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08 mai 2008

09/05 - BHV : Vos questions à nos nombreux invités sur les dicussions de cette nuit à la Chambre

Bhv Chambre
Dossier BHV : La proposition de loi qui vise à scinder l'arrondissement de Bruxelles Hal Vilvorde a été prise en considération cette nuit à la Chambre. Un vote flamands contre francophones... Réactions et analyses avec nos invités dans une émission spéciale ce vendredi

JEAN-PIERRE JACQMIN reçoit :

pour le PS : successivement : Laurette ONKELINX et Elio DI RUPO

pour le MR : successivement : Didier REYNDERS et Sabine LARUELLE

pour ECOLO : Jean-Michel JAVAUX

pour le CDH : Joëlle MILQUET

pour le Spa : Bruno TOBBACK répondra à vos questions dès 8H40

pour le CD&V : Mark EYSKENS

pour l'Open VLD : Herman DE CROO

Posez-leur vos questions dès à présent sur ce blog ou 070/22 37 37

Extrait de l'émission spéciale (entre 7h40 et 8H)

JPJA : La première question que je vous poserais, Joëlle Milquet. Yves Leterme, il a toujours votre confiance ?

JM : Vous savez, aujourd'hui la question n'est pas de savoir qui est affaibli ou pas, qui a la confiance ou pas… c'est de savoir ce qu'on va faire, parce que avec ce qui s'est passé hier, alors qu'on n'était sorti d'une crise difficile, qu'on était dans un dialogue serein et respectueux, alors que plusieurs intervenants flamands disent qu'ils veulent une solution concertée sur BHV, ce qui est le bon sens, et surtout nos engagements pris par 8 partis, tant francophones que néerlandophones. Et bien on a maintenant une rupture d'engagement et on recommence une instabilité de gouvernance, un manque de respect à l'égard des Francophones et de la parole donnée et c'est la manière maintenant, nous Francophones, tenter de sortir de cela… Avec fermeté, sûrement, mais avec dignité et en pensant à l'intérêt général parce que je pense que les citoyens et tous les sondages le démontrent, on envie de tout… qu'on s'occupe surtout de leurs problèmes, mais certainement pas d'une crise pour des questions aussi superflues que celles évoquées hier soir.

JPJA : Sabine Laruelle, les négociations peuvent reprendre ?

SL : Les négociations pour poursuivre le programme socio-économique du Gouvernement, très certainement. Pour faire l'ajustement budgétaire, très certainement. Pour déjà voter le budget la semaine prochaine ou la semaine d'après, très certainement. Pour préparer le budget 2009, oui… Et donc, nous, nos priorités, on l'a toujours dit, ce sont des priorités socio-économiques. On est très content qu'on ait déjà pu voter au moins la loi programme. Mais il est clair que sur le plan institutionnel, la confiance est plus que rompue. On a négocié un premier paquet et à l'intérieur de ce premier paquet, solution négociée pour BHV, faisait partie intégrante de cet accord. Les Flamands l'ont rompu unilatéralement et donc c'est maintenant à eux de revenir et de reconstruire cette confiance. Mais en tout cas la confiance est rompue chez nous.

JPJA : Laurette Onkelinx, vous avez dit, le premier mai : ne nada, plus rien s'il y avait la mise à l'ordre du jour, si il y avait ce qui s'est passé cette nuit. Donc vous dites maintenant : on ne négocie plus… le premier paquet est à la poubelle. On pourrait le dire comme ça ?

LO : Ah, ça c'est clair que et le premier paquet de réformes institutionnelles et envisager un deuxième paquet, c'est de côté… complètement. Et donc, finalement hier, les Flamands ont obtenu ce qu'on appelle une victoire à la Pyrrhus. Ils ont fait une démonstration de force, sans rien obtenir. Je le rappelle sur le fond. Et au contraire, les avancées dans la réforme de l'Etat, sont effacées. Ce qui va se passer maintenant, c'est qu'on leur a dit clairement : plus aucune avancée où vous avez besoin des Francophones, sans d'abord qu'on règle ce problème de Bruxelles Hal Vilvoorde, sinon plus rien… ne nada… comme je l'ai dit. Et deuxièmement, on va effectivement faire des grandes réformes socio-économiques parce que notamment, le PS, pas seulement, mais le PS il n'est pas au Gouvernement uniquement pour travailler sur l'institutionnel. On veut bien faire des efforts, tout ce que l'on veut, mais… et le Premier Ministre là, l'a dit hier, à la demande des partis francophones… pour le 15 juillet si il y a une déclaration du Gouvernement à la Chambre ce sera aussi sur les réformes socio-économiques à long terme. C'est ce qu'attendent quand même les gens en terme d'augmentation du pouvoir d'achat.

JPJA : Un tour vers le téléphone… Marc Eyskens, vous avez entendu ce que vient de dire Laurette Onkelinx, entre autre. Il n'y a plus de négociations possibles et le premier paquet c'est moi qui l'ai dit, est un peu à la poubelle. Comment réagissez-vous à ça ?

ME : Je trouve ça une réaction de mauvaise humeur. Je répète encore une fois…. On peut continuer à se lancer des invectives et des vetos… A vrai dire, du côté flamand on était quand même très étonné que les Francophones aient interrompu la procédure en conflit d'intérêt. Mais enfin le passé est le passé. J'accepte le raisonnement de Madame Onkelinx, en ce sens que tout est dans tout. La solution de BHV, il n'est pas exclu que pour résoudre ce problème, il faille aussi quelque part, une innovation institutionnelle. Et dès lors, qu'on mette tout ensemble, ça ne me gène pas, à condition qu'on en sorte. De grâce qu'on libère le pays de l'hypothèque communautaire… tous ensemble…

JPJA : Herman De Croo, votre réaction à cette riposte francophone qui n'est pas seulement la procédure en conflit d'intérêt qui doit être déclenchée dans la matinée par les Francophones de Bruxelles… mais le fait que même le premier paquet engrangé il y a peu, le premier paquet de réforme… n'est plus de mise.

HDC : Monsieur Jacqmin, laissez-moi d'abord vous envoyer un bol d'air frais. Je traverse les Ardennes flamandes qui jouxtent la région des collines et les deux s'entendent fort bien. C'est un ciel bleu et un soleil merveilleux. Que cela donne la gaité à tous ceux qui sont chez vous et qui ont un peu mal dormi…

JPJA : Ah, mais je ne vous ai pas invité pour faire la météo et le radioguidage, Monsieur De Croo

HDC : …Il fait tellement bon que l'éternité du beau temps est quelque chose que j'adore. Mais c'est clair et net… ce qui s'est passé c'est un cran de plus dans la pression mise sur ??? qui vous le savez… mais il est évident qu'une solution négociée est la seule possible et les données sont très simples. Il faut des majorités spéciales… La majorité spéciale, les Néerlandophones ne la possède pas, il faut la collaboration indispensable de nos collègues francophones, pour faire des réformes en profondeur. Donc, par conséquent BHV est a négocier et la plupart des ceux qui sont intervenus, qui ont dit : même en la mettant à l'agenda, cette question, elle ne sera pas résolue. Vous m'avez totalement convaincu… Donc, je crois que pour l'instant, il y a des choses que le Gouvernement a fait et la loi programme et les lois annexes ont été votées, ce qui est important pour les gens au point de socio-économique, mais le reste sera une négociation et aussi longtemps qu'il n'y a pas d'accord global et on n'en tirera à mon avis pas très loin le record que Monsieur Verhofstadt avait quasi obtenu en 2005, il n'y aura pas d'avancées… c'est clair.

JPJA : Mais alors, pourquoi quand même passer à ce vote ?

HDC : Ecoutez il y a une logique infernale. On sent très bien que le CD&V est sous la pression de son alliée la NV-A et par répercussion quand même, le Groen, qui il y a six mois s'était abstenu, ne pouvait plus se permettre cela, en disant à la tribune nous parlons d'une même bouche, mais une partie des Verts disaient oui ou non et l'autre disait le contraire. C'est une sorte de crispation inévitable dans la conduite électorale et du vote à la Chambre, mais tout le monde est persuadé que ce serait une négociation… et heureusement.

JPJA : Est-ce que Monsieur Leterme a encore votre confiance, Monsieur De Croo ?

HDC : Ecoutez, en général, j'ai connu beaucoup de Premier Ministre, dans les quarante ans que j'ai le bonheur d'être à la Chambre. La plupart des Premiers Ministres avaient une qualité tout à fait exceptionnelle et évidente… ils étaient le patron chez eux. Pour l'instant, cette première qualité évidente et normale n'est pas très apparente chez Monsieur Leterme.

JPJA : Marc Eyskens… une réaction à cela…

ME : Monsieur Leterme est sûrement patron… C'est un terme un peu ancien régime, n'est-ce pas, mais c'est certainement notre leader au sein de mon parti, le CD&V… le cartel est bien entendu, une alliance temporaire où on négocie constamment pour maintenir un accord qui fut un accord électoral. Ne pas confondre cartel avec parti. Un parti c'est autre chose qu'un cartel.

JPJA : Cette temporalité du cartel, elle durera jusque quand ?

ME : Ca personne ne peut le dire.

JPJA : Et votre souhait à vous ?

ME : Il est évident que nous voulons une solution à nos problèmes communautaires. Cette solution passe par un compromis de part et d'autre où je le répète tout le monde doit avoir le courage de perdre un peu la face…

JPJA : Jean-Michel Javeau, on a parlé d'Ecolo on a parlé de Groen, qui cette fois-ci a voté quelque part, pour la scission ?

JMJ : J'aimerais quand même lancé un petit message à Monsieur De Croo. On sait bien qu'il se promène dans les campagnes, il nous parle des oiseaux, c'est un petit peu la même ambiance qu'après avoir lancé une bombe, on n'entend plus beaucoup de bruit par après. J'aurais bien voulu qu'un parlementaire VLD s'abstienne. Ici en l'occurrence, la chef de groupe de Groen, symboliquement a envoyé un message pour dire : nous avons toujours dit que nous voterons. Il n'y a aucune ambigüité à la création du groupe… Ils ont dit : nous voterons lorsque ça arrivera en bout de course, nous voterons BHV, mais d'ici là, nous souhaitons avoir une solution négociée et comme le disait tout à l'heure Madame Milquet : pour qu'il y ait une solution négociée, il faut négocier. Alors, je veux bien entendre beaucoup de choses, mais on a ici un parti extrêmement dominant qui ne respecte pas ce qui était prévu, qui donne le tempo et qui accélère l'agenda et qui ne gagne rien. Parce que après toutes les procédures de conflit d'intérêt, il faut encore promulguer la loi. Il faut encore qu'il y ait un accord au sein du Gouvernement néerlandophone et donc, tant qu'il n'y aura pas une grande négociation globale, ils n'auront pas d'avancées sur BHV. Donc, c'est ridicule, parce que pendant ce temps-là c'est effectivement l'entièreté de la classe politique qui prend plus de distance avec les citoyens. Et moi, j'attends à court terme, des signes très très concrets pour renouveler la confiance, parce que vous savez, la lassitude elle est grande.

JPJA : Joëlle Milquet, vous attendez aussi ce qu'on appelle le Bundestreu dans les médias flamands, en allemand… la confiance, la loyauté fédérale ?

JM : Mais je l'aurais attendue hier… Vous savez, la grande différence entre ce qui s'est passé au mois de novembre et maintenant, c'est que depuis lors, on a non seulement un Gouvernement définitif, un Premier Ministre et on a des accords très clairs qui ont été redits par trois fois. Notamment, sur la solution concertée. Et donc, la confiance, c'était hier qu'il fallait la donner. C'est un peu facile après de nous demander à nous comment est-ce qu'on va réagir par rapport à cela. Et moi je voudrais dire à Monsieur Eyskens… j'entends bien qu'il parle d'alliance temporaire… le terme temporaire me semble important… Mais c'est une alliance temporaire qui prend le pays en otage depuis longtemps et il faudra qu'un moment on prenne un peu les responsabilités, par rapport à la gestion de l'Etat. Parce que quand on fait de la politique on n'est pas là pour faire des crises. On est là pour gérer et trouver des solutions. Et bien hier, ce n'est pas tout à fait ce qui s'est passé.

JPJA : Alors, hier, à la tribune, Yves Leterme est monté un moment, dans l'après-midi pour faire une déclaration et il dit ceci… Je vais le citer et puis je vous demanderai ce que vous entendez par là parce que visiblement à l'agence Belga, on n'a pas compris les choses, exactement. En ce qui concerne les lignes de force a dit le Premier Ministre, la réforme des institutions en particulier, le travail relatif à l'élaboration d'une solution négociée au dossier de BHV et en ce qui concerne les lignes de force de la politique socio-économique, le Gouvernement s'engage à nouveau, comme il en a été convenu, à faire une déclaration sur l'ensemble de ces sujets, le 15 juillet. Qu'est-ce qui se passe le 15 juillet ? Sabine Laruelle…

SL : Le 15 juillet on verra où on en est et on verra où on en est dans la confiance ou non retrouvée. C'est clair, pour nous que ce qui nous importe maintenant c'est d'avancer sur le socio-économique, on doit préparer un ajustement budgétaire…

JPJA : Mais ça veut dire quoi… quand il dit déclaration, cela veut qu'il va remonter…

SL : Et donc, il y aura une déclaration du Gouvernement, et en tout cas il y aura un contenu socio-économique et on verra bien sur le reste où on en est dans la solution de reprise de confiance, parce que quand j'entends Monsieur Eyskens qui a l'air de dire que ce sont les Francophones qui sont agressifs parce qu'ils n'ont pas continué la procédure, vous savez, on a vraiment l'impression et ce n'est pas moi qui l'ait trouvé, mais de dire : les Flamands c'étaient… on agite le drapeau, on veut négocier, on veut négocier, mais on continue à tirer à vue et donc Francophones, cachez-vous. Et donc, c'est complètement inacceptable ce qui s'est passé hier. C'est aux Flamands maintenant, à la classe politique flamande, si il y en a encore l'un ou l'autre qui ont les sens des responsabilités, à faire le premier pas, à revenir vers les Francophones et d'apporter une solution pour que la confiance se réinstaure petit à petit.

JPJA : Joëlle Milquet, le 15 juillet, qu'est-ce qu'il y a sur la table ?

JM : J'espère qu'il n'aura quand même pas échappé aux journalistes compétents que vous êtes, que c'est une phrase plus que générale… Pourquoi ? Parce que les Francophones l'ont exigé comme ça, parce qu'il n'était pas question, alors qu'on voit bien ce qui s'est passé, que par ailleurs, ayant reçu une gifle, on vienne, nous, à genoux… dire : mais vous savez on va bien respecter tous les engagements pris dans le premier paquet, dans le deuxième paquet et allons-y gaiement. Non… Donc, c'est une phrase large parce qu'on ne sait pas vers où on va. Donc, ça veut dire qu'on verra le 15 juillet. Alors sûrement, mon intention comme CDh également, est évidemment de faire un Gouvernement pour les gens, avec toutes les avancées socio-économiques que nous devons faire. Mais pour le reste, on verra bien ce qui se passe. En tout cas, trouver une solution négociée pour BHV le reste on verra bien.

JPJA : Laurette Onkelinx, 15 juillet…

LO : C'est une phrase qui transcrit les avertissements que nous avons donné à Yves Leterme et aux partis flamands de la majorité…

JPJA : Mais ça veut dire qu'il n'y aura plus de deuxième paquet. Il devait y avoir un gros paquet de réformes ?

JM : Il n'est pas évoqué en tout cas…

LO : Nous avons dit : si vous faites ça… alors, pour ce qui concerne la réforme de l'Etat, ce n'est plus rien du tout, tant qu'on n'a pas de solutions pour Bruxelles Hal Vilvoorde et de toute façon le 15 juillet… oui, on veut une déclaration, mais pas nécessairement sur l'institutionnel, mais beaucoup plus sur le socio-économique et notamment sur la réforme sociale.

JPJA : Jean-Michel Javeau, une réaction et puis on ira prendre les réactions de nos deux invités néerlandophones…

JMJ : Ma réaction c'est que je crois qu'on va tout doucement se rendre compte, y compris au nord du pays que tout ce qui avait été négocié jusque là, il va falloir tout recommencer, puisqu'on a rompu une partie de l'accord. Premier problème, mais ce n'est vraiment pas pour mettre de l'huile sur le feu, mais ça va être difficile quand même, d'avoir de la confiance, y compris dans les autres dossiers. Donc, on sait très bien quel est l'impact communautaire dans les dossiers économiques et donc ici il y a quand même une rupture de confiance j'imagine, au sein de la majorité par rapport aux engagements du premier.

JPJA : Marc Eyskens, votre réaction à ce qui vient d'être dit autour de la table…

ME : Mais le 15 juillet il faut pour acter quand même un progrès notable dans tous les dossiers. Je crois aussi, comme mes collègues que le socio-économique est extrêmement important, la crise économique mondiale n'est pas terminée, ni la crise financière et dès lors, là il faut un Gouvernement, absolument. Et donc, affaiblir le Gouvernement, parce que l'on ne veut pas progresser sur la voie du communautaire, je crois que c'est un peu dangereux et un peu irresponsable. Et donc, on semble maintenant…

JPJA : Réactions ici autour de la table…

LO : Mais la réaction c'est simplement que le CD&V est pyromane et puis il fait la leçon… Ca ça ne va pas. Il faut choisir la méthode…

ME : On semble faire de BHV, un préalable absolu…

LO : Absolument !

ME : Je ne crois pas que ce soit de bonne guerre…

LO : Peu importe sera comme ça !

ME : Il faut intégrer BHV dans une solution communautaire globale sinon ça n'ira pas…

SL : Mais les Flamands ont imposé leurs vues hier…

JPJA : Alors, la réaction d'Herman De Croo… Le 15 juillet, qu'est-ce qu'il y a Herman De Croo ?

HDC : Oui, c'est important parce que certains prétendaient que BHV serait gardé au chaud jusqu'au printemps prochain pour servir au cartel, de tremplin pour les élections régionales de juin 2009. Or, le fait d'avancer une solution de BHV, dans une solution globale, va enlever au cartel, cette sorte d'arme électorale qu'ils caressaient dans leurs espoirs de renouveler une victoire en juin prochain. Donc avancer la solution de BHV dans un contexte global, me paraît nécessaire pour éviter le réchauffement, aux élections de juin prochain…

JPJA : Mesdames, Messieurs, merci. Vous restez avec nous… Questions-Public tout à l'heure. Questions-Public qui est avancée ce matin. Il n'y aura pas de revue de presse Inter, tellement il y a des réactions sur le blog et dans Questions-Publiques.

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Voici les sites qui parlent de 09/05 - BHV : Vos questions à nos nombreux invités sur les dicussions de cette nuit à la Chambre :

Commentaires

La stratégie du pourrissement


Loin d’une désorganisation ou d’un manque de volonté politique, la stratégie actuelle du CD&V/NV.A, jusque et y compris l’attitude apparemment pusillanime de son chef de file et actuel Premier Ministre Yves Leterme, semble de toute évidence obéir à une logique bien précise et préparée de longue date. A la base de cette logique : la décision ferme et irrévocable de réaliser, à terme, la scission de la Belgique et l’indépendance de la Flandre, si nécessaire sous le couvert d’un état confédéral. Cette décision est, faut-il le rappeler, comprise explicitement dans les cinq résolutions votées à très large majorité par le Parlement flamand le 3 mars 1999, sorte de déclaration d’intentions d’indépendance de la Flandre. Ce texte a déjà presque dix ans, et n’a bien sûr jamais été désapprouvé par les partis qui l’ont voté. Or, de la coupe aux lèvres, il y avait un peu plus que 5 minutes de courage politique, et les obstacles étaient nombreux. Parmi les plus évidents, citons : l’opposition des francophones, les structures elles-mêmes de l’Etat belge dont le démantèlement serait potentiellement coûteux, l’opinion internationale et particulièrement européenne, la monarchie (quoique, si peu), et enfin, et non des moindres, l’opinion publique flamande qui, si elle se montre favorable à plus d’autonomie, reste encore assez frileuse à l’idée d’indépendance. Face à ces obstacles, il semble impensable que les états-majors des partis qui se sont depuis lors succédés au nord du pays (dont les habitants sont réputés pour leur pragmatisme et leur sens de l’organisation) n’aient pas élaboré une stratégie pour réaliser cet objectif ambitieux. Qu’en est-il du parti de Mr Leterme ? Une lecture rétrospective de son évolution depuis le vote desdites résolutions laisse songeur :
Juin 1999 : suite à la gestion contestée de l’affaire Dutroux et de la crise de la dioxine, le CVP se prend une déculottée historique aux élections régionales et fédérales, et se retrouve dans l’opposition (comme son homologue francophone le PSC). Sous la houlette de son président Stefaan De Clerck, il entreprend alors une lente reconstruction. Cette reconstruction ira dans le sens d’une radicalisation nationaliste très nette.
Octobre 2001 : le parti se dote d’un nouveau nom : Christen, Democratisch en Vlaams (CD&V), radicalise son identité flamande et opte officiellement pour le modèle institutionnel confédéral.
Juin 2003 : en proie à diverses tensions internes, le parti perd une nouvelle fois les élections fédérales. Très contesté, Stefaan De Clerck cède la place à un homme resté jusque là relativement discret, Yves Leterme, catalogué modéré mais appartenant à la génération qui a opté sans complexes pour le confédéralisme.
Sous sa houlette, le parti tente de récupérer une part des voix rendues disponibles par l’éclatement de la Volksunie en 2001 et fait des avances à l’une des deux formations issue de cette dissolution, la NV.A de Geert Bourgeois. Avances qui se solderont par la formation du cartel CD&V/NV.A en février 2004.
Juin 2004 : le cartel devient la première formation en Flandre ; Yves Leterme prend la tête du gouvernement flamand et laisse la présidence à Jo Vandeurzen. A la tête d’une région florissante, le cartel ne cessera d’affirmer ses revendications autonomistes, conforté en cela par les « affaires » éclatant au Sud du pays et l’attitude de refus des partis francophones sur les questions communautaires.
Juin 2007 : « Monsieur 800.000 voix » et son parti se retrouvent en position de former une coalition pour un gouvernement fédéral. La seule question est : en ont-ils vraiment l’intention ?
On peut se la poser, au vu de l’attitude du CD&V et de la NV.A depuis ces résultats, et au vu de l’objectif qu’ils se sont posés : réaliser la naissance d’un Etat flamand à part entière. En effet, quelle attitude permettrait de surmonter au mieux et dans les meilleurs délais les obstacles qui se dressent devant cette voie royale (pardon : républicaine) ? La stratégie du pourrissement, bien sûr !
J’y vois pour ma part des avantages importants :
- la démonstration à l’opinion publique flamande qu’il n’y a plus moyen de vivre ensemble, que les francophones sont décidément tellement obstinés et égoïstes qu’ils freinent l’expansion de toute la nation flamande aux seules fins de protéger leurs propres intérêts ;
- la décrédibilisation de la Belgique sur la scène internationale, preuve que ce pays a perdu toute raison d’être ;
- la possibilité de rejeter la responsabilité de l’échec sur les partis francophones, car comment peut on expliquer un échec aussi flagrant au niveau fédéral alors qu’au niveau fédéré, le même cartel s’acquitte de sa tâche avec brio, si ce n’est par la mauvaise volonté et l’incompétence des francophones ?
- enfin, cette attitude fournit la démonstration que le pays peut fonctionner avec un niveau fédéral réduit à sa plus simple expression, préfiguration de ce que serait un gouvernement confédéral.
En essayant de me mettre à la place des dirigeants du CD&V, au vu des avantages que confère cette stratégie, je n’hésiterais pas longtemps. Le risque majeur en réside toutefois dans le fait que, si ce choix est ébruité, l’opinion, même publique, risque bien de faire payer cher une telle attitude. Il est donc absolument nécessaire de l’assortir de démentis véhéments et de professions de foi fédérales répétées, tout en laissant la NV.A dire tout haut ce que le reste du cartel pense tout bas.
Les partis francophones commencent, un peu tard, à s’en rendre compte et font la seule chose raisonnable qu’il y ait à faire : résister.
Cette résistance ne peut se limiter à un refus d’avancer dans une nouvelle réforme de l’Etat. A force de n’être demandeur de rien, on n’obtient pas grand’ chose … Devant l’imminence de la réalisation des appétits autonomiste du Nord, le Sud se doit de préserver ses intérêts. Cela passera selon moi par des exigences fortes posées comme conditions à toute nouvelle réforme. Citons parmi les idées les plus en vue :
- l’élargissement de Bruxelles, qui permettrait de résoudre à la fois le problème structurel de sous-financement de cette région pourtant si lucrative pour l’ensemble du pays (et la Flandre en particulier), et le problème des communes à facilités de la périphérie, servirait de monnaie d’échange à la scission de BHV, et établirait un lien géographique entre Bruxelles et la Wallonie. Les Flamands ne veulent pas en entendre parler ? Tant mieux, cela veut dire qu’on appuie où ça fait mal et qu’il y a là un point sensible à exploiter.
- renforcer le statut de Bruxelles comme région à part entière, et favoriser l’établissement d’un pôle birégional Wallonie-Bruxelles sur le modèle de la proposition Picqué-Demotte ;
- faire adopter par les parlements wallons et de la communauté française une résolution actant ces prises de positions, comme pendant francophone à la déclaration du Parlement flamand de 1999
- exiger l’établissement du siège du Parlement et de l’exécutif flamands en région flamande, dès lors que la future Confédération de Belgique sera organisée sur base géographique régionale pure.
Cela semble totalement irréaliste ? Signalons aux sceptiques que les résolutions du Parlement flamand de 1999 semblaient tout aussi irréalistes aux yeux de beaucoup de francophones, et qu’elles sont en passe de devenir réalité. Les partis flamands nous montrent qu’une volonté politique forte et maintenue suffisamment longtemps peut rendre inévitable ce qui paraissait jusque là impossible.
Quelle soit l’issue de la saga communautaire que nous vivons actuellement (Belgique fédérale largement décentralisée, confédération ou éclatement pur et simple), il devient dès à présent vital pour les francophones de durcir leurs positions face aux revendications flamandes, sous peine de se voir dépouiller de tous leurs avantages sans même s’en rendre compte. Le démantèlement de la Belgique est à l’œuvre dès maintenant, et il se fait largement à l’avantage du Nord du pays.

Qu'ils prennent leur indépendance et qu'on en parle plus, je ne serai plus obligé de parler cette langue qui ressemble à un borborygme.
(borborygme n.m. Définition: Bruit de gargouillement produit par la mobilisation des gazdans un segment du tube digestif ...)
Mais le prix à payer sera lourd, prélèvement de l'ipp sur le lieux de travail etnon plus sur le lieux de la résidence ( merci les 20% d'emplois occupés par les migrants flammnds chez nous, Bruxelles unilingue ( on ne va pas s'emmerder encore pour 10% de la population de Bruxelles), vignette routière pour le non résident des 19 communes pour pouvoir rouler à Bruxelles, durcissement des normes de bruits de la région pour bloquer le trafic aérien au dessus de la capital et toucher les astreintes etc...
Bien entendu la Wallonnie va en baver pendant quelques années, mais ne dépendant plus que d'elle même je suis persuadé qu'elle mettra moins de 10 ans a retrouver un dynamisme économique (exemple de la Slovaquie). Elle possède des atouts touristiques et une situation au carrefour de L'Europe qui ne demande qu'a être mis en valeur au seul profit de la wallonnie et non plus au profit d'entreprise flamande opérant en wallonnie (rapatriant ses bénéfices en flandre).
Et puis on va laisser la flandre payer la charge des pensions ( avec un natalité quasi négative je rirai bien dans 15 ans ).
Elargissement de la région bruxelloise pour pouvoir avoir un continuum entre la wallonie et Buxelles. Signature par la flandre des la convention sur le respect des minorités, cz qui donne des garanties pour les francophones habitant en flandre.
Tout ça pour dire que il ne faut pas avoir peur des flamands et surtout ne plus jamais subir leur diktat, ils veulent se replier sur eux même grand bien leur fassent, je ne m'en porterai que mieux. Bon vent Messieurs les flamands et que le diable vous emporte.

Merci pour votre émission car elle clarifie souvent mieux les choses que de longs discours . Je crois avoir compris la problématique BHV ce matin grâce à la confrontation Bruno Tobback-Elio Di Rupo . A mes amis neerlandophones je saurai quoi répondre lorsque dans nos discussions , ils appuieront la scission de BHV ; je leur poserai la question suivante : seriez-vous d'accord , alors que vous vous êtes engagé dans une société parce qu'elle offrait une pension extra-légale intéressante , que quelques années plus tard on vienne vous dire : "ah non , on va supprimer les pensions extra-légales ; même pension pour tous " .Même les flamands ne seraient pas d'accord avec cette suppression et pourtant c'est une chose similaire qu'ils veulent faire avec la scission de BHV : supprimer les droits acquis par les francophones qui sont allés s'installer en périphérie dans un certain contexte politique que les flamands veulent modifier aujourd'hui . Ce n'est pas digne d'un état de droit .

Il y a 6 mois environ, j'ai entendu sur vos antennes un politologue prétendre que "la politique, c'est la gestion des conflits par des professionnels. Ils y sont préparés, il y sont formés". Pas la population. Dans la plupart des cas, les gens recherche plutôt paix et tranquilité. Les "politiques" savent-ils ce qu'ils font subir à la population par de tels concepts ? Quelles angoisses sont en train de monter de la "Belgique d'en bas" ? De quelles tristesses et douleurs sont-ils responsables ? Beaucoup d'intervenants dans les blogs ont des réactions épidermiques (scission, rejet des autres...) car ils ne veulent qu'une chose : que ces querelles perçues comme infantiles cessent ! La Belgique n'est pas un échiquier où les politiciens peuvent exercer leur habilité en stratégie, que diable !
Il me semble que les Politiques devraient être des guides bienveillants au service de TOUS les citoyens, et non des bêtes électorales à la recherches de voix.

Pour Ecolo : ne serait-ce pas le moment de "faire de la politique autrement" ?

Comme Yves Leterme, je suis né en Wallonie, j'y ai commencé mon enseignement primaire, et je vis actuellement en Flandre, à Zaventem pour être précis. Que les Flamands décident si je suis des leurs ou pas!
Quand Mark Eyskens (que j'apprécie pour sa sagesse) cite l'exemple du Louvaniste qui va habiter à Wavre et doit bien apprendre le français, je voudrais lui faire remarquer que la situation des francophones de la périphérie est différente. Les Flamands ont l'habitude de les considérer comme des intrus venant imposer leur langue. Alors, prenons les "pages blanches" concernant Wezembeek-Oppem. On y trouve 13 pour-cent de noms commençant par "Van" et 12 pour-cent commençant par "De" suivi d'une dénomination flamande. Si on y ajoute les noms commençant par K, ou possédant un y suivi d'un n, ayant peu de chance d'être d'origine française, on devrait atteindre les 40 pour-cent. Il faut noter que la plupart de ces personnes on fait inscrire en français le nom de leur rue dans l'annuaire.
Ces gens sont donc des Flamands de souche qui ont décidé d'évoluer vers la langue la plus utilisée dans la région de Bruxelles, tout en restant sur la terre flamande. On est donc loin d'une majorité d'intrus francophones qui veulent imposer le français sur la terre flamande.

COMMENT VOULEZ VOUS QUE LA BELGIQUE AI CONFIANCE AU GOUVERNEMENT SI EU MEME NE CE FONT PAS CONFIANCE TOUT COMME MONSIEUR LETERME UNE FOIS QU'IL N'Y ARRIVE PAS IL ABANDONNE ET UNE FOIS QUE LES PROBLEME SON REGLER IL REVIENT AU POUVOIR ET C LUI LE PREMIRER MINISTRE DEçU D'ETRE BELGE

Je suis un concitoyen bilingue vivant a Watermael Boitsfort. Cette commune était totalement flamande avec une minorité francophone quand j'y suis né (1962). Aujourd'hui, grace a la gestion de la commune par le FDF, les Flaments n'ont presque plus de droits. La même chôse se passe a Tervueren, Hoeilaart, Overijse, Rhode-S-G, etc... Ces communes se trouvent au sud de Bxl, et sont donc coincé entre Bxl et la Wallonie. C'est donc inévitable que ces communes deviennent petit à petit frocophone. A mon avis, les Flaments essayent par tous les moyens légales de se défendre pour que cela se passe dans les communes en Flandre.

Comme l'a dit Mark EYSKENS ce matin, pour résoudre BHV, il faudra faire des compromis des 2 côtés de la frontière linguistique ...
Alors pourquoi le monde politique n'envisagerait-il pas une véritable solution à BHV, une solution qui permettrait également de résoudre d'autres problèmes : l'extension de la région de Bruxelles-Capitale à la région de Bruxelles-Brabant !
- plus de facilités puisque la région de Bruxelles-Brabant est bilingue,
- plus de problèmes de financement de Bruxelles-Brabant puisque les gens qui travaillent dans la région y vivent également,
- un pont très large entre la Flandre et la Wallonie, signe d'unité,
- et quelqu'un qui déménage de vilvoorde à Wavre pourrait continuer à parler flamand ...

ACCEPTER LA SEPARATION ! Mais en revange refuser tout les produits en provenance de la Flandre. Regardez combien de produit de matieres premieres en provenances de Flandre se trouvent dans nos Grandes Surfaces. Ouvrez les Yeux ...

Pourquoi ne pas laisser la Flandre devenir indépendante, la Belgique continuerait à vivre avec les Bruxellois, les Wallons et les Germanophones.
Demandons aux Flamands de se choisir une autre capitale donc de retirer leur parlement de Bruxelles.Ouvrons les yeux

Llivia: dans le département français des Pyrénées Orientales, les habitants d'une petite ville , Llivia, ont, depuis 1659, le droit d'être espagnol; marlgré tous les conflits franco-espagnols, ce droit n'a jamais été remis en cause.

1/Que proposez-vous pour les habitants de la périphérie, hors communes à facilités? J'habite à Beersel, je crains pour mes droits et je n'entends pas ce que vous proposez pour les protéger.
2/je suis abattu par les réactions d'autres francophones qui ne semblent pas comprendre que les francophones de la périphérie risquent perdre des droits fondamentaux! CE N'EST PAS QUE SYMBOLIQUE, NOUS RISQUONS DE PERDRE DES DROITS!!!

Si le problème de BHV n'est qu'un problème de vote possible entre l'une ou l'autre communnauté.
Et sachant que nous sommes encore dans un pays démocratique. Ne serai t il pas tant de mettre enfin un liste commune à tous le territoire. Je trouverai drole de voir Mr Elio Di Rupo élu à Anvers

LE respect des francophones ?!
Et le respect des bruxellois, où est-il ?
Les bruxellois ont l'impression d'être un os disputés par deux chiens linguistiques !
Pourquoi ne pas virer les communautés linguistiques pour 4 régions à égalités : flamandes, wallone, germanophone et Bruxelles élargie (à BHV) : Bruxelles sera alors bien bilingue et ne sera ni phagocytée par la Flandre et ne se verra plus soit-représentée par une "communauté francophone" qu'on pourrait surnommé "gouvernement wallon bis" ?!

Couteau sur la gorge via la Nva pouvez vous nous expliquer les raisons qui font que le Cdnv est poussé a tort et a travers par la nva ainsi qu' une explications sur ce cartel / ceci pour la compréhension d un francophone ?

Comment pouvons-nous dormir alors que nos lits sont en train de brûler ???

Lorsque les droits des francophones de la périphérie ont été accordé, ce fut le résultat de négociations, ou les flamants ont reçu des choses en échange des droits accordés aux francophones.
Les flamands veulent remettre en cause les droits accordés aux francophones. Qu'en est -il des droits accordés alors aux flamands ? Sont-ils eux aussi renégociés ?

Que la Flandre me rachète donc ma maison. Je l'ai achetée en connaissance de cause ... CAD AVEC FACILITEES !!!

Je suis Francophone, Liégeois de sucroit, je suis parfait bilingue et fier de l'être.
Que les Francophones apprennent le Néérlandais et qu'on arrête de s'indigner.
Les Francophones sont en fait les vrais demandeurs, contrairement à ce qu'ils prétendent. Ils sont demandeurs d'immobilisme, de peur de se retrouver seuls à gérer leur avenir. Pour un marriage réussi, on doit être 2, on ne peut pas tenir les Flamands en otage et imposer cet immobilisme. On a attendu trop longtemps pour donner des signaux positifs à la Flandre quant au redressement économique de la Wallonie, trop de temps perdu, les Flamands en ont marre et je les comprends!
Bien à vous

Dans quelques jours, cela fera bientôt 1 an que l'on a voté. Et qu'est-ce que nos élus ont fait durant cette année ? Rien !!! Nada !!! Schnol !!!

Ne devrait-on pas appliquer aux politiciens le même "plan d'accompagnement" que celui infligé aux chômeurs ?

Avez vous demandez,si les flamands se rendent-ils compte ce qu'ils font en votant BHV ??

Si les francophones freinent des quatre fers pour ne fusse que d’éviter que la scission de BHV soit seulement à l’agenda, alors j’en conclue qu’ils n’ont pas la conscience tranquille ! De quoi ont-ils peur ? Expliquez-nous. Ca fait tellement mal à la langue d’oser de parler une autre langue ? Pauvre Belgique !

Bonjour,

Je m'interroge sur l'utilisation des structures régionales (basées sur le territoire) et communautaires (basées sur la langue). D'un point de vue conceptuel, n'y a-t-il pas confusion des genres ?

Ne parle-t-on pas trop souvent et par abus de langage de flamands pour désigner les néerlandophones ? Il me semble que notre condition de Flamand, Bruxellois ou Wallon est définie par la région dans laquelle nous habitons et, en ce sens, les francophones habitant en Flandres sont flamands. Le vrai problème ne réside-t-il pas dans le fait que le concept communautaire est mal utilisé puisqu'il est en fin de compte également appliqué à des territoires ?

S'il était possible, vu la définition de l'expression "langue nationale", d'utiliser celle des 3 de son choix peu importe son domicile, tout ceci n'aurait pas lieu.

Bonne journée,
Un Wallon, petit-fils d'un Flamand, d'une Bruxelloise et de 2 Wallons

le pays n'est il pas dans l'antichambre du séparatisme?
au point où nous en sommes ne ferrions nous pas de faire comme les tchécoslovaques

En tant que travailleur frontalier au Luxembourg (pays dirigé par de vrais dirigeants avec une certaine vision d'avenir) j'essaie de m'adapter et d'apprendre progressivement la langue du pays ou de parler tout au plus en allemand. Les péripéties BHV me laissent de glace et sont le reflet d'une infime partie de la population de ce triste pays qui ne veut même pas aller vers l'autre.

Autre chose. Provenant d'une région qui a fortement souffert du nazisme et de la guerre (Bastogne pour ne pas la citer), j'ai beaucoup de difficultés à comprendre qu'un extrémiste clairement de droite comme Bart de Wever dicte sa façon de penser et de faire à la totalité de la population belge. Le comportement de ce triste clown me fait vraiment peur et craindre le pire. Les démons du passé ne sont jamais loin.

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