Alors que les inscriptions dans les écoles pour les élèves rentrant en première secondaire font couler beaucoup d'encre et s'élever les voix des associations de parents, le décret "mixité" a-t-il vraiment atteint les objectifs voulus ? Le tirage au sort est-il d'ailleurs le seul moyen d'arriver à cette "mixité" sociale ?
Bertrand HENNE reçoit Christian DUPONT, Ministre de l'enseignement obligatoire de la Communauté française.
- Christian Dupont revoie sa copie, il va modifier son
décret- inscription, il est notre invité dans un instant.
- L'invité donc, Christian Dupont, bonjour.
- Bonjour.
- Vous êtes le Ministre de l'Enseignement obligatoire en
Communauté Française. Votre choix musical avant l'interview, Django Reinhard avec Suite Georgia Brown.
- Jango Reinhardt avec Sweet Georgia Brown, le choix musical de votre invité ce matin, Bertrand Henne.
-*-
BH - Oui, Christian Dupont, bonjour.
CHD - Bonjour.
BH - Alors Django Reinhardt né dans une roulotte à Liberchies, votre coin, Christian Dupont. Alors un artiste à ce point reconnu qu'il a eu l'honneur de figurer sur des billets de Loterie française, Loterie nationale française, tirage du 23 janvier 85, je ne l'ai pas inventé, la Loterie, alors voilà, qui s'invite à l'école, ça n'a pas vraiment fonctionné, vous le reconnaissez vous-même, alors c'est fini, l'année prochaine, la Loterie ?
CHD - Je pense que le critère aléatoire qu'on appelé Loterie, il est grillé, il est brûlé, il a montré qu'il était inopérationnel. Et donc ce qui est, ce qui est détestable, je trouve, c'est qu'il nuit profondément au principe auquel chacun adhère. Je pense que sur ce principe-là, à savoir choix de chaque parent, sont des principes auxquels, tout
le monde adhère.
BH - Mais on ne revient pas dessus, les principes, c'est clair ?
CHD - Je pense que, non, moi, je ne reviens absolument pas dessus, je pense qu'ils sont inscrits et quand même, si on les inscrit de manière un peu abrupte dans le débat scolaire, quelles que soient les décisions qui seront prises à l'avenir, ils resteront inscrits. Mais la manière dont ils sont mis en œuvre, eh bien, je pense qu'elle ne fonctionne pas, c'est clair. Moi, je ne peux pas rester indifférent quand je
vois l'inquiétude des parents, les angoisses des parents, j'ai été enseignant moi-même, le monde de l'école est mon monde, c'est un peu comme si on me le faisait à moi, si vous voulez. Et donc je pense qu'il est de la responsabilité d'un homme politique y compris quand il a participé à des décisions qu'il a été amené de prendre, de dire, ça ne va pas et on arrête. Ceci dit, je rappelle que ça n'était pas notre choix premier au Gouvernement et au Parlement, de dire, on va finir par,
BH - Le tirage au sort ?
CHD - Le dernier critère sera le tirage au sort, nous avions proposé que ce choix reste au chef d'établissement entouré de son équipe mais c'est le Conseil d'Etat qui a choisi,
BH - Qui a choisi ?
CHD - Qui a choisi et qui nous a dit, vous ne pouvez pas, il faut une liste fermée de critères aléatoires.
BH - Et donc si j'entends bien aujourd'hui, ce qui se passe dans les écoles, cette incertitude, c'est un peu la faute au Conseil d'Etat ?
CHD - Je pense que le Conseil d'Etat, il est garant de la légalité des décisions que les Gouvernements prennent et on ne va pas lui mettre toute la charge sur le dos. Je pense qu'il faut ramener les choses là où elles sont. Mais il est clair que sur la proposition que nous faisons, il ne l'a pas acceptée.
BH - On aurait pu passer au-dessus du Conseil d'Etat, ce n'est qu'un avis ?
CHD - Oui, on aurait pu passer au-dessus mais c'était s'exposer à des recours, or, c'est ce que nous ne voulions pas, je vous rappelle, on voulait que les inscriptions se déroulent le plus calmement et le plus sereinement possible. Donc ça n'a pas été tout à fait le cas malgré le fait que l'on ait respecté l'avis du Conseil d'Etat.
BH - Joëlle Milquet, présidente du CDH, dit elle, eh bien, on aurait dû passer au-dessus du Conseil d'Etat, le CDH le voulait mais le PS, mais lui, a préféré suivre ?
CHD - C'est exact, donc nous avons dit, on ne prend pas de risques parce que si on prend des risques, on aura des recours et ça, ce n'est pas un bon service que l'on rend aux élèves et à l'école.
BH - Pour en revenir à ces suites du décret-mixité, inscription-mixité, l'année prochaine, donc plus de tirage au sort, qu'est-ce que vous allez inventer, qu'est-ce que vous allez trouver comme système ?
CHD - Alors je pense qu'il faut vraiment le chercher et bien le construire parce que ce n'est pas si simple, si le Conseil d'Etat est extraordinairement attentif à ce type de critère, c'est parce qu'autour de la notion d'égalité et de liberté dans l'enseignement, il y a toute une jurisprudence
et c'est un des fondements de l'Etat belge, cette liberté et cette égalité des parents, des enfants et des parents.
Et donc nous allons prendre sereinement le temps, discuter avec les différentes associations partenaires de l'école pour trouver un critère qui soit vraiment opérationnel. Ca, je le répète, ça ne sera pas simple. Ici, on a dû le faire un peu dans l'urgence, moi, je suis revenu à la Communauté Française fin mars et il fallait que la copie soit prête pour fin mai et donc on a travaillé très très sérieusement, on a vérifié dans tous les systèmes internationaux comment les choses se passaient. Mais le critère aléatoire est un critère juste mais il est très très carré et on voit bien qu'il n'a pas été accepté par le terrain qui devait l'accepter.
Alors à ce moment-là, je pense qu'il faut qu'on reconnaisse son erreur et que l'on dise,…
BH - Mea culpa ?
CHD - Mea culpa.
BH - Vous parlez d'un nouveau critère, il faudra bien trouver quand même quelque chose pour départager les élèves quand les écoles sont remplies, alors vous, c'est quoi, votre critère de préférence, c'est le critère géographique ?
CHD - C'est-à-dire que j'ai beaucoup entendu les parents parler et donc avoir l'assentiment des parents, c'était important. Je pense qu'il n'est pas non plus sans effets pervers.
BH - C'est recréer une carte scolaire à la belge, ça, comme il en existe en France où elle a été supprimée maintenant ?
CHD - La carte scolaire, c'est, on est obligé de s'inscrire dans l'établissement le plus proche de son domicile ; ici, on s'inscrit dans, on pourrait s'inscrire dans l'établissement et la distance jouerait. Mais quand je disais que les parents, c'était important, je dois, je dois dire que sur le décret-mixité, ils ont été associés du début à la fin de la discussion, ils le trouvaient très bon, certainement à leur goût jusqu'au
moment où le Conseil d'Etat nous a dit, stop à la liberté laissée aux chefs d'établissement, à ce moment-là, ils nous ont dit, pour nous, ça n'ira pas. Et donc je pouvais comprendre, mais comme nous le disions tout à l'heure, on ne pouvait qu'appliquer.
BH - Et donc il y a un espace pour revenir, eh bien, à cette première mouture de votre décret, à cette première correction du décret-inscription, mais tout en essayant de respecter les injonctions du Conseil d'Etat. Est-ce qu'il y a vraiment un espace ?
CHD - Je pense qu'on a construit quelque chose sur laquelle, on ne reviendra pas complètement mais moi, je ne dis pas qu'on ne doit revenir sur rien, mais quand, quand le Parlement a évalué le décret premier, celui de Madame Arena, il a dit, il faut mettre fin au système du premier arrivé-premier inscrit et il faut trouver des critères, il faut trouver des normes, il faut trouver des proportions, elles sont inscrites dans le décret. Là-dessus, on peut discuter sur la manière dont on les pondit par exemple mais je pense que c'est un acquis comme sont un acquis, les principes. Ce qui ne va pas, ce qui manifestement n'a pas été, c'est le critère ultime, qui a été un peu, je vais dire, il a été, il a été utilisé, il a été instrumentalisé,
BH - Pour vous, il y a des gens qui ont manipulé les tirages au sort, vous dites, instrumentalisé, c'est-à-dire que des gens, je veux dire, pour des raisons politiques ou idéologiques, en Brabant Wallon et à Bruxelles, ont, se sont inscrits dans dix écoles pour faire foirer votre décret, pour utiliser ce mot-là ?
CHD - Donc il y a, il y a un certain nombre d'inscriptions multiples qui sont, je pense, une réaction de précautions que je peux comprendre des parents, que je comprends. Je pense que moi-même, je l'aurais fait.
BH - Il y en a d'autres qui sont politiques, c'est ça que vous dites ?
CHD - Et il y en a d'autres qui manifestement, je l'ai vu dans la presse, moi je, qui ont dit, on va saturer le tuyau de manière à ce que le décret ne fonctionne pas. Je ne sais pas la part des uns et des autres. Je constate simplement que quelles que soient les raisons, cela ne va pas et cela suffit pour revoir les choses, en tout cas dans mon chef, je suis responsable de l'enseignement en Communauté Française.
Je dis donc pour moi, ça ne va pas et on change.
BH - Donc soyons clair, c'est pour les inscriptions 2010, que ça va changer ; alors qu'est-ce qui va se passer pour cette année-ci, les parents qui ont inscrit leurs élèves dans plusieurs écoles, qui n'ont pas encore de réponse ou de réponse négative, qui ne savent pas où ils vont aller, est-ce que pour eux, les règles vont changer en cours de route ? Est-ce qu'on va dire, on revoit les inscriptions, on arrête maintenant et on repart sur de nouveaux critères, on a encore le temps, on a encore une demi année ?
CHD - Je pense qu'il n'est pas, il ne serait pas raisonnable de changer les choses maintenant.
BH - C'est trop tard ?
CHD - Il faut se rendre compte à quel moment, on est, on est à la fin de la dernière phase d'inscription, on est en train de classer les élèves, on est à neuf mois de la rentrée. Je rappelle qu'à Bruxelles, il y avait 26 écoles complètes au début de cette année scolaire-ci et que pour l'instant, il y en
a plutôt 50 de complètes. Donc il y en a manifestement 25 dans lesquelles, de la place va se libérer. Mais pour ça, il faut un peu de temps, il faut que les listes se décantent et il faut qu'on ait donné aux parents, l'occasion de dire, quel est le premier choix, c'est ce que l'on va faire, à partir du moment où les listes seront établies.
BH - Vendredi, elles devraient être établies vendredi, c'est ça ?
CHD - C'est ça, elles sont établies vendredi, donc pendant toute la semaine prochaine, les pouvoirs organisateurs et les écoles prendront contact avec les parents. Je pense qu'il faudra encore au moins la première semaine de la rentrée et puis, on verra beaucoup plus clair. Mais moi, je suis persuadé que, tout enfant, j'en suis persuadé parce que c'est une logique mathématique, il y a de la place pour tout le monde, il y en a même plus que l'an passé, que tout enfant trouvera une école, une place dans une école, mais,
BH - Même à Bruxelles, en Brabant Wallon ?
CHD - Mais évidemment, même à Bruxelles et en Brabant Wallon, en Brabant Wallon, il y avait 3 écoles
sur 28 en début d'année scolaire, donc il n'y a aucune raison de céder à la panique mais je comprends l'inquiétude de ceux qui pour l'instant, n'ont pas de place, ne se retrouvent dans aucune des listes, mais elles sont, elles ne sont pas toutes là et qui se disent, je n'aurai pas de place, c'est irrationnel mais je peux comprendre.
BH - Mais est-ce qu'il ne faut pas, en attendant pour l'année prochaine, si vous dites que le tirage au sort, va perdurer, en tout cas pour ces inscriptions-ci, mettre quand même des garde-fou et dire aux parents qui ont reçu une réponse, il faut tout de suite signaler aux écoles par exemple, pour éviter qu'on garde ces inscriptions..
CHD - Tout à fait, donc moi, c'est un appel que je lance à la suite des associations de parents qui l'ont dit dès le mois de novembre, ils m'ont rencontré, on était bien d'accord là-dessus et avec les pouvoirs organisateurs pour que les parents fassent cette démarche et je suis persuadé qu'ils vont la faire parce qu'il y va de l'intérêt des autres enfants. Et je pense que tous les parents, leur seul intérêt, c'est l'intérêt de leur enfant mais qu'ils comprennent bien l'intérêt des autres. Donc moi, je fais confiance aux parents pour le faire.
BH - Joëlle Milquet propose même qu'on fasse un bout de décret, elle dit, bon, un décret qui permettrait ou qui obligerait les parents qui ont deux réponses positives dans les écoles, à le dire et à choisir, est-ce qu'il faut obliger les parents à choisir quand ils ont une réponse ou plusieurs réponses ?
CHD - Donc avoir un partenaire, c'est toujours écouter ce que dit le partenaire, bien entendu. Donc moi, je peux entendre cela. Simplement, je dis, d'abord faisons confiance aux parents et deux, vérifions bien que ce petit bout de décret, il soit conforme à la loi et qu'il ne soit pas contraire à ce que le Conseil d'Etat estime,
BH - A la liberté du choix de l'établissement, c'est ça, le risque ?
CHD - Voilà.
BH - Si on force les parents, on risque de se retrouver avec,
CHD - Je pense qu'il faut au moins, le vérifier, avant de, avant de le mettre en œuvre mais moi, d'abord, je fais confiance aux parents.
BH - Alors avec le partenaire CDH là-dessus, Joëlle Milquet dit qu'il faut arrêter dès l'année prochaine, le décret-inscription, c'est vrai qu'on a déjà eu le décret Aréna, puis on a eu votre première mouture qui a été rejetée, on a eu la mouture actuelle et puis on va encore changer, ça donne quand même une mauvaise image, non, de la Communauté Française, une image de poule sans tête, pour le dire comme ça, est-ce que vous savez où vous allez dans ce dossier ?
CHD - Je pense que dès le contrat pour l'école, les principes y sont inscrits dans le contrat pour l'école ; leur mise en œuvre est difficile parce que ces principes sont chers à chacun mais ils bousculent un certain nombre d'habitudes, ce n'est pas simple. Et on l'a sans doute fait de manière un peu abrupte, moi, je n'ai aucune peine à le reconnaître. On doit donc le faire d'une autre manière,
BH - Eté trop vite, c'est ça ?
CHD - On a sans doute été trop vite, oui et puis, je pense que tout le monde avait accepté les principes lorsqu'ils ont été mis en œuvre, il y a eu des résistances. Il faut tenir compte de ces résistances, on ne fait pas, faire de la politique, ce n'est pas foncer dans les murs.
BH - Merci, Christian Dupont.





Le vrai problème n'est pas la différence *sociale*, mais la différence énorme de *niveau* qu'il y a entre enfants qui terminent leur 6ème primaire.
Par exemple, on voit arriver en 1ère des enfants incapables d'effectuer les quatre opérations, tandis que d'autres peuvent déjà résoudre des équations. Idem pour la lecture.
- un prof d'enseignement professionnel et technique
Rédigé par: Ariane Ruyffelaere | 10 décembre 2008 à 09:07
Monsieur le Ministre,
Mon enfant est actuellement refusé dans un collège qui propose l'immersion en néerlandais.
- Comment est-il possible qu'à l'époque actuelle on n'encourage pas les petits wallons qui souhaitent apprendre le néerlandais.
- pourquoi la priorité n'est-elle pas valable dans le cas de l'immersion (de plus cela a changé pendant les inscriptions...!)?
- mon fils est dans une école primaire 'adossée' qui offre la possibilité de suivre le néerlandais dès la 3° primaire afin de faciliter le passage vers le Collège en immersion et on est même pas prioritaire...
Et dans mon cas, nous habitons en plus en face de ce collège!
Que comptez-vous faire?
Merci pour votre réponse
Rédigé par: Nondonfaz | 10 décembre 2008 à 09:01
Monsieur le Ministre
Même si sur le fond je suis d'accord avec l'idée d'une nécessaire mixité, A QUI AVEZ VOUS DONNE LES MOYENS DE METTRE LE DECRET EN PLACE SUR LE TERRAIN? Mon école (1100 élèves)est en pleine organisation des bilans de Noël, le système des inscriptions a pris jusqu'ici une bonne centaine d'heures de travail non rétribuées et ce n'est pas fini: : quel employeur pourrait se permettre pareille invention?
Rédigé par: françoise Debatty | 10 décembre 2008 à 09:00
Bonjour
la COCOF se gargarise avec le slogan ‘Toutes nos écoles se valent’.
Vous, comme nous savez que c’est TOTALEMENT faux.
Je peux vous citer quelques exemples, mais pas ici (ce n’est pas politiquement correct)
Il est regrettable de miser sur une pseudo mixité sociale pour palier à aux manquements récurrents
de certains établissements.
Nous choisirons l’école sur des critères objectif (nous parents)
1 Le projet éducatif
2 La facilité d’accès
3 Le bagage offert par l’établissement pour poursuivre des études supérieures
4 Sa mixité socio culturel (hé oui déjà)
Nous n’avons pas besoin de décret
Nous avons plutôt besoin d’une politique en amont pour enfin vous laisser dire :
Que toutes les écoles se valent !
Aujourd’hui c’est un vœu pieu, hélas.
Après avoir sacrifié les élèves rentré en 2008 ( j’ai pas eu de place dans la file, je travaillais )Pour mon fils
Aujourd’hui ( rentré 2009 ) je n’aurais pas de place pour mon ‘beau fils’, encore une rentré sacrifié
Famille recomposée, cela existe.
Tout çà pour à chaque fois reconnaitre que les décret successifs sont à remettre en cause.
et à amélioré pour la rentré suivante.
Cela fait chez moi 2 enfants frustrés.
Prenez SVP le temps pour les autres de nous pondre un décret qui tienne la route et me permettre cette fois si d’inscrire le petit dernier au moins dans une des 2 écoles que vous avez imposées.
En effet je produirais moins de CO2.
Paul Magnette sera content.
Rédigé par: Eric | 10 décembre 2008 à 08:57
Pourquoi effectivement ne pas "supprimer" les réseaux avec un seul réseau public de qualité et des établissements privés payants pour ceux qui veulent rester à l'écart? Je donne cours à des élèves de 1re année d'humanités (volontairement car je forme en principe des enseignants, AESS, maître-assistante) : les profs ne sont pas nécessairement (euphémisme) formés pour affronter les éèves d'aujourd'hui; on oublie de leur dire que les enfants ne sont pas des images figées mais des êtres vivants terriblement affectés par leur univers personnel!!! alors oui à une forme d'obligation d'une seule filière et oui à une formation des profs en 5ans!
Rédigé par: SCHMITZ Marie-Chantal | 10 décembre 2008 à 08:55
Bonjour,
L'enseignement proposé dans les pays nordiques est résolument de meilleure qualité que l'enseignement offert par la communauté française. Or, le budget est moindre et la gratuité complète est assurée.
Quelles modifications pensez-vous apporter à notre enseignement pour arriver à ce niveau de qualité?
Rédigé par: Stéphanie Lefèvre | 10 décembre 2008 à 08:54
Pourquoi n'abordez-vous pas la discrimination écoles adossées / écoles non-adossées ?
Rédigé par: Francis Hermans | 10 décembre 2008 à 08:54
Et si vous arrêtiez de faire de l'ingéniérie sociale? À chaque fois ça rate...
Rédigé par: Jean-Louis Leroy | 10 décembre 2008 à 08:52
Je tiens à féliciter le Ministre pour son discours non complaisant et à l'opposé de la langue de bois. Ma question est la suivante: la comunauté flamande a une plus longue expérience en matière de "décret inscription". Il y eut là aussi des heurs et malheurs et corrections de tir. Il me semble que la communauté française n'a pas vraiment dialogué avec la communauté flamande pour profiter de son expérience en la matière. Y eut-il échange de bons procédés pour éviter de faire du côté francophone les erreurs commises avant déjà par la communauté flamande?
Rédigé par: Nicolas Goubau | 10 décembre 2008 à 08:51
Il faudrait que les enfants bénéficiant d'allocations familiales majorées (càd ayant une maladie chronique ou un handicap) et qui fréquentent l'enseignement général soient prioritaires. Il s'agit de familles qui doivent plus que les autres s'organiser pour jongler avec les divers problèmes médicaux, consultations, traitements, logo, ... de l'enfant. Il me semble logique de favoriser l'inscription dans l'école de leur choix.
Rédigé par: ad | 10 décembre 2008 à 08:50
Si le conseil d'Etat n'a pas approuvé la première mouture du décret, pourquoi voter malgré tout un décret imparfait ?
Il fallait revoir sa copie, quitte à suspendre le décret Arena entretemps.
Rédigé par: Thierry Bailly | 10 décembre 2008 à 08:50
Monsieur,
Mon fils n'est pas tiré au sort dans les 6 écoles sélectionnées. QUAND pourrais-je le rassurer et comment compter vous départager les inscriptions multiples? Les parents ne peuvent-ils conserver leurs places multiples jusqu'au premier septembre?
Rédigé par: Vandenbergh | 10 décembre 2008 à 08:49
Ne pourrait-on simplement restaurer la confiance en rendant une réelle autonomie aux Chefs d'établissements. Pourquoi les écoles doivent-elles inscrire au même moment? Certaines écoles préféreraient un autre moment dans l'année. Certains parents aussi. Ce qui importe c'est que la date de début d'inscription pour chaque école soit connue de tous. Demandez aux écoles de vous la communiquer chaque année. Publiez ces dates sur internet. Envoyez ces infos par courrier aux parents(réellement défavorisés) dont l'enfant fréquente une école moins favorisée. N'autorisez les inscriptions que pour une année scolaire à la fois. Fournissez aux écoles registres et documents numérotés à utiliser impérativement. Sanctionnez ceux qui ne respectent pas les règles plutôt que jeter la suspicion sur toutes les écoles. L'ordre chronologique n'a jamais posé de problèmes là où il y a suffisamment de places. Les inscriptions multiples existent depuis longtemps. Le phénomène était gérable jusqu'à cette année...
Rédigé par: voisin | 10 décembre 2008 à 08:48
Comment fait-on pratiquement lorsque notre enfant est 404ème, 378ème et 354ème sur les listes des 3 écoles où nous avons fait la démarche de l'inscrire?
Rédigé par: Peten | 10 décembre 2008 à 08:48
Monsieur le >Ministre,
Nous jouons avec des PERSONNES... des parents angoissés, des enfants qui pleurent.... ne serait-ce pas temps d'opérer un moratoire et de REFLECHIR enfin aux conséquences réelles du terrain. Aurez vous le courage HUMAIN et politique de revenir en arrière même pour septembre 2009
Rédigé par: Gerard | 10 décembre 2008 à 08:47
Bonjour,
A force de vouloir résoudre un problème qui n'existait pas (la loi permettait en effet de sanctionner les quelques éventuels), voulez aller finir par créer ce problème : un enseignement officiel poubelle dont personne ne voudra et dont seuls les démunis devront se contenter et un enseignement privé, payant, mais de qulaité, que seuls les plus nantis pourront se payer...
Mais que de dégâts en attendant !!
Pensez-vous parfois à nos enfants ? Avez-vous une idée de l'ambiance dans les cours d'école de Bruxelles en cette période d'examens ? Pouvez-vous me dire comment expliquer à ma fille que ce n'est pas de sa faute si elle se retrouve 300 ème sur une liste d'attente dans l'école qu'elle fréquente depuis 9 ans et où ses meilleures amies sont inscrites ?
L'enseignement n'est pas un laboratoire Monsieur le Ministre, vous jouez avec l'avenir et l'équilibre psychologique de nos enfants et ça ce n'est pas seulement de l'incompétence, c'est criminel !
Rédigé par: jpaul | 10 décembre 2008 à 08:47
Monsieur le ministre,
le décret inscription n'est peut-être pas à jeter à la poubelle mais nécessite certaines améliorations. Comme dit précédemment je suis aussi scandalisée par le témoignage plaintif de ce père de famille au JT de hier soir. Encore une fois poussons l'individualisme à outrance avant l'intérêt collectif voila ce qu'il faut comprendre avec ce genre de spot. Pourquoi ne pas concevoir une inscription calqué sur le modèle du vote électoral, 3 jours pour se rendre dans sa commune et voter 1er, 2ème et 3ème choix. Au dépouillement les choses sont claires pas de possibilité d'aller s'inscrire dans 10 écoles pour mettre des bâtons dans les roues du projet.
Priorité aussi à ceux dont le choix est une question de mobilité. Mais surtout mettre plus d'énergie dans la qualité de l'enseignement la formation des enseignants,sanctions pour absentéismes répétés, plus de pouvoir aux directions d'écoles qui sont des gens de terrain et sont cadenassés en permanence par tous les comptes à rendre à la commune notamment aucune décision ne leur est permise je parle des écoles communales, cette inertie bloque les énergies créatrices et volontaires de ces personnes qui ne disposent que du titre de directeur pour le reste c'est l'imbroglio administratif des fonctionnaires dont il faut bien justifier leur existence et noyer le poisson au lieu de faire avancer les choses. Un bon directeur sait ce qui est bon pour son école arrêter de les empêcher d'agir.Un peu de courage et c'est aussi ce qu'il faut demander aux enfants un peu de courage.
bonne journée
Rédigé par: Gerard (Bruxelles) | 10 décembre 2008 à 08:45
Petit témoignage de parents qui ont appliqué le décret enseignement « lotto » avec précaution, inscrivant leur fils dans 5 écoles en région bruxelloise ce qui est « raisonnable ».
Constat :
- contrairement à ce qui a été dit ce matin : « les écoles contacterons les parents dès la semaine prochaine », nous avons reçu les résultats du tirage au sort dès hier. Résultats étonnant dans notre cas puisque notre enfant est déjà retenu dans 4 écoles sur 5 (il nous manque encore un résultat). Or, nous connaissons des parents qui ont inscrit leur enfant dans 10 écoles et plus et qui ont reçu 10 réponses négatives ! Selon nous, cela défie la loi des probabilités ! C’est étonant puisque qu’on sait que certaines écoles ont enregistré 700, voir 1000 pré-inscriptions et que celles-ci pouvaient offrir moins de 100 palces au « non-prioritaires ». Comment expliquer c’est différence de « chance » au tirage alors que Monsieur le Ministre parle de « logique mathématique » quand il rassure les parents déclarant que tout le monde aura une place. Une place oui, mais où ? Cette situation laisse planer bien des incertitudes tant pour les parents, les grands-parents que les enfants eux-mêmes.
- On sent toute la tension au sein des secrétariat d’école lorsqu’il vous contacte par téléphone pour vous annoncer que votre enfant à été retenu après tirage au sort. Leurs questions sont les suivantes : est-ce votre « premier choix » ? Votre enfant est-il inscrit dans une autre école ? Que voulez-vous répondre à ces questions ? L’échange téléphonique est-il suffisant pour garantir l’inscription de votre enfant ? Faut-il exiger d’autres garanties (écrites) ? Cette pratique est-elle légale ? Dans la mesure ou l’approche n’a pas été centralisée, qu’arrive t-il si je répond pour un athénée « oui, c’est mon premier choix » et dans une école du réseau libre « il s’agit de mon deuxième choix »… En pratique je pense qu’après la loterie il y aura un second round, une bras de fer parents - écoles. Les premiers voulant mettre toute les chances de leur côté, les seconds ne souhaitant pas s’empêtrer dans les lourdeurs administratives et connaître trop d’incertitudes quand on nombre d’élèves effectivement inscrits dans l’établissement scolaire.
Il est facile de critiquer le décret aujourd’hui, pour cette année il est trop tard ! Mais, était-ce utile de vouloir réinventer la roue suite à la situation tout aussi scandaleuse connue l’an dernier où des parents ont passé une parfois deux nuits à l’extérieur pour inscrire leur enfants ? N’était-ce pas utile de faire une analyse de risque avant de lancer une procédure reposant sur des critères aussi aléatoires qu’un tirage au sort ?
Le législateur souhaite normer, souhaite des critères, certes mais les différences seront toujours là. Une réelle mixité sociale pourrait émerger si les parents eux-mêmes montraient l’exemple à leurs enfants en côtoyant d’autres personnes que celles appartenant à leur « caste ». Bref, comme souvent trop de normes tuent la norme. Nous assistons ici, comme dans beaucoup de lieu de travail à un clash « top – down » « bottom up ». Une décision venant d’en haut est imposée à tous et chacun en bas réagi au nouveau système mis en place en « sabotant » ou tout simplement en exprimant un individualisme encore plus marqué qu’en temps normal !
C’est un choix de société, que voulons-nous ? Les mandataires politiques ne pourraient-ils pas, dans une approche respectueuse de chacun, co-construire avec le citoyen et les acteurs de terrain (enseignants, directeurs d’école, pouvoirs organisateurs, associations de parents) un décret qui permette la mise en place d’une mixité sociale bien vécue. Pour cela il faut la volonté de tous et les moyens. La mixité sociale est un noble objectif à atteindre qui requiert davantage qu’un avis juridique du Conseil d’état et des « obligations » légales.
Rédigé par: Philippe Herman | 10 décembre 2008 à 08:44
Bonjour, M. le Ministre
Quitte à passer pour un original, je pense que le décret Inscriptions a mis fin à des pratiques totalement inadmissibles dans certaines écoles secondaires. Des pratiques fort peu démocratiques, faut-il le souligner ?
Je pense que pour ses deux ans, le décret a déja bien grandi. Laissez-le encore grandir et mûrir. C'est en remettant l'ouvrage sur le métier que nous pourrons avancer vers plus de chances pour tous. L'école est l'outil d'émancipation sociale par excellence. Ne le sacrifions pas !
Cordialement,
Pascal TIELEMANS
past-président d'AP pendant plus de 10 ans.
Rédigé par: Pascal Tielemans | 10 décembre 2008 à 08:42
Monsieur Dupont,
Je trouve scandaleuses vos insinuations de torpillage du décret par les parents qui inscrivent leurs enfants dans plusieurs écoles.
Nous avons visité plusieurs écoles, pris rendez-vous avec les directeurs pour connaître leur projet d'établissement et sélectionné deux d'entre elles, proches de chez nous. Mais malheureusement ces écoles ne sont pas dans la même commune.
Problème : avec les nombreuses priorités et les quotas communes/défavorisés, il reste au mieux 10 places pour plus de 300 demandes de parents sans aucune priorité ! Comprenez que nous voulions pas tout risquer en nous limitant à un ou deux inscriptions.
PIRE : supprimer le tirage au sort ne changerait que peu de choses dans notre cas. Les parents qui ont la "chance" d'avoir leur enfants dans une école défavorisée ou d'habiter la même commune passeront de toute manière avant tous les autres.
Rédigé par: Thierry Bailly | 10 décembre 2008 à 08:41
Une bonne occasion de niveler par le haut (et pas par le bas comme de coutume avec le PS): Toutes les écoles de Wallonie/Bruxelles au même niveau que les meilleures écoles. Une occasion de financement de notre enseignement médiocre.
Rédigé par: Michel Van bergen | 10 décembre 2008 à 08:40
Monsieur le Ministre,
Vous dites toujours que le problème du décret ne concerne que qques écoles de Bxl et du Brabant Wallon, mais vous n'êtes sans doute pas sans savoir que ces entités représentent 1/4 de la population francophone....?? Et que comptez-vous faire pour aider les directions d'écoles à gérer les inscriptions multiples, le travail administratif supplémentaire (sans personnel supplémentaie), et le mécontentement et le désespour des parents qui ne seront pas les heureux gagnants???
Rédigé par: Carine Gillis | 10 décembre 2008 à 08:40
Bonjour,
J'ai vécu 25 ans et fait toute ma scolarité dans un pays européen où la liberté d'inscription scolaire n'existe pas dans le primaire/secondaire inférieur. Personne ne trouve ça bizarre. Ca permet une meilleure planification scolaire (encadrement plus stable, moins de problèmes de locaux), une meilleure mixité sociale et moins de stress pour les parents, qui n'ont pas à s'occuper d'inscrire leur enfant. Je précise que le classement PISA de ce pays est largement au-dessus de celui de la Belgique. Pour moi, la liberté à la belge est un leurre. Et si on la supprimait ?
Rédigé par: Raphaël Collin | 10 décembre 2008 à 08:37
Monsieur le Ministre,
Vous ouvrez enfin les yeux sur l'absurdité de votre décret. Vous parlez de compréhension à l'égard des parents qui en subissent actuellement les conséquences, mais que faites-vous pour eux? Il n'est pas trop tard pour tout annuler. La majorité des enfants vont se retrouver dans une école qui n'est pas leur "1er choix"! Certains devront faire des kilomètres, que ce soit en voiture ou en transport en commun, pour se rendre dans une école qu'ils n'ont pas choisie, ou alors par dépit pour ne pas se retrouver dans un établissement où même les professeurs ont "la boule au ventre" chaque jour avant de s'y rendre. Que leur restera-t-il de vie sociale et familiale?Sachez que nous, parents concernés par cette problématique, ne baisserons pas les bras! Nous nous batterons jusqu'au bout pour ne pas rester les laissés pour compte de ce décret lotto!
Rédigé par: Caroline Dausse | 10 décembre 2008 à 08:36
Purquoi vouloir à tout prix légiférer dans un domaine aussi délicat ? Pourquoi vouloir rapprocher les gens contre leur gré ? On voit bien que cela ne fonctionne pas, quelle que soit la formule, tout simplement parce que les gens veulent choisir leur école.
Rédigé par: alexis | 10 décembre 2008 à 08:35