TELECHARGEMENT INTERVIEW DAVID STROSBERG
Téléchargement 09 10 28 ITV DAVID STROSBERG TANNEURS(6mn 45)
David Strosberg © D.R.
Dialogue et exigence artistique
Le Théâtre Les Tanneurs a un nouveau directeur, choisi sur dossier, lundi soir, parmi une vingtaine de candidats dont six ont été auditionnés. David Strosberg, bi-lingue d'origine anversoise, 34 ans,a fait ses études à l'Insas, en mise en scène et est artiste associé au KVS depuis 2004. Il y a mis en scène, joué et participé aux décisions de programmation et d'organisation de certaines manifestations comme Toernee General , mini festival des milleures productions flamandes et francophones de l'année, avec le Théâtre National.Ses mises en scène en "francophonie" l'ont d'abord mené au Varia ( L'Enfant Rêve de Hanoch Levin, (2000), Le tueur souriant de J.M.Piemme (2002)) puis au KVS , Ode Maritime , de Fernando Pessoa, (2002), Schitz, de Hanoch Levin (2004) ou encore Un amour déraisonnable de Marie NDiaye (2006) au Kunstenfestival des Arts. Deux coproductions KVS/Théâtre National. Djurdjurassique Bled de Fellag(2007) et Incendie de Wajdi Mouawad (2008), avant un retour au Varia où il vient de mettre en scène Mein Kampf (farce), de Georges Tabori.(2009) Dans chacune de ces mises en scène une distanciation et un humour décalé qui font (souvent) mouche.
Dans l'interview qu'il nous a accordée,(voir ci-dessus) s'il reste discret sur ses prochaines saisons et artistes associés ( le vrai travail de confirmation des promesses est à venir), il est très décidé à former une équipe solide qui se sentirait concernée et motivée par la réussite de chaque projet. Ses ambitions sont aussi de dépasser le cadre bruxellois pour checher des coproductions en Wallonie, à l'étranger et en Flandre. Son expérience KVS lui sert surtout de modèle d'organisation (à petite échelle) d'une dynamique de groupe et de collaboration, au coup par coup avec des artistes flamands ou d'ailleurs d'autres nationalités.Une attention patriculière sera portée à la diffusion et à la publicité spécifique de chaque projet.Enfin pendant deux ans le nouveau directeur s'interdit de mettre en scène pour se consacrer à la construction d'une équipe et d'un outil théâtral performants.Cela permet de résoudre, dans l'immédiat seulement, le financement modeste de ce théâtre dédié à la création contemporaine. Son prédécesseur, Xavier Lukomski avait achoppé sur ce qu'il considérait comme un sous-financement des pouvoirs publics.Son succeseur, David Strosberg, semble bien décidé à aller voir dans d'autres directions (voir iinterview)d'autres sources de financement, sans pour autant se contenter de la subvention actuelle de la Communauté française. Il se donne donc deux ans pour y voir clair.

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