythmique parfaite des mouvements vifs était tonique ! J'ai été séduit.
Rédigé par : simon-pierre | 28/05/2009 à 21:35
Chers Amis,
Peut être vous n'êtes pas au courant que dans les sonates de Brahms, la partie de piano n'est pas un accompagnement. Le grand Chef d'Orchestre W. Furtwängler a dit qu'en musique le mot "accompagnement" ne doit pas exister. La pianiste jouant avec Mr Garnet avait une densité de sonorité adéquate pour la musique de Brahms. On n'a pas l'habitude d'entendre une sonorité comme celle-ci, mais vous n'avez qu'à écouter les enregistrements comme : Concerto No. 1 de Brahms avec Arrau et Giulini ou Concerto No. 2 avec Sviatoslav Richter.
J'ai trouvé le commentaire de Gérard Caussé au sujet de la mère d'Ilian Garnet ("qu'il faut la laisser à la maison...") grossier et vulgaire, ce n'est pas digne d'un musicien venant commenter un prestigieux concours comme celui de la Reine Elisabeth.
Au sujet de l'interprétation de Garnet du Concerto No. 1 de Chostakovitch: je suis d'accord avec Nicolas Blanmont, que ça a été le moment le plus bouleversant de cette finale du concours. C'est vrai, les versions d'Alexis Michlin et de Horigome ont été bien réussies, mais on ne peut pas comparer avec celle d'Ilian Garnet, d'une grandeur symphonique,il a pris des tempos pas très vites réussisant ce chef d'oeuvre à sa juste dimension. Pour beaucoup de musiciens Ilian Garnet est la plus grande découverte de ce concours.
C'est un vrai talent.
Rédigé par : Orlov Sasha | 29/05/2009 à 02:05
Oui, Garnet très bon. Calibre supérieur au précédent candidat.
Candidat sérieux à la victoire ? Le surpassera à mes yeux le finaliste qui jouerait un concerto de Tchaikovski montrant quand même que la beauté d'un monde meilleur l'emporte sur l'évoquation des souffrances de Shostakovitch face à une Russie en perdition (vision du modernisme destructeur qui ne saurait nous élever). Soit dit au passage que le Chinois était loin d'avoir atteint ce but. Ce ne sera pas lui mais peut-être le Russe ? J'ai un doute car il a joué le concerto de Mozart en prenant des airs tristes à la Romantique. C'était plutôt l'innocence et la gaité qu'il fallait mettre en avant en nous suggérant un compositeur dans l'éternelle Enfance ! Mozart si joyeux même aux derniers instants de sa vie ! La mort était son passage au Royaume des cieux à travers son Requiem.
Rédigé par : Prudent | 29/05/2009 à 22:33