Didier Delafontaine s'est plongé dans la pile des quotidiens nationaux.
L'accord interprofessionnel qui devrait être conclu ce soir alimente tous les commentaires. Avec des avis très divergents. Dans le Soir, Bernard Demonty estime qu'il faudrait être fou pour couler l'accord social. Car faire capoter ou provoquer l'enlisement d'un pacte social de cette ampleur, c'est s'en prendre à une concorde sociale miraculeusement retrouvée. C'est déclencher à terme des conflits sociaux dans des dizaines de sociétés. Et c'est risquer de provoquer l'étranglement d'entreprises déjà au bord de la faillite. Et Bernard Demonty conclut: l'équipe Leterme dispose à présent d'une chance unique de prendre à bras-le-corps le problème économique, à la satisfaction de tous. Mais que diable atend-elle pour la saisir, se demande l'éditorialiste.
Yves De Smet, dans le Morgen, se pose des questions. D'abord, ces patrons qui se lamentent au sujet des charges des entreprises et des taxes trop élévées feront porter le coût de la paix sociale sur le contribuable. Et puis, pourquoi les syndicats se concentrent-ils tant sur le pouvoir d'achat, alors qu'on prévoit une déflation qui, tout naturellement, renforcera ce pouvoir d'achat. Mais, poursuit Yves De Smet, on peut comprendre que cet accord existe. Du temps de Dehaene ou de Verhofstadt, le Premier ministre pesait de tout son poids sur la négociation. Il avait un mandat dans ce sens de la part de son gouvernement. leterme n'a pas d'équipe, pas de mandat, pas d'influence. Il ne peut qu'assister impuissant à la noyade du trésor public.
Guy Tegenbos usue lui de la métaphore des vases communicants. Voyez, explique-t-il en substance: les syndicats veulent une amélioration salariale en échange de la paix sociale. Les patrons ont dit, on ne peut pas payer. Du coup, l'Etat est appelé à la rescousse. Il devra payer. Mais avec quel argent, avec l'argent des contribuables, soit les travailleurs et les entreprises. La boucle est bouclée, constate encore Guy Tegenbos. Qui met en garde: avec un budget déjà serré, voilà qui placera le gouvernement fédéral devant des choix difficiles quand il faudra boucler le plan de relance. Il n'y aura sans doute que peu de mesures de relance. Une baisse de la TVA sur la construction, peut-être, ou sur les prix de l'énergie.
Luc Vanderkelen, lui, parle dans le Laatste Nieuws de plan inefficace et préjudiciable. En tous, les mesures sociales et de relance coûteront 4,2 milliards d'euro en deux ans. C'est beaucoup, sachant que le déficit budgétaire est estimé à 4 milliards environ. Si on dépense tout cela, cela remet le pays dix ans en arrière. Et pourquoi, pour offrir un forfait de 125 euro à chaque travailleur? Croit-on que c'est cela qui va relancer l'économie, se demande encore Luc vanderkelen qui égratigne au passage Laurette Onkelinx: en déclarant que les propositions des partenaires sociaux sont à prendre ou à laisser, elle se trompe de boulot:elle confond les intérêts de son syndicat avec ceux de la population.
On célèbre les 60 ans de la déclaration universelle des droits de l'Homme, et c'est l'objet d'un commentaire dans la Libre Belgique
Commentaire signé Sabine Verhest. Avec ce thème central: la déclaration est universelle. Il est indispensable de réaffirmer inlassablement qu'aucune spécificité culturelle ne peut justifier l'esclavage, la torture, l'atteinte à la dignité humaine, l'opression fondée sur le sexe, la couleur, la religion. Les droits de l'Homme sont certes un produit philosophique de l'Occident, mais leur universalité sont devenue une réalité car leur revendication s'est répandue sur la terre entière. Dans un monde marqué par la diversité culturelle, qu'il est indispensable de respecter, l'idéal reviendrait à définir un socle de droits communs de l'humanité et de les compléter dans le respect des identités, conclut Sabine Verhest.
Merci au passage à Bel RTL, dont le paquet de journaux nous est parvenu à la rédaction, rendant possible cette revue de presse.
Enfin, dans la vie, il faut avoir du pot, c'est connu. Pas comme cette équipe d'acteurs hollandais venus tourner un spot à Bruxelles. Déguisés en talibans, armés de fausses kalashnikovs, leur 4X4 est tombé en panne pile devant l'entrée du quartier général de l'OTAN, à Evere. Autant dire que les services de sécurité n'ont que modérément apprécié cette apparition, et que les Bataves ont fini au trou.




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