Après trois jours de crise, les marchés financiers sont repartis à la hausse. On attend toujours la confirmation du plan de sauvetage des banques aux Etats-Unis. La main invisible du marché a-t-elle déjà tout réglé ? Faut-il revoir de fond en comble le système financier international. Benoît Patris reçoit Riccardo Petrella, économiste et auteur de "Pour une nouvelle narration du monde" et Olivier Willocx, Administrateur délégué de l'Union des Entreprises de Bruxelles.
Dès à présent, posez vos questions via ce blog ou par téléphone au 070/22.37.37 .
BP : Avec nous, en studio, Riccardo Petrella, économiste et auteur de plusieurs ouvrages et Olivier Williocx, Administrateur délégué de l’Union des Entreprises de Belgique. Bonjour !
- Bonjour !
BP : Le marché est-il la pire ou la meilleure des choses. La main invisible existe-t-elle ? Faut-il faire confiance à l’entreprise privée ou à la collectivité. Nous allons le voir avec vous pendant le quart d’heure qui suit, mais d’abord une question sur l’actualité, Olivier Willocx. Le Sénat américain a approuvé, cette nuit, le plan Paulson, le sauvetage des banques américaines. Est-ce que c’est une bonne nouvelle ?
OW : Je pense qu’en tout cas, pour les marchés, c’est une bonne nouvelle. C’est-à-dire que si ça n’avait pas été le cas, je pense que ça aurait été une très mauvaise nouvelle. C’est une manière de répondre en deux temps.
BP : Alors, une bonne nouvelle pour les marchés. Est-ce que c’est une bonne nouvelle pour nous ?
OW : En tout cas, pour nous Européens, c’est vraisemblablement, plutôt une bonne nouvelle. L’autre débat est de savoir si pour les Américains c’est un bon plan et effectivement il y a dans le plan américain, en tout cas si j’étais américain, un ensemble de chose qui sont peut-être à dire.
BP : Alors, Riccardo Petrella, est-ce que c’est une bonne nouvelle, l’adoption de ce plan Paulson ?
RP : Oui, effectivement ! Il fallait intervenir. Quand il y a un corps qui perd du sang, il faut un lui injecter du sang, mais on peut se demander si cela est effectivement un signe d’une santé uniquement fragile ou bien d’une santé très mauvaise. D’ailleurs, comme homme de la rue, je pense que je vais me demander : comment ça se fait que pendant des années, dans années, il n’y avait pas d’argent pour les 52 millions de pauvres, qui n’ont même pas de soins de santé. Il n’y avait pas d’argent pour l’éducation, il n’y avait pas d’argent pour les enfants en difficulté et maintenant, immédiatement… paf, comme une baguette magique, le système américain est capable de trouver 700 milliards et de continuer à faire 700 milliards aussi de dépenses militaires.
BP : L’Etat qui intervient, c’est une bonne nouvelle pour vous ?
RP : L’Etat doit intervenir, dans le sens qu’il n’y a pas d’économie en l’absence de règles de participation directe de la part de la collectivité, exprimées par les institutions publiques. C’est une faute extrêmement grave, celle de tous ces dirigeants, qui depuis trente ans nous disent que le bonheur passe par l’absence de l’Etat. Mais une autre chose c’est que quand l’Etat est utilisé par les mêmes groupes dirigeants, par les mêmes groupes d’intérêts économiques, qui ont mis totalement le système en crise, pour uniquement se sauver et socialiser les coûts. Au fond, comme on dit, c’est correct. Encore une fois l’homme de la rue va dire : mais pourquoi, finalement, nous les gens, nous devons socialiser les coûts. L’Etat est bon pour ça. Et puis quand il faut avoir la capacité de la richesse de nos activités économiques, l’Etat ne doit pas intervenir.
BP : Alors, Olivier Willocx, qu’est-ce que vous en pensez. Parce que vous vous êtes plutôt pour une intervention de l’Etat, dans ce cas-ci ? Quand on sauve les banques, on est pour l’Etat et quand on sauve d’autres, on n’est plus pour l’Etat ?
OW : La question évidemment est la manière d’intervenir. Faisons simplement une comparaison… c’est qu’aux Etats-Unis, on a choisi une technique. C’est-à-dire pour l’essentiel un abaissement des taxes, mais ce n’est pas l’élément essentiel. Le deuxième, c’est effectivement le rachat par le Trésor américain, des titres dont personne ne veut.
BP : Les toxiques, comme on dit ?
OW : Les toxiques. Et donc le gouvernement se substitue très clairement au marché. Et donc, il y a là aujourd’hui (pour les Etats-Unis c’est quand même assez curieux de le constater) une substitution. En disant : il y a des papiers que personne ne veut et bien l’Etat va les acheter puisqu’ils ne valent rien. Et, effectivement, dans ce cas-là, je comprends assez bien la thèse de Monsieur Petrila qui dit : attendez… comment est-ce qu’on a de l’argent (parce qu’on sait que c’est de l’argent à perte). Le cas belge est un cas totalement différent. Pourquoi ? Parce qu’ici le Gouvernement participe à une augmentation de capital. Je voudrais bien voir à quel taux le Gouvernement belge a acheté les titres. On entend des chiffres circuler : 2,08… des titres de Fortis. Il est évident que 2,08 c’est plutôt une très, très bonne affaire pour l’Etat. Et donc ici il n’y a pas une mutualisation…
BP : Donc ici, là, vous êtes d’accord… l’Etat doit intervenir pour les banques belges ?
OW : Pour les banques belges, certainement. Je pense que la Belgique a fait quelque chose qu’il fallait faire.
BP : …quand on est plutôt partisans d’une doctrine libérale ?
OW : Non, parce que c’est la théorie des trois fois win, win, win. Pourquoi ? Parce qu’ici on sauve quoi ? On sauve d’abord des banques qui sont quand même… Si les banque vont en morceaux, il y a un ensemble de l’économie, qu’on appelle « réelle », mais que je n’aime pas appeler « réelle », parce que toutes les banques sont aussi une économie réelle… mais toute l’économie qui va suivre, c’est bon pour le citoyen parce qu’on n’a pas un effondrement général de la confiance et c’est bon pour l’Etat, vraisemblablement, parce qu’on l’a vu en Suède, parce que l’Etat, à la fin des courses, va vraisemblablement faire une superbe plus-value sur actions, quand le marché ce sera calmé.
BP : Vraisemblablement… Ce n’est pas sûr ?
OW : Ecoutez… Vu le prix où ils ont acheté… En tout cas ce n’est pas un pari très, très risqué.
BP : Riccardo Petrella, sur l’aspect belge, est-ce que vous pensez, vous, que c’est une bonne idée, que d’être intervenu. Et si oui, à quelles conditions ?
RP : Là encore, quand vous conduisez un système où encore une situation intenable, toute solution, à mon sens, n’est pas bonne, mais peut aussi être bonne. On dit Fortis, on dit Dexia, mais il faut se demander : mais pourquoi, vers le début des années 2000, l’Etat a vendu, a privatisé. Fortis… il y avait la CGER. Dexia… il y avait le Crédit Communal qui était public. Ils l’ont vendu en disant : il faut ouvrir au marché. L’Etat ne doit plus être propriétaire de la banque. Il faut les laisser, que les capitaux se mobilisent.
BP : C’est vraiment le rôle de l’Etat, que d’être banquier ?
RP : Le rôle de l’Etat c’est de créer les conditions, en intervenant également, pour que les règles de la maison, qu’est l’économie… puisse produire les biens et les services et qu’elle soit essentielle à une vie digne pour tout être humain, pour vivre ensemble. Donc l’Etat doit intervenir. L’Etat est responsable de l’accès à la vie et à l’accès aux biens, services, qui sont essentiels pour vivre ensemble. L’Etat doit intervenir dans le militaire, (je n’aime pas tellement les militaire, mais enfin) doit intervenir dans l’éducation, dans la santé. Alors, quand l’Etat vend des instruments financiers, comme les Caisses d’Epargnes, comme le Crédit Communal… et puis qu’il est obligé de les racheter parce qu’il a fait des bêtises, parce qu’il a permis à un assureur par exemple, d’acheter une caisse d’épargnes, alors que l’assurance ne doit pas faire de caisse d’épargne. Et ça c’est une des caractéristiques du système actuel, qui a mis le système en crise. C’est-à-dire éliminer toutes les distinctions entre les activités financières. Et l’Etat… et bien, aujourd’hui, je me demande comment les gens qui sont les mêmes, qui ont fait la privatisation de Dexia et de la CGER et du Crédit Communal, aujourd’hui prétendent dans le ??? d’intervenir.
BP : Alors, on va refaire le diagnostic… mais sur une réaction, Olivier Willocx… sur l’Etat qui vend et puis qui rachète, finalement. Et puis votre diagnostic sur cette crise. Est-ce que c’est un accident de parcours où est-ce que c’est vraiment la fin d’un système ?
OW : Non, d’abord c’est une succession de choses. Un… on a une crise aux Etats-Unis, parce qu’effectivement, le marché américain n’est pas assez régulé. C’est la première chose. Deuxième… Pourquoi est-ce que le marché, aux Etats-Unis n’est pas assez régulé. Et bien va voir nos amis de Freddy and Fanny. Et bien effectivement, c’est probablement … toute la cascade vient de la Banque américaine qui est probablement la moins Wall Street de toutes les banques américaines. C’est vraiment plutôt une banque publique …qui pose d’ailleurs la question du rôle de l’Etat… dans sa fonction de régulateur, par rapport à sa fonction d’acteur. Jamais très sain d’avoir un opérateur (même si c’est un Etat) qui mélange ces deux fonctions. Pas très sain. On va donc plaider (en tout cas un peu plus chez nous) sur une séparation des deux fonctions. Et vous remarquez que certains problèmes qui sont arrivés en Belgique, sont souvent arrivés dans des banques qui étaient plutôt contrôlées par du politique, que par des banques qui étaient contrôlées par de la finance traditionnelle. Donc, le rôle de régulateur, aux Etats-Unis, c’est forcément à nous de le mettre en ??? Alors, moi je souris un petit peu parce que d’un côté j’entends (et je suis parfois de ceux qui disent que les banques ne prêtent pas assez) et force est de constater qu’aujourd’hui la crise elle vient parce que les banques ont trop prêté. Alors, c’est vrai que cela fait 10 ans que dans le monde des PME, on critique assez souvent, en disant : vous ne faites pas assez confiance, etc… Force est de constater que maintenant elles ont bien besoin de toutes leurs réserves. Donc, la situation de Fortis est un peu particulière, parce que Fortis décide une opération, à un moment. Sur les 24 milliards, en trouve 21 et se dire : on a à peu près un an pour boucler les 3 milliards restants et donc dans l’habitude de la finance ça c’est toujours bien passé et il n’y a pas de raison de penser qu’il y a un risque. Et puis il se passe effectivement l’ébranlement du crédit. Donc, c’est une succession d’événements.
BP : Donc pour vous ce n’est pas une remise en cause du système, c’est simplement un accident de parcours ?
OW : Ah non ! C’est probablement une remise du système, aux Etats-Unis, qui mérite certainement une clarification, surtout sur toute une série d’opérateurs. En Belgique, en tout cas, je trouve que tirer sur la CBFA c’est franchement manquer de qualité d’analyse.
BP : Riccardo Petrella, est-ce qu’on est en train de connaître un accident de parcours ou remise en cause du système ?
RP : Mais, les responsables de cette crise, disent que c’est finalement un accident de parcours et c’est surtout, comme Monsieur Willocx, vient de le dire : au fond, c’est la faute des Américains. Ce sont les Américains qui sont méchants. Ce qui est d’ailleurs vrai. Mais, il est évident qu’à l’heure actuelle, ce qu’on constate, c’est la faillite totale du système capitaliste financier mondial. Inutile de tourner autour du pot. Nous sommes en présence d’un écroulement de tout ce qui était à la base de ce qu’on nous a vendu comme un système formidable, efficace, inévitable…
BP : Il ne l’est pas ?
RP : Il ne l’est pas du tout. Pas du tout ! Effectivement, quand vous êtes obligé, comme maintenant, d’intervenir pour 700 milliards… Quand vous perdez 8 200 milliards de dollars au cours de cette crise… c’est volatilisé… brûlé… 8 200 milliards de dollars. Quand vous constatez déjà qu’il y a des centaines de milliers de ménages américains qui ont été jeté hors de leur maison… quand vous pensez que maintenant, même en Europe, parce que je ne pense pas que c’est simplement une crise liée au système américain. Bien entendu, le système américain…
BP : C’est le marché ?
RP : C’est le fonctionnement du capitalisme financier du marché, qui démontre qu’il est incapable de gouverner la société et l’économie comme elle le prétend, en fonction de l’intérêt général.
BP : Olivier Willocx… Vous bougez sur votre siège…
OW : On va recadrer…
RP : D’ailleurs, lui aussi est responsable de ça…
OW : Bien sûr… On est tous responsable. Non, la première chose… On est d’accord, le capitalisme a besoin de règles. Le capitalisme sauvage (en tout cas vous n’allez pas trouver beaucoup, en Belgique ou en tout cas en Europe, de défenseurs… pas beaucoup en tout cas). Il y a toujours des gens extrêmes, Monsieur Petrella.
RP : Pensez à votre Ministre des Finances. Demandez-lui.
OW : La seule chose, c’est que le système capitaliste n’est pas un système figé, c’est un système qui est en évolution, évolution permanente. C’est quelque chose qui de temps en temps reçoit un virus… qu’il vienne des Etats-Unis, qu’il vienne de l’Europe… et qui se vaccine et qui prend des mesures par rapport à ça, en cherchant à s’améliorer. C’est un processus constant.
BP : Alors, quel vaccin faut-il administrer aujourd’hui alors ?
OW : Ecoutez, aujourd’hui… on peut faire de la science-fiction si vous voulez… mais ce qui est important, c’est qu’aujourd’hui on soit dans cette logique de « pas d’ébranlement général mondial de la confiance bancaire ». Je pense que ça, il n’y a personne qui a envie de ça. Je veux bien le discours sur le capitalisme, mais aujourd’hui je suis prêt à écouter tous ceux qui viennent avec des idées, mais force est de constater qu’il n’y a pas beaucoup d’autres systèmes dans le monde, qui ont bien fonctionné. Parce que si le capitalisme, et je ne vous suis pas… vous dites que c’est en faillite, je ne sais pas ce que je dois dire de la Corée du Nord et de Cuba, aujourd’hui. Parce que ceux-là ce sont des Etats qui sont depuis 40 ans, en faillite. Je trouve plutôt que notre système est aujourd’hui plus performant en matière de garanties de liberté, en matière de liberté et de croissances, mais évidemment il y a des à-coups et il y a des coûts qu’il faut éviter. C’est-à-dire une notion de régulation. Il y a juste une chose qu’on peut regretter…
BP : Rapidement, puis on laisser Riccardo Petrella, vous répondre, avant de clôturer...
OW : …c’est qu’au niveau européen, effectivement, il n’y ait pas d’organisme de contrôles. Je pense que ça c’est une réflexion qu’on doit mener aujourd’hui et qui est de dire : est-ce qu’il faut… face, surtout au bloc américain, laissez chaque Etat individuel, la CBFA, en Belgique et les organes de contrôle en France, en Italie, avoir des critères qui sont différents. Parce que ce n’est pas très sain d’avoir une Europe qui face à des crises mondiales… et ce n’est peut-être pas la première à laquelle on va devoir faire face… n’est pas capable de répondre rapidement.
BP : Alors, Riccardo Petrella, est-ce qu’il y a une alternative, avec les nuances qu’Olivier Willocx apporte sur la régulation et le contrôle éventuel ?
RC : Justement, le système dominant… j’ai toujours dit qu’il n’y avait pas d’alternatives au capitalisme et ils nous ont éduqué pendant trente ans, ces trente dernières années, à penser… il n’y a même pas d’histoire en dehors de l’histoire du système capitaliste.
BP : Alors… l’alternative, c’est la Corée du Nord…
RC : D’ailleurs, Monsieur Willocx le dit… avec cohérence. Il dit : qu’est-ce qu’il faut faire ? Il faut de nouveau mettre un petit peu des règles, parce qu’on a tout déréglé. Trop de liberté dans les mouvements de capitaux. Il faut mettre davantage de contrôles, parce que le système qui est passé sous l’autocontrôle n’a pas fonctionné. Et il faut mettre un peu de confiance dans le système, parce que finalement le système est bon, etc… Cela va résoudre va-t-il résoudre les problèmes. Certainement pas… parce que ce n’est qu’une tentative de donner un tout petit peu d’oxygène. Alors, on va discuter après… Ce qu’il faudrait faire, à mon sens…
BP : Pas tout de suite, parce que le temps nous presse. On va terminer ce débat ici. On est loin de l’avoir clôturer complètement. On revient tout à l’heure, à 08H40, avec vous, pour répondre aux questions des auditeurs… Questions Publiques.




@arnaud
Vous avez partiellement raison. Il n'en reste pas moins par définition, l'état démocratique, ce sont les citoyens qui le composent. Ce que vous décrivez n'est plus un état démocratique mais une oligarchie. Si c'est le cas aujourd'hui, c'est à nous à reprendre les choses en main plutôt que de les laisser à ceux que vous décrivez.
Rédigé par: Baruch | 02 octobre 2008 at 11:46
Incroyable !
Cher monsieur willocx, vous comparez la crise actuelle a un petit virus qu'il faut soigner a coup de petit vaccins ? vous parlez avec beaucoup de légèreté d'un vaccin a plusieurs milliards de dollars alors que, toutes les sept secondes, meure un enfants qui n'a pas eu la chance de bénéficier d'un "petit vaccins" a moins de 10 euros ! souciez-vous de vacciner ces enfants là plutôt vos riches financiers !!!!
Vous parlez d'échec Cubain ? Ce petit pays qui est honteusement et injustement écrasé par l'embargo étasunien ? embargo que condamne le reste du monde ? (je rappelle qu'il n'est voté a l'ONU que par les états-unis,israel, la micronesie et les îles marshall...)
Ce petit pays qui bénéficie du meilleur système de soins de santé et d'éducation au monde ?
Ce petit pays ou l'état offre gratuitement le nécéssaire en éléctricité et en pétrole a ses citoyens !
Ce petit pays qui bénéficie du plus grand nombre de médecins et de professeurs par habitant et dont le dont le pourcentage d'alphabétisation de la population est supérieur a 98% ?
Si ce pays a du mal, c'est parce que votre grand modèle américain a décidé qu'un modèle socialiste qui fonctionne a 150 km de leurs côtes est bien trop dangereux pour leur "image de marque" et non pas parce que le "modèle alternatif" comme vous l'appelez, ne fonctionne pas !!!
Un état au service de sa population vous fait si mal que ça ?
C'est vrai que ce modèle qui préfère dépenser des milliards a faire des guerres totalement injustifiées...
Ou encore, ce modèle ou il n'existe pas de sécurité sociale ?
Ou encore ces gens, victimes de la crise, expulsé de chez eux et qui vivent aujourd'hui dans la rue ?
Etc etc...
C'est vrai mr Willocx, ça donne envie...
Rédigé par: christophe (la louvière) | 02 octobre 2008 at 09:58
@ à la rédaction, ne serait-il pas temps d'inviter la CBFA à un débat????qui sont-ils? par qui sont-ils payés? quelles sont leurs compétences?qui les nomme?
Rédigé par: louis | 02 octobre 2008 at 09:58
La "main invisible" n'existe pas, cessez donc d'en parler comme d'une chose réelle. Il s'agit concept philosophique (et marginal en plus) qui se trouve dans l'œuvre d'Adam Smith que la plupart de ceux qui l'invoquent n'ont pas lu!
http://fr.wikipedia.org/wiki/Main_invisible
(Merci à M. Patris d'avoir laissé parler M. Petrella, même si c'était pour le piéger)
Rédigé par: Baruch | 02 octobre 2008 at 09:07
On ne vit pas à crédit seulement avec le portefeuille, mais aussi , et là c'est plus grave , avec la terre !!!
On a passé le 20 septemebre le jour où on consomme plus que ce que l'on produit !!!
La crise sera autrement plus grave et fait d'autre types de victimes...et personne n'en parle !!!
Pourtant aucuns gouvernements ne pourra se contenter de quelques milliards d'euros pour résoudre cette catastrophe en devenir !!
Rédigé par: christophe T | 02 octobre 2008 at 08:57
Pour un monde et un village solidaire et beinveillant ?
A quand un institut de contrôle mondial composé de personnes non-liées politiquement ni industriellement ? Un tribunal mondial ?
Un organe de pression mondial ?
En bon père de famille on ne vole pas son voisin et on n'investit pas son capital de façon risqué.
Rédigé par: Albert Rosner | 02 octobre 2008 at 08:57
M. Willocx, lisez Adam Smith pour comprendre que votre conception de la "main invisible" est fausse.
Comparer la situation actuelle à une crise dans un couple est simplement cynique lorsqu'on sait le nombre de gens qui sont jetés dans la misère. Vous vous mettez au niveau de notre cher Ministre Reynders qui compare Fortis et Dexia aux personnages de "Dix Petits Nègres" d'Agatha Christie. Vous vous fichez du monde!
M. Petrella pose la bonne question: "Qui paie ces crises ?" et j'en pose une autre: "A qui profite le crime ?"
Comment peut-on défendre un système basé sur des crises qui rend les pauvres plus pauvres et les riches plus riches ? Et l'alternative n'est pas le communisme, autre argument simpliste.
Rédigé par: Baruch | 02 octobre 2008 at 08:55
On n'a entendu sur les chaînes publiques pratiquement des économistes à la solde soit du principe libéralisme outrancier, soit des économistes des banques et donc salariés par elles. Quand donc donnerez vous plus de poids en paroles à des personnes comme Ricardo Petrella
Rédigé par: Joseph | 02 octobre 2008 at 08:54
Les prôneurs du grand libéralisme ravageur n'ont qu'un seul argument devant une quelconque alternative économique .. "Hé quoi vous voulez le retour du communisme ?? " Simplement pour décrédibiliser toute alternative possible.. Alors que "ce" système ne sert que ceux qui possèdent des avoirs bien supérieurs aux standardx de vie
Rédigé par: Puleo | 02 octobre 2008 at 08:51
Lorsqu’on entend Monsieur Willocks, on se demande quelle est la nature du choc qui sera nécessaire pour entamer son arrogance capitaliste. Le vieil argumentaire concernant la Corée et Cubas maintes fois resservi ne peut plus cacher les égarements irresponsables du merveilleux système que prône Monsieur Willocks. Il est urgent de remettre à sa juste place l’économie qui ne doit plus être un terrain de jeu pour quelques prédateurs mais être au service du bien commun.
Rédigé par: Barbara | 02 octobre 2008 at 08:49
@Frederic
Poursuivez votre raisonnement et demandez vous pourquoi les banques ont accordé ces crédits pourris et très désavantageux pour leurs souscripteurs. Ce n'est pas par charité mais par intérêt et pour alimenter un système assoiffé d'argent.
Rédigé par: Baruch | 02 octobre 2008 at 08:39
@Baruch
Je n'accuse pas l'état à la légère. De nombreux économistes ont pointé du doigt le fait que Fannie Mae et Freddie Mac sont rien de moins que des entreprises d'état et qu'elles ont été poussées par des politiciens, pour des objectifs purement électoralistes, de concéder des prêts immobiliers à moindre coût. L'état "c'est moi, c'est vous, c'est nous"? Ben non, l'état c'est souvent des gens avec des objectifs bien personnels de réélection et de pouvoir, qui s'intéressent à vous que si cela leur apporte quelque chose.
Rédigé par: arnaud | 02 octobre 2008 at 08:39
les parachutes dorées sont négociés par l'intéressé ET un conseil d'administration. il faudrait donc un peu questionné ces messieurs dames les administrateurs compétents qui ont acceptés ces clauses. Mais là, je demande à voir car il a beaucoup de politiciens à ces postes juteux...
Rédigé par: louis | 02 octobre 2008 at 08:38
Vos invités peuvent-ils prendre position au sujet d'un type de banque qui n'est pas en crise: les banques coopératives ?.cela pourrait être un voie nouvelle pour les citoyens désireux de mieux contrôler où vont et à quoi servent leurs placements.
Rédigé par: Laurent | 02 octobre 2008 at 08:35
Depuis pas mal d'années, je me pose une série de questions :
- dans notre société actuelle, dans tous les domaines, tout est fait pour diluer les responsabilités, à tel point que plus personne ne se sent responsable de quoi que ce soit ;
- le système capitaliste privilégie l'actionnariat au détriment du travail : on aboutit à un mécanisme anormal dans lequel ce n'est plus le travail mais bien l'argent qui génère la richesse ;
- partant de ce constat, la pire chose qui soit pour une entreprise est son entrée en bourse : à partir de ce moment, la valeur humaine du travail est écrasée par la recherche du rendement à tout prix.
Rédigé par: Michel | 02 octobre 2008 at 08:35
bonjour, sachant que les états sont endettés à un point où ils leur est déjà pénible de payer les intérêts de ces dettes, ne parlons même pas des capitaux, comment ces états, et l'état belge en particulier, peut venir au secours des banques ... comment combler un trou avec le vide de l'autre trou ? merci
Rédigé par: phil | 02 octobre 2008 at 08:35
Les États essais de sauver le mal, de lui donner une belle donne image malgré tout,
- si vous faites autant pour pour l'alternative ?
Rédigé par: Fathi David | 02 octobre 2008 at 08:35
M. Patris, laissez donc parler M. Petrella, s'il vous plaît! Merci.
Rédigé par: Baruch | 02 octobre 2008 at 08:30
La crise des subprime est due au fait que des institutions de crédit ont autorisé des emprunts importants à des gens déjà surendettés et non digne de crédit en se disant que l'immobilié monte ce qui compense le risque.
On voit ce que ça donne.
Pour solutionner la crise, des états déjà surendettés avec des budgets au mieux à peine en équilibre vont emprunter de fortes sommes en se disant que le secteur financier va remonter ce qui couvre les risques et rembourse les intérêts.
Les états remédient aux erreurs des banquiers en commettant les mêmes erreurs...
On aura les mêmes résultats, mais exposant 10!!!
Rédigé par: Frederic | 02 octobre 2008 at 08:30
Que pensez-vous de l'obsession actuelle avec les "parachutes dorés" ?
Bien sûr qu'ils sont révoltants par principe, mais quand on compare le montant que M. Axel Miller a négocié en cas de licenciement (et rien ne prouve qu'il ait mal géré Dexia) au montant engagé par l'état belge pour sauver la banque (sans parler des USA), il y a de quoi rire.
Alors d'accord pour supprimer les indemnités faramineuses, mais que cela ne cache pas les réels problèmes du système bancaire et capitaliste.
Rédigé par: Baruch | 02 octobre 2008 at 08:29
Enfin, une parole raisonnable, cohérente, non méprisante, argumentée. Merci Monsieur Petrella, depuis quinze jours, on entend les tenants du libéralisme à tout prix se contredire quotidiennement mais toujours avec la même superbe. Votre contradicteur est dasn cette droite ligne il prfesse un crédo "d'évolution permanente du capitalisme" (moi ça me rapelle la "révolution permanente et ses sacrifiés) et balaye en se moquant vos arguments qu'il est incapable de rencontrer.Depuis très longtemps je suis persuadée du danger et de l'absurdité de ce système focalisé par une "croisance" éternelle!. A titre personnel lorsque cette mascarade s'apaisera un peu, je poserai le geste trop lontemps reporté je dépoerai le peu d' argent que j'ai pu épargner en trente ans de travail dans une banue éthique et j'engagerai mes proches à en faire autant.
Rédigé par: Lorquet | 02 octobre 2008 at 08:29
Merci aussi à Riccardo Petrella , mais (à mon humble avis) son temps de parole a été écourté peut-être allait-il dire des choses pas vraiment agréables à entendre???
Rédigé par: Martine | 02 octobre 2008 at 08:27
Monsieur:
un pays comme USA attaque un autre comme Vietnam (armé contre paysans) de l'autre cote de monde,il entoure armement et sanction tout ce qui communiste ou pas capitaliste, il dépense énormément avec l'aide de l'Europe pour donner une image négative de 'alternative,
-il s'enrichit grâce à l'argent de pauvres, pour donner une belle image capitalisme,
-il crée Sadam et Aradi-saoudi , il paye pour étouffer la liberté,
-les gens sont d'ignorant.
Rédigé par: Fathi David | 02 octobre 2008 at 08:26
Bonjour.
Le systéme est simple,on récolte les fonds chez les privès(épargne,pensions complémentaires etc...)souvent ces derniers sont manipulés par leur banquiers,et puis on place ou plutot spécule,on pompe les dividendes,quand ça ne va plus on invente des bilans bidons on continue récolter des fonds et puis on dépose le bilan,et l'etat(nous les citoyens)providence nous devons assumer les dégats.
Il me semble que l'on à oublié de gèrer en bon père de famille.
Rédigé par: antenucci alberto | 02 octobre 2008 at 08:25
Monsieur Petrella, quand je vous entends parler je pense à Jean Ziegler. Il aurait du être dans le studio ce matin, ça aurait pu donner quelque chose d'intéressant. Par exemple une émission "matin première" qui se prolongerait jusqu'à demain matin, tellement qu'il y a des choses à dire...
Rédigé par: Dirk Van Caekenberghe | 02 octobre 2008 at 08:25