Didier Delafontaine vous a présenté les grands titres de vos quotidiens.
C'est le drame Congolais qui alimente les commentaires ce matin. Avec ce cri de Paul Geudens dans la Gazet Van Antwerpen: c'est à en être malade. Aux Nations-Unies, à New York, des messieurs hauts placés expriment leur préoccupation, ou encore, condamnent fermement les attaques au Nord Kivu. C'est écoeurant. Imaginez que vous habitez l'Est du Congo et que vous entendez cette langue de bois diplomatique. Pas étonnant que les habitants du Nord Kivu s'en prennent à la MONUC. Ne pourrait-on pas, poursuit Paul Geudens, arrêter ces petits jeux géopolitiques au sein du conseil de sécurité? Il faut agir, les Nations-Unies et l'Europe doivent itervenir au Nord Kivu, militairement s'il le faut. Et pas dans un mois. Maintenant. Les Congolais en ont vu de toutes les couleurs ces dernières décennies: Mobutu, Kabila I, Kabila II, guerres civiles, pillages de leurs ressources, corruption, misère et violence. il faut que cela s'arrête.
La Dernière heure a des mots tout aussi durs pour la communauté internationale. Après des années de lutte pour reconquérir l'unité nationale, après un parcours chaotique vers la démocratie, la population congolaise mérite mieux que ce calvaire à répétition. La Communauté internationale ne peut se voiler la face, elle porte aussi une part de responsabilité et sa cécité répétée relève pratiquement du crime contre l'humanité.
Oui, mais quelle issue au casse-tête congolais, se demande Marie France Cros dans la Libre Belgique. Car si les responsabilités du général rebelle Nkunda sont évidentes, celles du président Kabila le sont tout autant, explique-t-elle en substance. Kinshasa refuse de régler la question des rebelles hutus rwandais qui sévissent au Kivu. Or, leur présence aux côtés de l'armée congolaise constitue le fond de commerce de Nkunda et la raison des mauvaises relations avec le Rwanda. Et l'armée congolaise est le principal auteur des violations des droits de l'homme. Une grande part de la solution à la guerre au Kivu se trouve à Kinshasa, estime Marie-France Cros.
Dans le Soir, Colette Breackman redoute la spirale de la violence. Les rebelles, des militaires en rupture de ban, des tueurs recherchés par la justice internationale, des soldats sans frontières risquent de provoquer ce qu'ils prétendent vouloir éviter: une rancoeur durable à l'égard des tutsis congolais pris comme prétexte à leurs aventures guerrières. La haine semée par la violence, l'humiliation, voire le mépris finit toujours par refaire surface. La colère suscitée par les évènements de Goma pourrait faire exploser le chaudron social et contribuer à la stratégie de la déstabilisation, prédit Colette Braeckman.
Retour en Belgique avec un éditorial très dur dans le Laatste Nieuws à propos de la politique d'asile
A lire Jan Segers, il faudrait plutôt parler de non politique. Des centaines de demandeurs d'asile ont passé leur première nuit de gel dehors. Comment est-ce possible dans un pays civilis. En fait, explique Jan segers, le gouvernement se montre tout simplement incapable de prendre une décision. La ministre en charge, Annemie Turtelboom, est accusée de ne pas appliquer la circulaire sur la demande d'asile. A son tour, elle accuse ses détracteurs, Joëlle Milquet et Marie Arena en tête, ces gauchistes francophones, qui misent sur une régularisation massive irréaliste. Voilà comment on gère ce pays: des ministres prêts à se flinguer: le premier qui bouge: pan ! Et donc, rien ne bouge, tout est gelé. Et le pire est à venir: 2009 s'annonce catastrophique sur le plan économique, le budget devra être sérieusement revu; bref, on voit d'ici un gouvernement en affaires courantes, avant même le printemps. Et des affaires si mal courantes qu'on pourrait bien voter au fédéral le 7 juin prochain. Il serait temps, conclut Jan Segers, que l'Open VLD ressorte la grosse bertha gantoise, je traduis: Guy Verhofstadt.
Crise financière: il y a parfois des réjouissances. Yves De Smet relate avec amusement comment le constructeurs allemand Porshe a piégé les spéculateurs, ceux-là même qui ne font qu'accroître la crise financière et qui l'ont provoquée en inventant des instruments fianciers abscons. Par un mécanisme simple, le constructeur allemand a secrètement acheté deux tiers des actions de VW. Action qui a crevé tous les plafonds. Les spéculateurs s'y sont cassé les dents, et personne ne pleurera pour eux. Voilà la preuve, se réjouit Yves De Smet, que l'économie réelle peut parfois vaincre ces spéculateurs rapaces et sans vergogne.
Enfin, le belge le plus âgé à 108 ans, il s'appelle Jan Goosenaerts et habite Essen, dans la province d'Anvers. Alors, question bateau: quel est le secret de sa longévité ?? Aller dormir à temps et se gaver de - tenez vous bien jacqueline - de "poepgelei". Mot intraduisible, formé de poep, derrière, et gelei, gelée. Poepgelei, en anversois, c'est du sirop de Liège.




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