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Lundi 22 novembre
Naar GenT zal ik gaan
La première journée de cette Belgodyssée débute en fanfare : derniers rendez-vous à prendre avant le reportage de demain ainsi que pour les plateaux du jeudi, mais mes contacts semblent se trouver aux abonnés absents. A midi, toujours pas de réponse.
Un petit passage par la RTBF Liège s’impose pour aller chercher le matériel d’enregistrement, puisque vendredi, Adrien n’était pas là. Il est 12h18, je me dépêche de prendre le train pour Gent, du moins ce que je crois être le bon train. J’en profite pour téléphoner, ma facture va être salée ce mois-ci ! Arrivée à Hasselt pour prendre une correspondance, je me rends surtout compte que j’ai pris le mauvais train. Tête en l’air comme à mon habitude, je suis partie vers Genk… Et après un trajet en bus, un retour en gare, une arrivée à Gent et un voyage avec le tram, me voici enfin chez Jen pour découvrir Hristo, son ami bulgare, écouter ce qu’elle a prévu et la conseiller dans son reportage. Je raconte mon périple à Jen et à Kathy qui ne peuvent s’empêcher de rire. Ce genre de désagréments m’arrive tellement souvent que j’en ris aussi.
Le reportage de Jen veut faire vivre une journée quotidienne de Hristo aux auditeurs. Elle n’apposera aucune voix, il faut donc enregistrer un maximum de sons d’ambiance : le lever, le déjeuner, l’université, la conversation en bulgare avec sa maman, jusqu’à son entrainement de volley-ball, tout cela sous les conseils avisés de Kathy.
Vers 19h30, nous enregistrons notre présentation en néerlandais avec Jen. Ce n’est pas une mince affaire ! Quelques bizarreries et baragouinages dans la langue de Vondel nous font bien rire… Jen me redépose ensuite à la gare. Désormais, deux heures de train ne me font plus peur !
Mardi 23 novembre
Je suis maudite !
Il est 10h15 et Zenon Lupina, l’interlocuteur de mon reportage, m’appelle pour me dire : « aujourd’hui, on ne peut pas se voir au final, ce n’est pas possible demain matin ? ». Zut alors, ce n’est pas possible du tout en fait ! Finalement, il trouve une heure à me consacrer dans son planning chargé, vers 12h30. Cela implique que je dois prendre le train d’ici 45 minutes. Arrivée à la gare, je monte dans le train de 11h08. A 11h10 : « Mesdames et messieurs, suite à un mouvement syndicaliste, ce train aura un retard d’une durée indéterminée ». Ils avaient annoncé des perturbations, en effet. Le train suivant pour Bruxelles fera du sur-place lui aussi donc dans les deux cas, j’arriverai en retard à mon rendez-vous. Je reste donc assise bien sagement, en ruminant quelque peu ma colère. Puis, un miracle se produit vers 11h25 : « Mesdames, messieurs, voici le conducteur ». Mais à 11h30 : « Suite à un problème technique, ce train se trouve dans l’impossibilité de démarrer, veuillez nous en excuser ». C’est officiel, je suis maudite ! La SNCB m’en veut ! Jusqu’à ce que je remarque que le Thalys effectue bien son trajet jusque Bruxelles-Midi sans retard. Six euros de supplément à payer, ça reste raisonnable, mais bon, merci la SNCB ! J’embarque dans le but d’arriver le plus vite possible pour mon interview, sinon pas de matière. Jen me rejoint à mon lieu de rendez-vous 20 minutes plus tard.
L’interview se déroule comme sur des roulettes et pour prendre un son d’ambiance, je demande à ce qu’il fasse « santé » en polonais. Mais les Polonais ne font pas « santé » avec des verres vides. Monsieur Lupina insiste alors pour que nous goûtions son alcool maison : « l’aviateur ». Aie … Un verre (trop) bien servi, un alcool à plus de 60° et un « Nasdrowie » plus tard, Jen et moi sommes prêtes à repartir, pas encore sur les genoux, mais presque … Enfin, « ça tue les bactéries » comme dirait si bien Monsieur Lupina.
Mercredi 24 novembre
Jamais deux sans trois ?
Aujourd’hui matin, je dois repartir sur Bruxelles dans le but de rédiger mon article pour le journal « L’Avenir ». Etant donné que Monsieur Lupina n’ait pas eu assez de temps à me consacrer hier pour me faire découvrir un lieu symbolique à ses yeux, je dois retourner sur la capitale. Quelques perturbations de lignes subsistent à la SNCB, mais je peux respirer car le train est à l’heure, et, en plus, je prends le bon, ce n’est pas négligeable. Le trajet m’aura fait rire en tous les cas : devant moi, deux personnes se sont trompées à la gare. Désireuses d’aller à Gent, elles ont acheté deux billets pour Genk.
Vers 15 heures, Bernard arrive. On s’y met de suite ! Je dois juste refaire un texte et le reportage est terminé une bonne heure plus tard. C’est toujours surprenant de l’entendre après l’avoir assemblé pièce par pièce. La soirée sera consa
Arrivée à Bruxelles, je n’ai pas le temps de trainer puisque Bernard Blave vient à 15h à Liège pour réaliser le montage final de mon reportage. De plus, je dois encore enregistrer ma voix une fois ou deux, donc je dois vraiment me dépêcher. Zenon Lupina nous emmène, moi et Jen, aux étangs d’Ixelles pour l’article à rédiger. C’est le premier endroit où il s’est reposé après son long voyage de Pologne.
Vers 15 heures, Bernard arrive. On s’y met de suite ! Je dois juste refaire un texte et le reportage est terminé une bonne heure plus tard. C’est toujours surprenant de l’entendre après l’avoir assemblé pièce par pièce. La soirée sera consacrée à la rédaction de mon article. Il sera terminé aux alentours de 23 heures, mais là, il est temps d’aller dormir … On recommence tôt demain !
Jeudi 25 novembre
Un nouveau jeu : Bruxelles-express
La fameuse journée des plateaux pour Vivacité débute tôt. Le premier rendez-vous se situe à Braine-L’alleud. Le train n’a pas de retard, mais je me trompe dans la destination de mon Go Pass (Bruxelles-Midi), bien évidemment… Une fois de plus ou de moins, à ce stade-ci, il faudra vivre avec ma malchance habituelle. Arrivée à Braine-L’alleud, toute la petite équipe m’attend. Mais malheureusement elle n’attend que moi car Jen est malade, elle a 39 de fièvre et ne pourra pas venir, je suis vraiment triste car ce n’est pas pareil de faire les plateaux sans elle.
Le tournage débute avec un architecte d’origine polonaise, ayant épousé une vietnamienne, vivant à Braine-L’alleud et dont le fils polyglotte vit à Tokyo. Un personnage haut en couleurs ! Le second rendez-vous a lieu à Forest, au Centrum Polskie, chez Zenon Lupina. On mange un super menu polonais sur place, préparé par la chef-coq, Nelly Iglesias, qui est d’origine espagnole. L’étape d’aujourd’hui est réellement multiculturelle. A partir de ce moment-là, c’est la course aux interviews : départ vers le service de promotion économique de l’ambassade polonaise puis retour sur nos pas vers Anderlecht, où nous rencontrons un boulanger polonais, et ensuite, retour vers le campus du Solbosch de l’ULB. Les horaires des uns et des autres convenaient ainsi, mais malheureusement pas toujours les lieux de rendez-vous. Mais lors de notre arrivée chez le boulanger, surprise, Jen est là pour enregistrer trois plateaux, elle est très fatiguée mais tient le coup. Je suis très contente de la voir. Nous nous rendons sans elle vers le dernier interlocuteur où nous rencontrons une professeur d’histoire et culture polonaise. Pour le tout dernier plateau, on improvise à une petite foire du livre qui se tient durant une semaine à l’ULB, cela s’avère très sympa.
A la fin de ma journée, je suis littéralement fatiguée du stress accumulé et les retards de train ne sont pas innocents dans cette histoire. Au moment où je rédige ces quelques lignes, mon train a de nouveau 25 minutes de retard. Je demanderai des trains à l’heure à Saint-Nicolas !
Je tiens à remercier de tout cœur la RTBF, la VRT, la Fondation Roi Baudouin, Adrien, Bernard, Nathalie, Kathy et Jen, mon amie néerlandophone sans qui l’aventure n’aurait pas été la même. Merci aussi à ceux qui m’ont poussée à m’inscrire et m’ont soutenue, ce fut une formidable expérience.
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Jour 1/ Dag 1
HOE ZEG JE DAT IN NERDERLANDS ?
« Hallo ! » Retrouvailles avec Wenke, ma kuifje, à la gare d’Anvers. Et oui, après déjà trois semaines et autant de bons reportages par nos amis de la « Belgo », c’est enfin à notre tour à Wenke et moi ! Trois semaines de préparation, mais aussi de stress qui s’installe, insidieusement ! Départ donc, ce lundi pour la Flandre et les pays de l’Est !
« Brasschaat 10 Km », je lis sur un panneau. Wenke m’emmène dans un hôpital, perdu au milieu d’un grand bois, où cinq infirmières roumaines travaillent. A cause d’une pénurie d’infirmières, l’hôpital les a engagées, après leur avoir offert des cours de néerlandais. Nous sommes en train d’interviewer Ludo Van Kets, le directeur, quand Kathy, de Radio 2, arrive avec un peu de retard. Et ho, surprise, ils se connaissent !
Nous enregistrons ensuite un petit film de présentation, en Néerlandais évidemment cette fois ! Vous avez déjà vu celui en français sur le site de l’Avenir, voici celui en néerlandais ! Chapeau à tous nos kuifjes de l’avoir fait dès le début, car présenter quelqu’un devant une caméra, dans une autre langue que la sienne n’est pas un exercice facile !
Malgré mon accent qui les fait beaucoup rire, l’équipe d’infirmiers accepte de poser pour quelques photos. Wenke, Kathy et les infirmiers rigolent beaucoup dès que je pose ma question du jour « Tu dis ça comment en Néerlandais ? » Car malgré un Erasmus Belgica à Courtrai, mon néerlandais n’est pas parfait, et question de respect, je veux m’exprimer dans la langue de Vondel. Donc, toutes les cinq minutes, je pose la question « Hoe zeg je dat in Nederlands ? »
Jour 2/Dag 2
THÉ ET GÂTEAUX
Malheureusement, je ne vois pas Wenke aujourd’hui. Après notre journée d’hier, elle doit quand même retourner à l’hôpital et moi je dois aller voir Marcin, mon plombier polonais. Non, non, je ne fais pas réparer ma tuyauterie sur le temps de la Belgo, ne vous inquiétez pas ! Marcin est le sujet de mon reportage. Quand on nous a demandé un sujet sur le thème de l’Europe, je voulais à tout prix éviter les clichés ou les sujets souvent entendus, tels les bars à tapas ou les cours de salsa. J’ai donc pensé au « Plombier polonais », un cliché souvent utilisé il y cinq et trois ans lors de manifestations contre la directive Bolkestein. Cette « loi européenne » permettait à tous les travailleurs de tous les pays de l’Union, à venir travailler dans tous les autres pays de l’Union aux mêmes conditions qu’à la maison. Beaucoup ont eu alors peur de se faire envahir par des hordes de plombiers polonais.
Je rencontre Marcin chez lui, avec sa femme Anneta et leur fils de cinq ans Gabriel. Nous discutons à bâtons rompus sur leur vie, ce que signifie d’être polonais aujourd’hui, les traditions, et leur futur retour au pays. Tout en buvant du thé et en mangeant des petits gâteaux typiquement polonais évidemment !
Jour 3/ Dag 3
DES ÉCHAFAUDAGES QUI DONNENT LE VERTIGE
Rendez-vous est pris pour retourner voir Marcin sur son lieu de travail, avoir des bruits d’ambiance, voir comment ça se passe sur place. L’immeuble, à la façade miteuse dans le quartier des Marolles, se révèle plein de lofts luxueux. Impressionnées, nous rentrons à l’intérieur où Marcin nous emmène sur le toit. La vue est magnifique et les échafaudages impressionnants. Car comme beaucoup de ses compatriotes qui travaillent dans la construction, Marcin est un peu plombier, un peu maçon, et peu couvreur…Bref, il est là où le besoin se fait sentir ! Aujourd’hui au programme, la façade nord du bâtiment, à recouvrir de planches de bois vertes. Etant donné que je ne peux monter sur les échafaudages, un peu branlants, je m’installe dans les toilettes où je peux enregistrer par la fenêtre qui donne exactement sur l’endroit où ils travaillent pour le moment.
Je profite de dix minutes de pause pour demander à Marcin de raconter une blague. Un ami polonais, celui dont je fais le portrait dans le journal l’Avenir ce samedi, m’avait dit que l’humour polonais était très drôle ! Je demande donc vérification, mais c’est toujours difficile de traduire une blague, et celle de Marcin tombe un peu à l’eau. Que cela tienne, nous rigolons bien et il est malheureusement déjà temps de se quitter, ils ont beaucoup de travail à terminer. Un peu timide au début, Marcin s’est ouvert pendant ces deux jours, et nous a raconté sa vie, sa vision de la Pologne et de la Belgique avec un cœur grand ouvert.
Pour terminer ce dernier jour d’enregistrement, j’emmène Wenke, et lui fait découvrir mon école et ses escaliers interminables, mon kot et le quartier des Marolles. Nous entamons une vive discussion sur les différences flamands/wallons mais aussi et surtout sur tout ce qui nous rapproche tellement, ce que certains ont parfois tendance à oublier.
On se quitte à l’arrêt de tram, elle est en route vers la VRT pour son montage, moi vers chez moi où commence le travail de dérushage, montage, écriture…Le stress monte, il faut que tout soit prêt pour demain, quand Bernard arrivera chez moi pour monter ! J’ai donc peu d’heures de sommeil en perspective, mais quand il faut il faut, pas vrai ?
Jour 4/ Dag 4
MONTAGE, VOUS AVEZ DIT MONTAGE ?
Aujourd’hui est censé être un jour de repos, pour préparer le montage de cette fin d’après-midi avec Bernard. Mais les aléas techniques font que je reste presque toute la nuit éveillée, pour préparer la structure du reportage.
Bernard arrive vers 14h30 et nous nous mettons de suite au travail. Le métier de journaliste est rempli de doutes existentiels : je mets ce son là avant celui-là ou pas ? Comment j’explique ça ? Est-ce qu’on comprend assez ? Et que ressent-on à l’écoute ?
Plein de questions qui finissent par donner naissance à mon reportage, « Plombier polonais, un métier pas facile ». Pour votre info, j’ai voulu prendre une photo de Bernard en plein travail, que vous puissiez enfin voir la tête de ce « sorcier du son », mais il a rejeté toute tentative de corruption, hélas.
Jour 5/ Dag 5
LAST, BUT NOT LEAST.
Enfin, le dernier jour ! Eindelijk, het laatste dag ! Aujourd’hui, c’est l’aboutissement de cette semaine de travail, de stress et de préparation. Au programme, visite guidée de ma ville, Mons, mais pas seulement. Voulant éviter à tout prix les clichés et le déjà-vu, j’ai pris rendez-vous avec le petit singe et le doudou, évidemment, mais aussi avec des montois, originaux, créatifs et intéressants.
Nous commençons la journée par la culture et Mons 2015, capitale européenne. C’est officiel depuis jeudi, Yves Vasseur, le Commissaire, est donc heureux. Nous visitons ensuite le Mundaneum où cohabiteront à partir de lundi deux expositions particulièrement intéressantes. La première, Shanghai, met à l’honneur le pavillon Belge qui se trouvait dans cette ville à l’occasion de l’expo universelle de cette année. Les tunnels 3D et autres livres interactifs côtoient donc les affiches politiques de la triennale. Ce concours regroupe des affiches dites politiques, sur des thèmes aussi divers que la pollution de l’eau, le travail des enfants ou les abus sexuels. Ce projet permet un axe pédagogique fort, car plusieurs milliers d’écoliers, collégiens et étudiants viennent visiter l’expo, et peuvent après, via des débats et ateliers, exprimer ce qu’ils ressentent face à de telles affiches et contextualiser les problématiques.
Ensuite, place aux classiques. J’explique à Wenke, qui me regarde évidemment avec des yeux ronds, les traditions du petit singe montois et du doudou. Nous visitons un entrepôt de la ville, au lieu tenu secret, où sont entreposés dragon et autres costumes de diables et chinchins. Pour nos lecteurs qui ne connaitraient pas le combat du Lumeçon, il s’agit d’une fête folklorique, classée depuis plusieurs années au patrimoine immatériel de l’Unesco. Lors de ce combat, Saint-Georges affronte le dragon selon un rituel très précis, où tous les montois chantent en cœur.
Après les lieux touristiques, place aux montois, les vrais et uniques. Noah et Krystof se relaient pour expliquer leurs histoires. L’un, Noah, est belgo américain et photographe. Après des études de photo à New York, il travaille là-bas pour une agence où il « shoote » des stars, comme Samuel Jackson ou Halle Berry. Krystof, lui, est polonais et vit à Mons depuis 20 ans. Vous pouvez en apprendre plus sur lui dans l’article qui lui est consacré ce samedi 20 novembre dans l’Avenir. Nous sommes en train de parler à Krystof quand le téléphone d’Adrien sonne, au bout du fil : l’attachée de presse d’Elio Di Rupo, le premier des montois. Il a 5 minutes pour nous et nous devons y être dans 3 minutes !
Après Elio, petit détour par chez moi et l’abbaye de Saint-Denis, projet d’habitat groupé, coopérative ayant racheté une ancienne abbaye bénédictine fondée en 1081, abandonnée à la Révolution Française et transformée ensuite en filature.
Nous finissons cette journée marathon avec Roland D’Hoop, d’Oxfam et cette annonce : ce week-end ont lieu les petits déjeuners d’Oxfam, une occasion de manger de la nourriture, déjà très bonne mais en plus équitable et « made in dignity ». Bon appétit !
Je voudrais juste remercier tous les participants pour nous avoir permis de participer à ce projet passionnant : Adrien, Bernard, Wenke, le Fonds Prince Philippe, la RTBF et la VRT. Mais aussi un grand merci à ma famille et amis de m’avoir écoutée, parlé de ce projet et remonté le moral, MERCI !
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Jour 1 :
Première grande étape de cette semaine effrénée ! J’ai rendez-vous près de la Place Sainte Catherine avec Pablo, un espagnol de 27 ans. Nous avons sympathisé l’an dernier lors de son arrivée en Belgique lorsqu’il était étudiant Erasmus à l’IHECS. Pablo travaille aujourd’hui comme journaliste et caméraman pour une entreprise de télécommunication espagnole située à côté de la Commission européenne.
Epicurien et aventurier dans l’âme, Pablo connaît Bruxelles comme sa poche. « Je suis un enfant de la ville de Bruxelles maintenant » dit-il souvent en plaisantant !
Ce jeune madrilène a l’intention de me faire découvrir un de ses endroits préférés de Bruxelles. Il s’agit de la Place des Enfants. Un ravissant petit jardin au cœur de la rue du Pays de Liège.
Ce petit coin de verdure est habité et mis en valeur par le sculpteur Jeroen Peters. Ce bruxellois parfait bilingue est très attaché à la Belgique. Le drapeau national flotte au vent dans le jardin. Pablo et moi sommes chaleureusement accueillis par Jeroen. Nous passons un agréable moment à parler de la Place des Enfants, de cette belle initiative ouverte à tous, de la Belgique et de l’Espagne.
La Place des enfants et Pablo feront l’objet de l’article intitulé « Un conquistador partage sa découverte» qui paraitra dans le journal l’Avenir du 13 novembre.
De retour chez moi, je m’empresse de téléphoner à Sanne pour lui raconter cette formidable après–midi ! VOIR LES PHOTOS >>>
Jour 2 :
Je retrouve Pablo en fin de matinée chez lui près du square Ambiorix à Bruxellles. Nous passons une bonne partie de la journée ensemble. J’essaie d’en savoir un maximum sur son histoire, son expérience et ses impressions de la Belgique afin de réaliser un petit reportage de 3 minutes sur lui. Il est drôle, intelligent et agréablement imprévisible ! Réaliser un portrait de ce personnage à la personnalité, au vécu et aux ambitions si riches ne va pas être une mince affaire !
Sanne a choisi de suivre une famille espagnole habitant à Anvers. Je devais normalement l’accompagner demain mais malheureusement un contretemps vient chambouler notre programme. Son entretien avec la famille espagnole est avancé d’une journée. Nous avons donc rendez-vous au même moment à Anvers et à Bruxelles ! Nous sommes contraintes de réaliser une petite partie de l’aventure séparément.
Heureusement nous nous voyons demain à Anvers pour échanger nos idées sur nos reportages mutuels. VOIR LES PHOTOS >>>
Jour 3 :
Je retrouve Sanne à la gare d’Anvers. Elle m’explique que la famille espagnole l’a invitée à manger une bonne paëlla hier soir. Je lui parle de Pablo. Nous discutons de nos intentions de reportage. Une heure plus tard, Kathy, de Radio 2, nous retrouve devant le somptueux Vlaamse Opera d’Anvers. Elle nous embarque dans sa voiture, direction l’école de danse espagnole « Pena al Andalus ». C’est avec beaucoup de complicité et dans la bonne humeur que nous réalisons avec Kathy et un petit film pour le blog de la VRT. VOIR LES PHOTOS >>>
Jour 4 :
J’ai assez de matière concernant Pablo (plus de 3 heures d’enregistrement !) mais les sons d’ambiance sont encore un peu pauvres. Je me dépêche d’en enregistrer quelques-uns dans les rues de Bruxelles près du palais de justice et de la Grand’ Place. Je voudrais encore capter en vitesse l’atmosphère d’un café. Je me gare 5 minutes au Sablon, de retour à ma voiture une petite surprise de 25 euros m’attend sur mon pare-brise ! Pas le temps de s’énerver et d’y penser. Le temps presse pour peaufiner la structure de mon reportage et sélectionner les sons avant l’arrivée de Bernard Blave.
Il est 15 heures. Bernard sonne à la porte. Il est vraiment très sympa. Grâce à lui, mon reportage prend forme !
En début de soirée, je vais chercher Sanne à la gare. Elle reste loger chez moi ce soir. La soirée est très agréable. Nous parcourons ensemble les rendez-vous du lendemain et réfléchissons aux questions d’interview. La journée va être longue. Epuisée je lui dis « Slaap lekker Sanne ! »
Jour 5 : jour de l’enregistrement de l’émission.
Après une bonne nuit de sommeil et un petit déjeuner rapide, nous partons retrouver Bernard et Adrien à Nivelles. Voici le déroulement de la journée...
C’est ici que s’achève doucement cette semaine riche en émotions et en apprentissage !
J’en garderai un excellent souvenir et remercie chaleureusement Adrien, Kathy, Aurélie, Bernard, Corinne, Nathalie, la Fondation Roi Baudouin et toutes les personnes sans qui le Belgodyssée n’aurait pu exister. Quelle expérience extraordinaire ! Merci pour votre confiance.
Je suis également très heureuse d’avoir pu faire découvrir ma région à une amie, Sanne. Hartelijk bedankt voor je hulp, de samenwerking en alle leuke momenten die we samen hebben doorgebracht ! Ik wens je het allerbeste. Dikke zoen!
Marie
Rédigé à 11:02 | Lien permanent | Commentaires (0)
Comme vous le savez peut être, la Belgodyssée est une initiative de VivaCité, du Fonds Prince Philippe et de Radio 2... Nous vous proposons donc de vivre cette aventure en français, via ce blog, mais aussi en néerlandais via radio2.be.
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Lundi 1er novembre:
11h, je retrouve Amaury, ma kuifje reporter à Madou pour un petit briefing pré-reportage. Bonne initiative car le matériel d'enregistrement nous pose quelques petits problèmes, heureusement vite réglés. Nous avons rendez-vous à midi devant l'église de Saint-Josse avec Florin, un médiateur de rue d'origine rom, engagé par la commune pour aider à l'intégration de cette communauté dans la société. A l'heure dite je sors de la taverne où Amaury et moi prenions un verre et je téléphone à Florin pour lui proposer de nous rejoindre. Se trouvant à 50 mètres de moi, il me repère tout de suite et engage le pas dans ma direction...À peine mis en route, il croise un compatriote, rom lui aussi...Ni une ni deux il l'entraine avec lui et nous voilà tous les quatre discutant autour d'une table. Notre interlocuteur nous explique qu'engager un rom pour régler les problèmes d'intégration et de comportements de cette communauté était une excellente idée car chez eux le respect et la confiance mutuelle permet d'obtenir de meilleurs résultats que l'intervention de la police ou d'instances extérieures. 60 minutes plus tard, Amaury et moi sommes toujours scotchées aux lèvres de Florin...Au travers de ses explications nous avons voyagé depuis l'Inde (pays d'origine des roms) jusqu'à chez nous en passant par la Roumanie (où beaucoup ont été amenés en tant qu'esclaves, il y a plus de 600 ans).
Le bruit des conversations et de la musique dans le café rend impossible toute prise de son, nous proposons donc à Florin de sortir pour continuer l'entretien. Une fois dehors, l'église nous paraît une bonne solution, mais les portes de celles-ci sont fermées (hum...). Notre ami nous emmène alors dans une galerie marchande, déserte en ce jour férié dans laquelle nous ne devrions pas être dérangés. Il nous explique qu'il a dû y intervenir quelques jours plus tôt car des enfants en âge d'être scolarisés y jouaient pendant les heures d'école. Ex médiateur scolaire, il prend très aux sérieux les problèmes d'absentéisme au sein de la communauté rome et se bat pour que ses pairs comprennent l'importance de l'école (chez les roms celle-ci n'a pas la même place, ni la même importance que chez nous). Une fois l'interview terminée je demande au médiateur de nous faire visiter un endroit qu'il apprécie particulièrement. Il nous propose de nous emmener dans un café fréquenté par les roms du quartier. En cours de route, impossible de faire 3 pas sans tomber sur des connaissances...De toute évidence, Florin est connu et apprécié dans les environs. Les roms du quartier s'adressent à lui spontanément. Ici une dame dont le fils vient de terminer ses études secondaires et a besoin d'aide pour s'inscrire au chômage, la famille doit également trouver une nouvelle habitation, là un homme qui échange des nouvelles. Ces personnes acceptent de répondre à nos questions et Florin traduit au fur et à mesure leurs témoignages. Quelques minutes plus tard il est déjà temps de se quitter, notre interlocuteur doit poursuivre sa route...Bien que ce jour soit férié, son travail lui ne prend pas de congé. La rencontre restera une expérience enrichissante, qui nous a permis de mieux comprendre ce peuple et percevoir les besoins de celui-ci...Comme a dit Amaury, lire des études et des rapports c'est une chose, mais en parler avec quelqu'un qui le vit, et qui est si passionné par son travail et dévoué à ses compatriotes c'est complètement différent... VOIR LES PHOTOS >>>
Mardi 02 novembre
En route pour le reportage d'Amaury. Nous nous retrouvons à Anvers. Nous avons rendez-vous avec le Président de l'Union des roms de Belgique. 10 minutes de bus plus tard nous arrivons à Hoboken et retrouvons Said (le Président) et Kathy qui se joint à nous pour filmer la journée.
Said nous emmène dans un campement rom. Une dizaine de caravanes y sont rassemblées. Mais problème: il ne les a pas prévenus de notre arrivée. L'accueil est plutôt glacial, et notre interlocuteur n'a pas plus tôt fini d'expliquer la raison de notre venue que les quelques roms présents sur place s'enferment dans leurs caravanes. Inutile d'espérer leur parler. Deux jeunes garçons finissent par venir à notre rencontre et l'un d'eux accepte de répondre aux questions d'Amaury...Avant d'être vite fait rappelé par sa mère. Pas de chance. N'ayant pas assez de matière, ma Kuifje demande alors à Said de répondre lui-même à ses questions. Il accepte et nous emmène chez lui.
Entre temps il va essayer de trouver d'autres roms à nous présenter. Mais là encore nous manquons de chance.
Après l'interview, nous réalisons quelques prises de vue avec Kathy pour le blog flamand de l'émission. Nous reprenons ensuite toutes les trois la route, direction Anvers pour rejoindre un centre d'intégration. Nous débarquons '' comme des touristes'' en se disant qu'on verra bien si on trouve des interlocuteurs sur place...Mais rien à faire, la poisse est avec nous. Décidément nous jouons de malchance aujourd'hui! Amaury obtient quand même quelques coordonnées de personnes à rappeler le lendemain, en espérant pouvoir encore les interroger dans la matinée avant de monter son reportage.
Une journée à l'image du temps, gris et pluvieux. Nous avions conscience d'avoir choisi un thème délicat. Il n'est pas facile de faire parler des roms, nous le savions dès le début. Mais nous pensions qu'en ayant un contact avec quelqu'un de la communauté nous aurions plus facile à les rencontrer...Cela dit, la difficulté d'établir des liens ne justifie pas qu'on se détourne d'eux. Pour ma part en tous cas, ça ne m'empêchera pas de continuer à m'intéresser à ce peuple si particulier, à l'histoire chaotique et à la culture si riche et vivante... VOIR LES PHOTOS >>>
Mercredi 03 novembre
Journée dite ''creuse'': montage du reportage avec Bernard, dernières prises de contact et confirmation des rendez-vous pour les plateaux de demain...Un jour calme, sans devoir courir à droite et à gauche, avant le grand rush de demain...
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