La Clémence de Titus: un bunker planté dans la Cour de l’Archevêché.
Aix 2011. Clémence de Titus (c) Pascal Victor
On n’a pas envie de s’attarder sur la mise en scène de David Mac Vicar, qui nous a donné de tels bonheurs, notamment une Agrippina de Haendel ou Un couronnement de Poppée de Monteverdi à La Monnaie ou Les Contes d’Hoffmann au Vlaamse Opera. Ici la scénographie est lourdingue avec un immense escalier de béton perpétuellement escaladé ou descendu par ces malheureux solistes un peu perdus sur scène cherchant souvent en vain leur place. Une garde prétorienne vêtue de cuirs noirs, une statue ensanglantée au moment du pardon final renforcent la lourdeur générale. Heureusement il y a la fabuleuse voix et parfaite tenue de scène de Sarah Connolly, Sexto tourmenté et émouvant et une belle réussite de presque tous les solistes dans les grands airs du dernier acte. Gregory Kunde, engagé de la dernière heure, fait mieux que se débrouiller en Tito malgré une tenue kitchissime, caricature un peu appuyée. La seule photo disponible ci-dessus rend compte de seul moment de plaisir visuel.
Il y a enfin l’inteprétation magistrale du London Symphony Orchestra, dirigé par le glorieux Colin Davis. Musicalement l’honneur est sauf. Visuellement, on a souvent fermé les yeux pour entendre la musique.
à Aix jusqu'au 21 juillet www.festival-aix.com
Christian Jade (RTBF.be)

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