22/11 - COMMENT VIVRE SANS PETROLE ? - Vos questions à Patrick BROCORENS
Comment vivre sans pétrole ? Les réserves s'épuisent et le prix du baril est proche des 100 dollars...
Pour en parler, Benoit PATRIS reçoit Patrick BROCORENS - fondateur de l'association pour "l'étude du pic du pétrole et du gaz en Belgique". Docteur en chimie et chercheur à l'université de Mons Hainaut.
Posez vos questions ou faites-nous part de vos réflexions dès à présent sur ce blog !




je me rend depuis 4 mois en vélo à mon travail, parce que je trouvais que mon geste serait plus écolo de revendre ma voiture qui en sommes restait pendant 8 heures sur un parking poussiéreux et qu'en plus le soir si besoin était je prenais la voiture de mon mari... au bas mot je vais économiser dans les 400 euros par mois (frais de remboursement de la voiture, essence, assurance, entretien, taxe).
je me sens mieux mais en fait j'ai aussi la trouille de respirer constamment les pots d'échapement des voitures que je cotoie tous les matins et tous les soirs. D'un autre côté je ne pourrai plus faire marche arrière parce que les frais de voitures ont encore augmentés! en contre partie, je trouve que l'état pourrait faire un geste pour ceux qui prennent ce genre de décision... aussi que les entreprises pourraient donner faire une effort pour pourvoir avoir des locaux pour se changer (vestiaires, douches, etc...)mais ça c'est un autre débat.
En parrallèlle nous sommes prêts à investir dans les panneaux solaires et photovoltaïques mais là encore nous ne sommes pas assez informés sur les coûts à moyen et à long termes et sur les "charlatants possibles" du marché. où devons nous nous renseigner afin d'avoir les meilleurs informations?
bien à vous
Rédigé par: pascale | 23 juin 2008 at 15:52
On parle du nucléaire comme solution alternative .. mais étant également une ressource non renouvelable n'annonce-t-on pas un pic pour l'uranium (équivalent au pic pétrolier) pour 2025 ?
Rédigé par: Marc DONNAY | 10 mai 2008 at 14:17
Tout-le-monde parle du nucléaire, dont votre invité. Mais monsieur oublie que l'essentiel des réserves mondiales d'uranium sont au main de pays, d'ou problème géopolitique et rien quel'australie aurait la main mise sur le monde. Ensuite, les réserves d'uranium ne tiendront pas plus longtemps que le pétrol... Ce n'est pas un "petit" inconvénient!
Rédigé par: Ivan | 22 novembre 2007 at 08:52
Le prix élevé du baril se justifie aussi par la très grande faiblesse du dollar.
D'autres part les spéculateurs ne font pas que gagner de l'argent (voir Amaranth qui a perdu 5 milliards de $ sur le marché du gaz)
Rédigé par: demitour | 22 novembre 2007 at 08:52
Cela me fait bien rire quand j 'entends que la solution est de prendre les transports en commun. Pour aller travailler en voiture, il me faut 20 min, si je devais prendre les transports en commun, il me faudrait 1h30!!!!!!!!!!!! en changeant 3 fois de bus... Le choix est vite fait. Que l'état arrête de se remplir les poches allègrement au détriment des consommateurs. Les compagnies pétrolières me font bien rire: elles disent ne pas pouvoir baisser les prix hors ces compagnies enregistrent des bénéfices énormes chaque années!!!!
Rédigé par: Habitant de la prov du luxembourg | 22 novembre 2007 at 08:52
Bonjour, le pétrole sert avant tout pour la circulation (véhicules), le chauffage (mazout) et les produits plastiques. Je ne vois pas ce que le nucléaire vient faire dans le débat, étant presqu'exclusivement destiné à l'électricité.
A moins de suggérer de remplacer les véhicules à pétrole parles voitures électriques. Mais même dans ce cas, le nucléaire ne peut assurer la démultiplication de la consommation électrique.
La question du nucléaire est, finalement, la même que celle du pétrole : faut-il attendre qu'on n'ait plus le choix pour changer d'option et chercher des alternatives à la fois plus durables, plus propres et plus à même d'assurer notre autonomie énergétique ? Ou bien, pour une fois, peut-on agir sans laisser traîner les choses ?
Rédigé par: Y. H. Samii | 22 novembre 2007 at 08:41
Notre système de développement néo-libéral n'est pas vertueux.
En effet,la production mondiale de pétrole est de 85 millions de barils/jour (1 baril = 159 litres), ce qui donne, si l’on aligne des tonneaux (équivalent à 159 l), 28.333 km de tonneaux/jour, c'est le tour de la planète en moins de 2 jours !
C'est aussi environ 35 millions de tonnes de CO2 par jour envoyé pour plus d’un siècle dans notre atmosphère, un avenir climatique incertain (1) pour les décennies et les siècles à venir, des phénomènes extrêmes (ouragans, typhons, tempêtes tropicales, désertification, …) dont les dégâts et les coûts (2) ne feront que de s’amplifier. En 2005, rien que pour l’ouragan Wilma, les dégâts sont estimés entre 8 et 12 milliards $ et pour Katrina, les coûts évalués sont de 80 milliards $ !
Et pour les jeunes générations, dans quel état sera la planète et quel avenir leurs réserve-t-on ?
Vous ne commencez pas à manquer d'air vous ?
(1) (la concentration actuelle de CO2 dans l’atmosphère est de +/-380 ppmv)
(2) (les pertes économiques annuelles causées par les catastrophes majeures ont été multipliées par 10 en l’espace de 40 ans, passant de 4 milliards $ dans les années 50 à 40 milliards $ dans les années 90, en $ constants)
Guy Verrecas
Rédigé par: Verrecas | 22 novembre 2007 at 08:32
Bonjour,
On ne parle jamais de surpopulation de la terre;
celle-ci va en croissant de manière folle.
Certains pays commencent à consommer beaucoup de pétrole pour leur dévellopement économique et cela semble normal.
En quoi le contrôle des populations pourrait nous aider à solutionner le problème 'pétrole' et CO2 qui en découle ?
Bonne journée.
Jean-Marc Delinte.
Rédigé par: Delinte Jean-Marc | 22 novembre 2007 at 08:30
C'et avec un très grand intérêt que j'ai lu votre étude sur le pic pétrolier. Enfin il y a une branche belge de l'ASPO. Félicitations.
Mais il faudra encore une très longue pédagogie pour que chacun comprenne la différence entre réserves de pétole et capacité physique d'extraction, à partir de gisements qui seront de plus en plus petits, lointains, profonds. En outre, si on veut lutter contre le réchauffement climatique, il faut diminuer la consommation des énergies fossiles. Quand aux énergies alternatives en quantité suffisantes et fiables......
Rédigé par: etiennej | 22 novembre 2007 at 08:23
Mr BROCORENS nous dit que la variation du prix est du au principe de l'offre et la demande.
Que pense t'il de la prise de position de Mr SRIVIVASAN, numéro deux du ministère de pétrole indien qui demande une refonte du système de négociation du prix du pétrole dans les bourses comme le NYMEX (New York Mercantil Exchange). Si on supprimait le système des contrats à terme sur le brut le prix du baril pourrait descendre aux environs de 30 dollars (prix allant de 10 à 30 $ suinvant les experts). Pour lui l'augmentation du prix est du à la spéculation des fonds d'investissements, de pension et de spéculation qui ont placés d'énormes sommes de capitaux dans ces marchés ces dernières années. D'après lui >, avis partagé par l'OPEP. Je ne remet pas en cause le principe des énergies renouvelables, bien au contraire. Je trouve les explications me semblent un peu simplistes. Bonne journée. Nicolas
Rédigé par: Nicolas | 22 novembre 2007 at 08:04
Le pétrole n'est pas encore épuisé, loin de là. Personne ne sait chiffrer exactement les réserves au moyen orient, surtout en Arabie Saoudite. L'irak pourrait quasi tripler sa production journalière dès que ses installations seront réparées. Le Brésil vient de découvrir un gisement (estimé 8 miiliards de barils). Bien qu'il soit utopique de croire que le pétrole soit toujours disponible, des ressources restent disponibles (gaz/charbon/ nucléaire, vent,soleil), il faut également changer nos habitudes(cesser de prendre l'avion par ex. et avoir recours aux conférences call par video).(désolé pour le précédent post) Une fiscalité au niveau des consommateurs est indispensable également (péage autoroutier, à l'entrée des villes, prix dissuasif - ou du moins qui servent à financer le rail...)
Rédigé par: demitour | 22 novembre 2007 at 07:57
L'émission de ce matin met en évidence l'irrationalité de notre façon de vivre. L'exposé de votre invité est connu depuis plusieurs années. La quantité d'énergie nécessaire à l'extraction du pétrole (et du gaz) augmentera de plus en plus. L'augmentation du prix du pétrole ne peut être que bénéfique pour la planète. On a des chances d'enfin voir se développer une façon de vivre à plus sobre (plus de voyages aériens à bas prix, plus de SUV's,..). Il faut maintenant faire pression sur les politiciens pour qu'ils prennent des mesures courageuses et que réellement ils investissent dans les transports en commun, dans les primes à l'isolation,...
Chimiste et pharmacien, voici 35 ans que je prône ce type de vie.
Rédigé par: Roland Schots | 22 novembre 2007 at 07:55
Bonjour,
Quelles sont les réelles alternatives qui s'offrent aux utilisateurs?
En effet, si je ne suis pas riche, je ne sais pas me chauffer au soleil (installation très chère) et le gaz est une alternative au mazout bien dangereuse...
Idem pour la voiture: les voitures plus écologiques sont hors de prix et le LPG n'est disponible que dans une station sur cinq, etc...
Pour moi, il est facile de dire qu'il faut changer les habitudes, mais c'est pratiquement impossible sur le terrain!
Quelles sont vos propositions?
Rédigé par: Warmont Regis | 22 novembre 2007 at 07:47
Le pétrole n'est pas encore épuisé, loin de là. Personne ne sait chiffrer exactement les réserves au moyen orient, surtout en Arabie Saoudite. L'irak pourrait quasi tripler sa production journalière dès que ses installations seront réparées. Le Brésil vient de découvrir un gisement (estimé 8 miiliards de barils). Bien qu'il soit utopique de croire que le pétrole soit toujours disponible, des ressources restent disponibles (gaz/charbon/ nucléaire, vent,soleil), il faut également changer nos habitudes(prendre l'avion par ex. au lieu d'avoir des conférence call par video). Une fiscalité au niveau des consommateurs est indispensable également (péage autoroutier, à l'entrée des villes, prix dissuasif - ou du moins qui servent à financer le rail...)
Rédigé par: demitour | 22 novembre 2007 at 07:31
Bonjour,
Lors du 1er choc pétrolier, voici plus de 30 ans, les alternatives (durables) au pétrole ont fait un "boum" très éphémère puisque, finalement, le prix du carburant fossile a "politiquement" diminué.
Que de temps perdu avec pour conséquence le drame social qui se profile. Les petites gens ne peuvent accéder aux technologies nouvelles et les aides sont misérables du fait d'une politique misérabiliste.
Qu'attendons-nous pour transformer nos montagnes de déchets en biocarburants ?
Je vois mal les citoyens mettre de l'uranium dans leur moteur ou dans leur chaudière.
Avez-vous une solution à court terme respectueuse des générations futures ?
Rédigé par: Christian B | 22 novembre 2007 at 06:37
"Docteur en chimie et chercheur à l'université de Mons Hainaut"
Avez-vous des ambitions politiques ( atouzazar, devenir Ministre-Président de la RW) ?
Rédigé par: himself | 21 novembre 2007 at 23:45
Pour nos besoins croissants, la production de bio-énergie prendrait trop de surface cultivable
Les énergies fossiles se raréfient
En attendant de trouver mieux, laissons une place au nucléaire
Rédigé par: Leloire Marie-Claude | 21 novembre 2007 at 23:07
Bonjour M. Brocorens. Pensez-vous que les hommes politiques belges soient conscients de l'impact réel d'une hausse inexorable du prix du pétrole ?
Faudra-t-il connaître les premières émeutes aux stations essences pour qu'ils préparent sérieusement l'adaptation de la société aux conséquences du pic pétrolier ?
Rédigé par: Christophe Danaux | 21 novembre 2007 at 18:59