L'Europe a pris un certain nombre de mesures dans l'urgence dimanche dernier pour tenter d'endiguer la crise financière. Les Etats membres de l'UE réunis en Conseil européen ce mercredi et jeudi mettent sur la table un certain nombre de propositions nouvelles pour mieux réguler les marchés financiers.
Benoît Patris reçoit Philippe Maystadt, Président de la Banque Européenne d'Investissement.
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BP : Bonjour Philippe Maystadt !
- Bonjour !
BP : Céline Dion qui comprend maintenant que tout change. Est-ce que tout, maintenant, est en train de changer ?
- Il y a beaucoup de choses qui changent et surtout ce que Céline Dion et c'est pour ça que j'ai pensé à cette chanson. Elle : j'ai appris du passé, que tout ne dure pas toujours et j'ai parfois le sentiment que certains acteurs dans le système financier, avaient cru que tout allait durer, que les arbres montaient jusqu'au ciel et que notamment que le prix des actifs allait continuer à augmenter. Parce qu'au départ, la crise c'est essentiellement cela. Il y a une abondance de liquidités, une abondance de moyens de financement, due à divers phénomènes et notamment à ce qu'on a appelé la titrisation. Et donc, comme il y a énormément de moyens de financement et bien ça a pour conséquence que les prix des actifs augmentent… de tous les actifs… Les actions, l'immobilier, les obligations, les matières premières etc… La crise s'est déclenchée à partir des subprimes où c'est typiquement ce qui se passait. On prêtait de plus en plus à des acquéreurs américains d'habitation, parce que c'était fondé sur la conviction que le prix des maisons allait toujours augmenté et que donc les gens seraient en mesure de rembourser, simplement en revendant leur maison à un prix plus élevé. Donc, on était dans cette idée que tout allait augmenter…. Mais la crise aurait très bien pu éclater à partir d'un autre type d'actif où on avait exactement la même croyance : les prix vont continuer à augmenter, donc on peut se lancer dans des opérations de plus en plus risquées.
BP : Alors, aujourd'hui, c'est plutôt la dégringolade, ça ne touche plus que les marchés financiers. On parle maintenant de récession. Est-ce que nous sommes en crise ?
- Je pense qu'il faut reconnaître qu'on est en crise. On est même en crise, au pluriel… parce que il y a une accumulation de crise de divers ordres. Il y a bien entendu la crise financière, mais plus largement, il y a une crise de confiance. C'est manifeste et donc il faut le reconnaître aujourd'hui, une véritable crise économique.
BP : Alors, dans ce contexte, est-ce que l'Europe est plus que jamais nécessaire. Il y a un sommet en cours, aujourd'hui à Bruxelles… des chefs d'Etat et de Gouvernement, qui doit avaliser les mesures prises dimanche, par les membres de l'euro groupe. D'abord, est-ce que ce sont de bonnes mesures ?
- Je pense que les mesures qui ont été prises par l'euro groupe sont dans l'ensemble, tout à fait positives. C'est ce dont nous avions besoin et je trouve que c'était une très bonne initiative, pour la première fois… de réunir l'euro groupe au niveau des chefs d'Etat et de Gouvernement. Et les mesures qu'ils ont prises vont dans le bon sens. En tout cas, elles parent au plus pressé, parce que le plus urgent, dans la situation actuelle, c'était, je dirais, de remettre de l'huile dans les rouages. C'est-à-dire de faire en sorte que les banques recommencent à se prêter les unes aux autres, parce que le système financier ne peut pas fonctionner, s'il n'y a pas ces échanges, qui sont en fait des échanges quotidiens, entre banques. Pour que le système financier fonctionne, il faut que les banques continuent à se prêter entre elles. Ce qu'elles ne faisaient plus, puisqu'elles n'avaient plus confiance, parce qu'elles ne savaient pas exactement ce qui se trouvait dans le portefeuille de l'autre banque, auquel elle pourrait prêter. Et donc, on a vu se tarir, les prêts entre banques. La Banque Centrale Européenne a essayé d'y pourvoir, en accordant énormément de liquidités aux banques, mais ce système atteignait ses limites. Il fallait des mesures qui allaient convaincre les banques, de recommencer à se prêter entre elles et c'est pour ça que la mesure de garantie des prêts interbancaires, est à mon avis une des meilleures mesures qui pouvait être prise dans les circonstances actuelles.
BP : Philippe Maystadt, on voit néanmoins, qu'après deux jours d'euphorie, les marchés sont à nouveau en baisse, avec de grands plongeons. Est-ce que c'était un feu de paille, cette espérance qui était née des mesures européennes de ce week-end ?
- Je pense que les mouvements actuels de la bourse, reflètent plutôt les inquiétudes sur la situation économique dans son ensemble et plus sur la crise financière, au sens strict. Je pense qu'on est aujourd'hui, largement rassuré sur les sort des banques et donc des épargnants. Les Etats ont réagi, d'abord en ordre dispersé, puis heureusement de manière plus coordonnée, pour rassurer, pour restaurer la confiance dans le système bancaire. Je pense que c'est largement réussi, mais ce qu'on voit aujourd'hui s'exprimer à travers la bourse, ce sont les inquiétudes sur l'évolution de l'économie réelle. Il y a des chiffres, quand même inquiétants, notamment sur la montée du chômage dans plusieurs pays.
BP : Sur l'Europe, est-ce qu'il faut aller plus loin, est-ce qu'il faut par exemple… la question est sur la table du Conseil… un superviseur européen qui soit une sorte de super contrôleur européen des banques et du système financier ?
- Alors, je pense que c'est incontestablement une des leçons qu'il faut tirer de cette crise financière, c'est que nous avons besoin d'un système de supervision des banques, qui soit plus efficace et pour qu'il le soit, il faut qu'il soit organiser au niveau européen. En tout cas, à l'égard de cette quarantaine de groupes bancaires qui ont des activités dans plusieurs Etats membres. Il est clair que les superviseurs nationaux ne disposaient pas de toutes les informations dont ils avaient besoin. Je prends l'exemple de Dexia… Dexia est essentiellement plombée par l'aventure américaine. Le fait que Crédit Local de France se soit lancé dans une opération de mono line aux Etats-Unis, le superviseur belge de Dexia, manifestement, n'avait pas toutes les informations…
BP : Il ne l'est avait pas où il ne voulait pas les voir ?
- Je pense qu'il n'a pas reçu à temps, toutes les informations dont il avait besoin et c'est la raison pour laquelle, il faut (en tout cas à l'égard de ces groupes qui opèrent dans plusieurs pays) une coordination de la supervision. A mon avis, la meilleure solution serait d'avoir un superviseur européen, ou en tout cas l'équivalent d'un système européen de banque centrale. C'est-à-dire un système européen de superviseur bancaire, avec une autorité centrale qui assure la nécessaire coordination, quitte à déléguer le travail effectif de supervision, aux instances nationales.
BP : Mais là, manifestement, l'Europe retrouve ses vieux démons, avec les intérêts nationaux qui ont l'air d'être aussi importants que les intérêts communs, des pays européens ?
- Oui, c'est vrai que cette mesure, qui paraît évidente, n'est pas encore décidée. Je ne suis même pas sûr qu'elle le sera rapidement… pour toute une série de raisons, nous n'avons pas le temps d'entrer dans les détails… mais à tout le moins, alors… si on ne veut pas aller jusqu'à se mettre d'accord sur un superviseur européen. Il faut au moins qu'on accepte, pour ces banques qui interviennent dans plusieurs pays, qu'il y ait un superviseur en chef, qu'il y ait, parmi tous les superviseurs, dont dépendent ces groupes bancaires, qu'il y en ait un qui ait l'autorité, un moment donné, de trancher, de réclamer les informations qui sont nécessaires et d'obliger les banques à prendre des mesures.
BP : Est-ce que ça veut dire que l'Europe, jusqu'à présent a été un peu trop libérale ou a laissé trop faire ?
- Je pense qu'il avait des signaux depuis un certain temps… Quand j'ai entendu hier, sur une chaîne concurrente, dire que personne n'avait prévu la crise, c'est inexact. J'ai par exemple ici sous les yeux, un texte de janvier 2007. Un texte écrit par Jacques de la Rosière, ancien Directeur général du FMI, ancien Gouverneur de la Banque de France, avec qui je travaille dans une association qui s'appelle EUROFI… et bien en janvier 2007, on avait publié un texte qui décrivait, mais très exactement (je pourrais vous citer des passages) ce qui s'est passé. C'est-à-dire qu'à partir du moment où les prix ont cessé d'augmenter où il y a eu un retournement, et ça c'est d'abord produit sur le marché immobilier américain, le système s'est écroulé.
BP : Donc, au minimum on a manqué de prévoyance ?
- On a manqué de prévoyance, on n'a pas écouté ceux qui lançaient des signaux d'alarme, sans doute parce qu'ils étaient considérés comme de vieux bonzes conservateurs, tandis que les jeunes traders, à la City de Londres où à la Générale à Paris, étaient évidemment beaucoup plus malins et croyaient que tout pouvait continuer, que les arbres montaient jusqu'au ciel.
BP : Alors, vous diriger la Banque Européenne d'Investissements. Elle joue un rôle sur le plan économique. Quel rôle pourrait-elle jouer dans ce processus de relance de l'économie. Est-ce que par exemple, vous auriez besoin de capitaux nouveaux ?
- Alors, la Banque Européenne d'Investissements, elle travaille avec les capitaux qu'elle emprunte sur les marchés financiers du monde entier. Et heureusement, dans cette crise financière, nous avons d'une certaine manière, bénéficié de ce qu'on appelle, le Fly to quality, le fait que les investisseurs se réfugiaient dans des valeurs qui leur paraissait tout à fait sûr, donc nous n'avons aucun problème pour nous financer sur les marchés financiers du monde entier. Et avec ces ressources que nous collectons dans le monde entier, nous finançons des projets en Europe. Alors, on nous a demandé, dans les circonstances actuelles, et le Conseil européen de ce jour, va le confirmer, de faire un effort particulier pour apporter des fonds aux banques, pour qu'elles prêtent d'avantage aux petites et moyennes entreprises, et nous nous sommes engagés à fournir, dans les années qui viennent, au moins trente milliards d'euros, aux banques, mais pour autant que ce soit dessiné à améliorer les conditions de crédit, pour les petites entreprises.
BP : Qui en ont besoin ?
- Qui en ont besoin, incontestablement. Qui risquent d'être les premières victimes des restrictions en matière de crédit. Donc, c'est indispensable d'assurer que nos petites entreprises pourront continuer à bénéficier de crédits suffisants. On nous demande également, un effort particulier dans certains secteurs et le Conseil européen en mentionne deux : l'efficacité énergétique, parce qu'il ne faut relâcher l'effort dans la lutte contre le changement climatique. La crise financière ne fait pas disparaître le changement climatique et ça reste tout à fait capital, que nous prenions les mesures, pour atteindre les objectifs qui ont été fixés. Et donc, l'efficacité énergétique réduit à la consommation d'énergie, ça reste important et nous allons financer des programmes importants, en la matière. L'autre secteur sur lequel on demande un effort particulier, c'est le secteur automobile. Toujours dans ce même contexte de lutte contre le changement climatique, de financer notamment, des programmes de recherche de l'industrie automobile, pour mettre au point des voitures propres, des voitures qui émettront beaucoup moins de gaz à effet de serre.
BP : Alors, les leçons c'était notre point de départ… Est-ce qu'il faut, comme le suggère Nicolas Sarkozy, le Président français, revoir de fond en comble, le capitalisme mondial et refaire ce qu'on a fait après la Deuxième guerre mondiale…un Breton Wood, donc revoir complètement l'organisation des marchés financiers et des monnaies ?
- Je pense qu'il y a des réformes qui sont indispensables, qui doivent être menées au niveau européen et si possible, au niveau international. Et en ce sens, je trouve que la proposition de réunir une sorte de nouveau Breton Wood pour repenser le système financier international est une bonne proposition, mais commençons au niveau européen. On a évoqué la question de la supervision. Il faut à tout prix organiser un système européen de supervision bancaire. Il faut harmoniser les règles en matière de protection des dépôts, parce qu'on voit bien que quand il y a des règles différentes d'un pays à l'autre, il y a des phénomènes de transfert de l'épargne. Il faut aussi, ça me paraît important, revoir les normes comptables, parce que là aussi, et ça avait été dit… et je me souviens d'un débat que nous avions organisé, avec l'I.A.S.B. où certains d'entre nous avaient dit, en 2004, déjà, que les nouvelles règles comptables risquaient d'aggraver la situation en cas de crise. On a été repoussé avec arrogance, par les Anglo-saxons. Et bien on a bien vu dans la crise actuelle, que ces règles aggravaient la situation. Il faut les changer.
BP : Philippe Maystadt est notre invité ce matin. Il revient tout à l'heure à 08H40, pour répondre à vos questions d'auditeur…




Ceci n'est pas un commentaire. J'aimerais seulement que Monsieur Philippe Maystadt ou ses services, m'envoie le texte ou me donne les coordonnées de ce document de Mr de La Rosière de 2007. Merci à lui et à vous-même.
JHB
Rédigé par: J le Hardy de Beaulieu | 11 décembre 2008 à 11:00
pour avoir de l argent au gouvernement pourquoi ne pas faire payer les autoroutes aux etrangers(systeme de vignette ) de passage,et pour nous, ce serais inclus dans notre taxe de roulage et bien sure sans augmentationS!
Rédigé par: fred | 16 octobre 2008 à 09:02
Monsieur Maystadt,
Espoir déçu....
Les richesses ne manquent pas, elles sont juste mal (pas du tout!) distribuées.
La "croissance" est une illusion qui permet juste de laisser les travailleurs dans l'espoir d'un bonheur futur qui n'arrivera pas mais qui les fait travailleur de plus en plus durement au profit des plus riches.
Personnellement, en tant que démocrate, je préfèrerais que l'on ne compte pas trop sur la Chine ou la Birmanie pour notre économie.
Rédigé par: Pomme | 16 octobre 2008 à 08:57
Monsieur Maystadt,
Enfin, quelqu'un qui EXPLIQUE de façon COMPREHENSIBLE aux Belges moyens que nous sommes tous !
Toujours aussi pédagogue ! Chapeau !
Rédigé par: LHEUREUX | 16 octobre 2008 à 08:55
M. Maystadt,
De toute part on nous dit aujourd’hui qu’il faut restaurer la confiance vis à vis des banques afin de relancer la croissance. Que proposez-vous pour rendre cette confiance ? Comptez-vous pénaliser les banques, telle que la Deutsche Bank, qui refuse de tenir ses engagements lorsque les choses tournent mal ?
Rédigé par: Christian | 16 octobre 2008 à 08:53
Monsieur Maystadt,
Est ce que vous vous rendez compte que la théorie du changement climatique, qui diminue la compétivité de nos industries (ex. industrie automobile en Flandre, aciéries en Wallonie), diminue notre pouvoir d'achat par les augmentations du prix de l'énergie, augmente la famine dans le monde ( on brule la nourriture dans nos voitures, voir 1 milliard de personnes, FAO) est très constestée par une grande partie du monde scientifique? Depuis 1998 la température moyenne mondiale n'a pas augmenté, elle a en fait diminué, voir les mesures de la NASA, et la teneur en CO2 a augmenté! Les chercheurs ont établi que c'est le soleil et son champ magnétique qui sont essentiellement responsables pour notre climat. Combien de temps faudra t-il attendre pour que le monde politique se montre plus critique vis a vis des vérités scientifiques. La science évolue et si des décisions poltiques sont prises sur base de la science, les politiques ont la responsabilité de suivre de près l'évolution de la science et de ne pas se laisser mener par des groupes avec des intérêts particuliers.
Rédigé par: Debeil Anne | 16 octobre 2008 à 08:43
Evoquer Jacques de la Rosière, mis en examen - ainsi que Jean-Claude Trichet -, dans les années 90 dans les affaires du Crédit Lyonnais, autorise quelques doutes quant à une moralisation future du capitalisme financier. :-)
Rédigé par: gabrielle | 16 octobre 2008 à 08:40
bonjour, ne faut il pas diminué les salaires des top manager au profit des sociétés qu'ils dirigent
Rédigé par: boss | 16 octobre 2008 à 08:37
Pub Titred Bank :quand on aime, on compte !
Waaaaaaaaaarf !!
Rédigé par: John Renard | 16 octobre 2008 à 08:36
Merci à la RTBF de nous proposer un invité qui nous sort autre chose que les âneries de Madame Laruelle.
Rédigé par: Maria | 16 octobre 2008 à 08:35
Monsieur Maystadt, svp arrêtez les "IL FAUT". Tant que l'économie et les finances seront aux mains des politiciens et des financiers, l'argent ira toujours dans la même direction : les riches. La place de Lippens est déjà reprise par d'autres.
Rédigé par: Jean | 16 octobre 2008 à 08:33
Merci d'avoir précisé, enfin!!, au micro de la radio publique, que la crise était attendue! Des économistes dénoncent depuis un certain temps déjà le fonctionnement de la finance et ses dérives!
N'est-il pas temps que la RTBF invite des économistes comme ceux-là, par exemple Frédéric Lordon face aux autres invités (L''Echo, assuralia,etc. tous idéologiquement marqués)?
http://frederic.lordon.perso.cegetel.net
Par ailleurs,
-Que pensez-vous d'instaurer une fiscalité dans la finance qui décourage la spéculation et encourage la "finance durable" (éthique)?
-Que pensez-vous de cette journée contre la faim? N'est-ce pas demander la charité aux citoyens pour les pauvres après que l'Etat ait socialisé les dérapages des riches?
Rédigé par: Pomme | 16 octobre 2008 à 08:27
Bonjour,
De toute part on nous dit aujourd’hui qu’il faut restaurer la confiance vis à vis des banques afin de relancer la croissance … Mais faut-il relancer la « croissance » ? (faut-il dire la « consommation » ? ) avec tout ce que cela implique : surconsommation des matières premières au profit presque exclusif d’une minorité. Certains philosophes prônent la croissance 0. Qu’en pensez-vous ?
Merci
Rédigé par: Eric Thomas | 16 octobre 2008 à 08:25
Bonjour,
Nous assistons avec cette crise à une dévalorisation de toutes les valeurs. Une sorte de dévaluation globale et non plus par rapport à une autre monnaie, mais par rapport à une autre époque.
Une chute des entrées et des sorties, des prix d'achats et de ventes, ce qui veut dire une autre base de départ.
Tous perdants, mais tous statu quo quelque part.
Quel est votre avis sur cette vision ?
Rédigé par: L'enfoiré | 16 octobre 2008 à 08:22
bientôt un mini appartement pourri va coûter 1000.000€,
toujours plus cher! En profit de capitalisme,
Rédigé par: Fathi David | 16 octobre 2008 à 08:06
Sarkozy fait à nouveau son matamore en martelant qu’il va révolutionner de fond en comble le capitalisme mondial. Malheureusement, on sait que si la musique de Carla c’est souvent la guitare, celle de Sarko c’est plutôt du pipeau.
Rédigé par: Bling-Bling | 16 octobre 2008 à 08:04
Bonjour M. Maystadt,
Comment expliquez-vous que malgré les centaines de milliards reçus les banques s'obstinent à dire que le crédit restera difficile et coûteux pour tout le monde ?
Rédigé par: Christian B | 16 octobre 2008 à 06:41
Mr Maystadt, pouvez-vous expliquer auprès de qui les états ont empruntés les sommes qu'elles injectent pour soutenir le monde financier. Auprès de la BEI, de la banque centrale européenne, auprès de fond de pension, auprès d'autres états?
Merci de votre réponse.
Rédigé par: Frédéric | 16 octobre 2008 à 01:31
Monsieur Maystadt,
est-il prévu dans vos mesures d'interdire aux Banques la publicité trompeuse ?
Certaines banques de notre pays sont championnes dans ce sport. Lorsqu'une banque promet, en son nom, que le capital de votre investissement est garanti à 100% à l'échéance, cette banque n'est-elle pas tenue à tenir leur engagement.
Nous voyons que malgré la crise, la plupart des banques ont pris leurs responsabilités, seules deux banques refusent de tenir leurs engagements : Citibank et la Deutsche Bank. Quelles mesures seront prises pour contraindre ces banques à indemniser leur clientèle ?
Rédigé par: Marc Dubois | 15 octobre 2008 à 23:37
Dans les grandes envolées pour "moraliser" ou "refonder" le capitalisme financier, on entend peu parler des paradis fiscaux en Europe et ailleurs (Bermudes, Caïmans, etc.). Que propose la BEI au niveau européen pour que ces pays 'paradisiaques' cessent la navigation en eaux troubles?
Rédigé par: gabrielle | 15 octobre 2008 à 22:11