Vendredi: La gare, Rubens et des tissus
Ca y est, c'est déjà le début de la Belgodyssée pour moi. J'ai rendez-vous avec Doruntina, ma collègue flamande, à Anvers. À 12h, j'arrive enfin à l'impressionnante gare: les trains s'empilent sur 3 étages, les quais fourmillent de gens qui marchent dans tous les sens et le hall de la gare attire les touristes.
Après un bon spaghetti "thuis gemaakt", nous voici en route pour le magasin "Fragile" de Nathalie Vleeschouwer. Sur le chemin, Tina me montre la rue commerçante et la Groenplaats, où trône la statue de Rubens. 14h, nous rencontrons Nathalie Vleeschouwer juste devant son magasin. Elle nous fait visiter les lieux: les 2 boutiques ("Fragile", pour les femmes enceintes, et "Nathalie Vleeschouwer", pour toutes), les bureaux et show-rooms ainsi que son atelier. Les murs de cette pièce sont garnis par des échantillons de tissus, des modèles dessinés au crayon et des morceaux de revues déchirées: c'est véritablement l'antre de la créatrice! Nous nous installons finalement dans la cuisine pour discuter, autour d'une boite de chocolats… Galler évidemment! Tina et Nathalie n'avaient jamais goûté ces chocolats, c'est l'occasion de se faire un avis avant la rencontre avec Jean Galler mardi. Je pose plein de questions à Nathalie sur sa vie, son métier, ses idées. Tina prend déjà quelques notes et j'enregistre déjà mon interview pour le reportage audio. Nathalie est vraiment une personne intéressante, très ouverte et qui parle très bien français! Le temps passe vite: il n'y a plus personne dans le magasin lorsque nous terminons notre conversation vers 16h30. Je me contente donc de quelques sons d'ambiance et de quelques photos. Rendez-vous est pris mardi: il me restera un peu de temps avant le tournage de l'émission d'Adrien pour enregistrer les sons au magasin.
Tina et moi nous séparons au dernier étage de la gare: elle rejoint son petit ami pour un week-end dans les Ardennes tandis que je repars pour Namur. C'est la fin d'une longue journée mais très intéressante. J'ai hâte de revenir, dans la peau d'un Tintin-reporter d'abord, et en simple touriste, ensuite, pour découvrir plus amplement la ville. Tot binnenkort Antwerpen!
Mardi: Le temps qui court…
Ca y est, c'est le jour du tournage! Doruntina, Kathy (radio2), Nathalie Vleeschouwer, Jean Galler, Bernard Blave ("le magicien du son"), Nathalie De Wulf (website Vivacité), Adrien Jovenaux et moi: l'équipe au grand complet se retrouve à 12h au "café matic", tout près du magasin "Fragile". Adrien décide de commander le repas de midi… en néerlandais! À l'arrivée des plats, tout est correct et délicieux: Adrien a réussi sa mission! ;)
L'après-midi est consacré aux tournages: Tina a préparé beaucoup de questions et espère qu'elle aura assez de temps. Je dois enregistrer les interviews de clientes, mais je décide de rester avec elle. Son interview croisée entre Jean Galler et Nathalie est intéressante: il y a beaucoup de corrélations dans le métier de ces deux managers, de part et d'autre de la frontière linguistique. Dans la foulée, entre 2 bouts des délicieux chocolats apportés par Jean Galler, nous enregistrons l'émission "Grandeur Nature" avec Adrien et Bernard. Jean et Nathalie parlent de leur métier, de leurs sources d'inspiration, de l'histoire de leur entreprise et des différences entre les deux communautés du pays. Je sens que Tina n'est pas à l'aise avec le fait de s'exprimer en français mais elle fait ça comme un chef! L'émission se termine de manière festive: Jean a apporté un gâteau pour Nathalie, qui fête son anniversaire vendredi, la veille de la diffusion de l'émission. Chocolat, chocolat et encore chocolat, nous sommes gâtés!
Mais le temps file et il est déjà 17h. Jean doit filer prendre le train et Nathalie va le conduire à la gare. Vite, vite, Tina met un peu nos deux managers en scène et prends quelques clichés. Dans le magasin, il n'y a de nouveau plus personne à interroger pour moi et je sors du magasin un peu déçue. Doruntina est aussi un peu triste de ne pas avoir su enregistrer tout ce qu'elle avait en tête. Le temps imparti était donc un peu court pour tout faire. Mais c'est le jeu: on fera tout notre possible lors du montage. Nous n'avons même pas pensé à faire une photo de nous deux, dommage! En attendant, Tina repart sur son vélo tandis qu'Adrien et moi reprenons le chemin vers la voiture. Le soleil se couche déjà. Encore 1h30 de route avant de retrouver la maison.
Mercredi: Anvers express
C'est avec des tout petits yeux que je prends le train pour me rendre (encore une fois) à Anvers. Les vendeuses du magasin m'accueillent gentiment. Après une demi-heure sans clients, elles acceptent de jouer le jeu pour que je puisse enregistrer déjà quelques sons. Mais heureusement, les clientes débarquent peu de temps après. J'interroge Liesbeth, une cliente qui continue à venir chez Fragile même si elle a accouché de sa fille. Peu après, c'est Eline et sa sœur qui débarquent. Elles sont toutes deux enceintes et on décidé de venir faire leur shopping. Elles sont très souriantes et ne sont absolument pas perturbées par mon micro. J'enregistre donc tous leurs faits et gestes: du choix des vêtements au paiement en passant par l'essayage. Elles se sont vraiment prêtées au jeu, c'était très chouette.
Après 2h30 de trajet, me voici revenue chez moi. Il est déjà 16h30. Je décide de d'abord finir l'article pour L'Avenir. C'est très dur de respecter le format imposé: quel combat pour retirer quelques centaines de caractères! En début de soirée, je dérushe les sons du jour avant de continuer le plan de montage entamé la veille. J'ai trouvé des chouettes musiques, mais j'hésite beaucoup sur l'organisation du reportage: "tel bloc avant? Ou après? Aurais-je assez de place?". C'est très dur d'imaginer tout son reportage sans le monter directement. Bloquée, je décide de laisser reposer tout ça jusqu'au lendemain. Après tout, il est déjà 1h du matin: même les Tintin/Kuifje doivent dormir!
Jeudi: Passage de relai
Les yeux encore plus lourds que la veille, je tâche de finir le plan de montage avant de partir pour Bruxelles. Un train et un bus plus tard, je retrouve Tina dans les locaux de la VRT. Karen, la Kuifje-reporter de la semaine prochaine nous rejoint et nous pose déjà plein de questions. Adrien, le candidat francophone, arrive un peu plus tard. Nous débutons le débriefing avec Kathy et Adrien Jovenaux. Le passage du matériel est un peu comme un passage de témoin: c'est le 2e duo qui prend les commandes pour nous présenter des écrivains du nord et du sud du pays. Mais tout n'est pas tout à fait fini pour moi: je cours attraper le bus et le train pour revenir sur Namur. J'ai rendez-vous avec Bernard, "le magicien du son", pour le montage radio. Il commence par préparer les blocs d'interviews, selon mes demandes. Ensuite vient le temps du montage proprement dit: son après son, bloc après bloc, le reportage se construit doucement. Tout est fini en 2h: Bernard est à la fois "magicien du son" mais aussi "Speedy Gonzales" du montage! Entretemps, j'ai aussi reçu un message de Corinne Marlière de L'Avenir qui me dit qu'il n'y a aucun problème avec mon article. Il ne me reste donc qu'à finir mon journal de bord et choisir des photos pour le blog.
La Belgodyssée est dorénavant bien finie pour moi. J'ai vraiment beaucoup apprécié la collaboration avec Doruntina. On a déjà prévu de se revoir lors de ma prochaine visite d'Anvers, mais en touriste et sans enregistreur cette fois ;) Bedankt Tina voor je hulp en je mooie glimlach ;) Het was heel leuk samen te werken. Veel success voor je reportage en artikel en tot binnenkort! VOIR LES PHOTOS>>>