28/08 - La revue de la presse belge
Didier Delafontaine vous a présenté la revue de la presse belge, le tour d'horizon des quotidiens belges.
La saga Belgacom fait l'objet dce tous les commentaires ce matin, avec un fil rouge: le gouvernement n'a pas joué son rôle. La médiocre saga autour de Didier Bellesn, écrit par exemple Pierre Francois Lovens dans la Libre Belgique. Accusations, manipulations, coups bas.Et pour c ouronner le tout, un ultimatum fixé aux douze coups de minuit. Tous les acteurs, y compris M. Bellens, ont adopté des attitudes médiocres. Il est regrettable que l'Etat actionnaire n'ait pas été en mesure d'éviter le déballage et d'arbitrer un conflit aussi désastreux. Et Pierre Francois Lovens se penche sur le cas Belles, gestion brutale des ressources humaines, relations désastreuses avec son CA. Mais, conclut l'éditorialiste, il est assez hypocrite de voir l'état actionnaire et ses représentants crier au scandale alors que ce sont eux-mêmes qui ont conclu le contrat de Didier Bellens.
Il est minuit, docteur Bellens, lance Laurent Fabri dans l'Echo. Le commentateur remarque que le changement de majorité politique a forcément modifié la donne. L'état actionnaire a changé, le conseil d'administration doit forcément refléter ce changement. Bel exemple de corporate gouvernance, de saine gestion, ironise Laurent Fabri. Qui décortique le message politique: peut mieux faire pour le même prix. Bellens devra se contenter d'un salaire moindre, sa note stratégique n'ayant visiblement pas impressionné le gouvernement. Cela ressemble furieusement à un nivellement par le bas, conclut Laurent fabri.
Et le consommateur dans tout ça ? C'est la question posée par Frans De Smet dans le Nieuwsblad. Ils ont, affirme-t-il, intérêt à voir la concurrence s'ouvrir, plutôt que de financer une entreprise gérée par les pouvoirs publics. D'autant, explique en substance le commentateur, que ces mêmes pouvoirs publics ont été incapables de gérer le cas Bellens. Une seule leçon à en tirer: la libre concurrence est bien plus profitable que la mise sous tutelle d'une entreprise d'intérêt public.
Dans la Gazet Van Antwerpe, Marc Balduyck dénonce également la politisation du CA de Belgacom. On a perdu trop de temps, écrit-il: Deutsche Telecom et France télécom ont des années d'avance sur Belgacom.
Le cas de Didier Bellens occupe l'essentiel des éditoriaux ce matin, Didier. A une exception près, celle du Soir
Le Soir où Maroun Labaki revient sur la reconnaissance par Moscou de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie. Le cessez-le-feu négocié par la France au nom de l'Union européenne n'a pas été respecté, explique-t-il en substance. Et l'Europe paye le prix de sa reconnaissance de l'indépendance du Kosovo. La majorité des pays de l'UE, encouragés par les Etats-Unis, avaient pris quelques libertés avec le droit international, restant sourds aux protestations pourtant tonitruantes de Moscou. Nos dirigeants se sont alors gravement trompés. Mais l'Europe a tenté le coup, elle a joué, et elle a perdu, conclut Maroun Labaki.
Je signalerai encore le dossier consacré par Vers l'Avenir aux grands procès qui devraient cloturer l'année: celui de Marcel Habran, de Abdallah Ait Oud, de geneviève Lhermitte, et de l'assassin présumé de Joe Van Holsbeek. Et puis, dans le Soir encore, la rentrée du gouvernement wallon:avec cette citation du patron des entreprises wallones, Vincent Reuter: il est temps que le gouvernement wallon dresse le bilan des résultats réeelement engrangés par le plan Marshall, on ne peut plus se contenter d'affirmations selon lesquelles les bénéfices ne peuvent en être mesurés qu'à long terme.
Enfin, Africa, si vous voulez savoir quel est le parfait séducteur, en cette année 2008, branchez vous sur la troisième chaine néerlandaise ce soir. En résumé, il a du pouvoir, de l'argent (ça on savait déjà), est glabre, sauf sur le crâne. A moins qu'il ne soit artiste et séduise par ses ouevres: cela fonctionne, paraît-il, comme le paon: les plumes ne servent à rien, mais elles séduisent.




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