Le plan "climat" de l'Europe est dans sa dernière ligne droite. Les chefs d'Etat ou de gouvernement doivent en effet se retrouver à Bruxelles jeudi et vendredi pour tenter de s'entendre sur le paquet "énergie-climat" européen, mais les débats risquent d'être difficiles, neuf pays de l'est de l'Union craignant que ce plan n'handicape fortement leur économie. Dernière ligne droite également pour les ministres de l'Environnement du monde entier qui seront en Pologne fin de semaine pour clore la conférence de l'ONU sur le changement climatique.
Bertrand HENNE reçoit Paul MAGNETTE, Ministre du développement durable, de l'énergie, du climat et de la protection des consommateurs.
Vous pouvez poser vos questions directement sur ce blog ou par téléphone au 070/22.37.37 .
BH : Paul Magnette, bonjour !
- Bonjour !
BH : Adriano Celentano, une chanson engagée sur la crise, mais des années 70. Les saisies bancaires dit-il, l’essence qui augmente. Une chanson un peu désabusée aussi. Changer les gouvernements ne change rien, dit-il. Alors, est-ce que c’est vrai, les crises se succèdent et les gouvernements n’y peuvent pas grand-chose ?
- Mais c’est effectivement une chanson qui a été écrite en plein milieu de la crise des années 70, qui était une grave crise des pouvoirs d’achat. A l’époque, les gouvernements ont réagi avec des mesures d’austérité. Tous les gouvernements européens, en particulier les gouvernements Martens-Gol, chez nous, ont réagi avec mesures qui n’ont fait que détériorer encore, le pouvoir d’achat. Aujourd’hui, le PS a proposé d’agir autrement, d’agir en ayant un vrai plan de relance, des mesures pour le pouvoir d’achat, des mesures d’investissements, pour qu’on n’entre pas dans la récession ou qu’en tout cas on puisse contrer cette récession qui s’annonce.
BH : A part que les gouvernements Martens-Gol ont pris des mesures d’austérité, parce que dans les années 70 on s’était endetté pour relancer l’économie. Aujourd’hui, on se ré-endette également. Est-ce qu’il n’y a pas une répétition de l’histoire avec un risque, de nouveau, dans les prochaines années, de retrouver des plans d’austérité.
- On ne fait ni ce qu’on fait à la fin des années 70, ni ce qu’on a fait aux débuts des années 80. C’est-à-dire qu’on ne va pas prendre des mesures où on va dépenser l’argent sans compter, on va faire des investissements, mais des investissements durables, des investissements ciblés, qui ont un effet positif en matière de mobilité, en matière de réduction de la consommation d’énergie et des mesures pour le pouvoir d’achat. Mais on le fait en sachant comment on s’engage dans la durée, sans creuser et sans non plus prendre des mesures d’austérité, du type de celle de Martens-Gol.
BH : Alors, dans ce plan de relance, le Gouvernement veut diminuer la facture de l’énergie pour les ménages. Alors, comment est-ce qu’on fait pour diminuer cette facture ? Il y a plusieurs pistes sur la table… laquelle est-ce que vous allez choisir ?
- Il faut d’abord qu’il y ait un effort des producteurs. Ca fait un certain temps que je le dis. On a constaté que les prix du pétrole baissaient, on sait que les prix du gaz et de l’électricité sont au moins indirectement ou au moins en partie, liés au prix du pétrole. Donc, les prix du gaz et de l’électricité doivent baisser et dans une mesure beaucoup plus significative que les baisses de quelques petits pourcents qui ont été annoncés pour le mois de décembre. Et puis par ailleurs, j’ai mis sur la table du Gouvernement…
BH : Pour plus que ça… on avait dit trois à quatre pourcents, mais il faut plus que ça ?
- Il faut une baisse qui soit proportionnelle à ce qu’a été la hausse, quand les prix du pétrole ont augmenté. Si on veut un marché dans lequel le prix de l’énergie fluctue, selon les prix des matières premières… quand les prix augmentent en suivant le pétrole, et bien les prix doivent baisser en suivant les prix du pétrole aussi.
BH : C’est-à-dire ? Vous pouvez donner une fourchette : 15 à 20% ?
- Pour le gaz, on devrait être au moins aux alentours de 10-12%, pour l’électricité : 6-7… et j’ai par ailleurs, mis des mesures sur la table du Gouvernement. Le PS a toujours dit que nous pensons qu’il fallait agir sur la T.V.A., sur les prix de l’énergie, l’électricité en particulier… au moins à titre temporaire, au moins sur une partie de la consommation et il ne s’agit évidemment pas de dire : l’électricité doit devenir très bon marché, tout le monde peut l’utiliser et en gaspiller… Bien sûr que non… On vise d’abord à réduire la consommation d’énergie, mais pour beaucoup de ménages, ces factures deviennent très, très difficiles à payer et une intervention de l’Etat sur la T.V.A. ciblée et pour une période donnée, sur une partie de la consommation, nous paraît une mesure de pouvoir d’achat, qui serait utile pour relancer l’économie.
BH : Donc clairement, on parle d’une T.V.A. à 6% ?
- Ca pourrait être une T.V.A. à 6%, sur une partie de la consommation moyenne, par exemple.
BH : Est-ce que en plus de ça il faut plafonner les prix de l’électricité, parce que vous avez eu bras-de-fer avec Vincent Van Quickenborne, qui hier, sur Electrabel, annonce une amende de 750 millions d’euros si Electrabel ne diminue pas ses parts de marché et dit : mais il ne faut surtout pas plafonner les prix, il faut essayer de jouer la stratégie de l’amende pour plus de concurrence. Alors, qu’est-ce qu’il faut faire ? Il faut plafonner les prix ?
- Je suis content de découvrir que les Libéraux flamands se rendent enfin compte qu’il y a un problème de concurrence et de prix sur les marchés de l’énergie. Cela fait des mois qu’on le dit… Au moins le constat est partagé. Qu’il faille aussi récupérer une partie du bénéfice… enfin des bénéfices indus d’Electrabel…je pense que là-dessus il y a aujourd’hui aussi, un consensus. Maintenant, là où je ne suis pas d’accord avec Vincent Van Quickenborne, c’est de croire que la concurrence va régler tous les problèmes. S’il suffisait qu’un producteur vende une partie de ses moyens de production pour que ça fasse baisser les prix d’un coup, comme ça et massivement. Cela fait longtemps que ce genre de mécanisme se produirait. Je vous avoue que je suis parfois assez impressionné de voir, qu’après la crise financière qui a démontré le désastre de cette logique libérale à tout crin… voir que certains Libéraux pensent encore que le tout à la concurrence et tout à la dérégulation va régler les problèmes, me laissent un peu pantois.
BH : Et donc vous êtes contre cette idée d’amende de 750 millions d’euros, si Electrabel ne diminue pas ses parts de marché. Ce n’est pas une piste intéressante ça ?
- Je pense que l’essentiel c’était qu’Electrabel et comme SPE, les producteurs d’énergie nucléaire, contribuent au budget de l’Etat, pour que l’Etat puisse investir et soutenir les dépenses des ménages, pour réduire la consommation d’énergie, parce qu’il y avait une rente qui était faite grâce aux centrales nucléaires amorties. Une amende one-shot, en espérant que ça favorise la concurrence, je pense que c’est une idée un peu intempestive.
BH : Et plafonner les prix, c’est vraiment sur la table du Gouvernement ou c’est une idée lancée en l’air ?
- Mais plafonner les prix, c’est un instrument qu’on a pratiqué pendant des décennies. Quand on constatait que les prix du pain, que les prix de certains produits alimentaires, que certains prix… les prix de l’énergie, etc… augmentaient de manière indue, au-delà de ce qu’était le prix réel des matières premières, le Gouvernement, pendant très, très longtemps a fixé des prix. Aujourd’hui, au nom de ce qui reste d’une idéologie libérale encore vigoureuse, on trouve que plafonner les prix ça à quelque chose de scandaleux. Je suis surpris et je dois dire, même à certains moments, désarçonné. Je ne comprends pas pourquoi il y a cette résistance à l’instrument-même, des plafonnements des prix. J’ai toujours que ça pouvait être une mesure temporaire et une mesure dissuasive.
BH : Elle doit être dans le plan de relance ?
- Non, je pense que si les producteurs, un moment donné, baissent leurs prix, il n’y a plus de raison de les plafonner. Mais si les producteurs ne suivent pas les règles et ne suivent pas les baisses du prix des matières premières, je ne vois pas pourquoi le Gouvernement devrait lui-même dire… Je renonce à un instrument dont je dispose.
BH : Alors, autre axe environnemental de ce plan de relance… c’est l’alliance emploi-environnement. Expliquez-nous un peu ça. Qu’est-ce qu’il en reste ?
- L’essentiel est là. Je pense que cette relance doit d’une part être des mesures de pouvoir d’achat, on l’a dit : prix de l’énergie, mais aussi des mesures pour le chômage économique. Je viens de Charleroi et je peux vous dire que j’entends beaucoup de gens extrêmement inquiets par cette récession dans les secteurs les plus touchés comme la métallurgie… Mais à côté de ces mesures de pouvoir d’achat, il faut des mesures de relance et de relance durable… donc accentuée sur ce qui aidera ce développement durable. On l’a vu, la Région wallonne a montré l’exemple, elle a investi 1,5 milliard à la fois pour le transport et pour l’isolation des bâtiments en particulier. Je pense que le Fédéral doit aller tout à fait dans la même direction. Les plans d’investissements dont on discute sont des plans qui porteraient notamment sur la SNCB… accélérer les investissements de la SNCB…
BH : Les grands travaux… on peut les appeler comme ça…
- Les grands travaux… et puis des budgets pour venir appuyer la politique des régions en matière d’isolation des bâtiments.
BH : Sur ces prêts à taux zéro, c’est vrai que la Région wallonne a lancé cette idée, dans son plan de relance. Le Fédéral a aussi des prêts à taux zéro. Est-ce qu’il n’y a pas un risque de confusion des politiques. Le citoyen va retrouver des prêts à taux zéro, à différents niveaux de pouvoir. Est-ce qu’on y voit encore clair là-dedans ?
- Non, on doit absolument éviter qu’il y ait un double système et qu’il y ait une complexité administrative. C’est déjà compliqué pour les gens… Les gens que je rencontre me disent : c’est déjà compliqué entre les réductions, les primes, les prêts, etc… donc il faut qu’il y ait une logique administrative la plus simple possible. J’ai toujours dit aux régions : je suis là pour appuyer les initiatives des régions, il y a des fonds, on peut faire des prêts à taux zéro au niveau Fédéral, mais autant les faire ensemble et autant que pour les citoyens, le système soit simple et que ça devienne un vaste mouvement populaire, ce mouvement d’isolation. C’est absolument indispensable. Un toit sur trois en Wallonie et à Bruxelles, n’est pas isolé. Il y a encore des dizaines de milliers de maisons qui n’ont pas de châssis double-vitrage. Il y a là un potentiel de créations d’activités économiques, un potentiel pour le secteur de la construction, pour la fabrication du verre, qui est largement fabriqué dans notre pays, pour la fabrication de l’acier, du ciment, des matériaux d’isolation etc… Il y a autour de la construction, vraiment un élément de relance économique et en même temps, on lutte contre le réchauffement climatique et c’est bon pour le pouvoir d’achat des gens. Donc, il faut aller dans ce sens-là et y aller de manière coordonnée.
BH : Alors, une dernière question sur ce plan de relance… On voit que l’accord interprofessionnel a l’air de prendre le chemin de l’accord. On est encore à une position de compromis du côté des partenaires sociaux. Visiblement la facture a baissé pour le Gouvernement. On sait aujourd’hui combien ça va coûter pour le Gouvernement ?
- On a vu les partenaires sociaux hier soir, les membres du Gouvernement ont rencontré les partenaires sociaux, le groupe de 10. Ils nous ont fait part de ce qu’était leur proposition d’accord, l’accord entre eux… C’était tard hier soir… donc le Gouvernement a demandé quelques heures pour l’examiner…
BH : On parle de 800 millions d’euros ?
- Il y a différents chiffres qui sont sur la table. Vous me permettrez à ce stade de ne pas les commenter, parce qu’on est encore en pleine évaluation… et négociations… mais dans les heures ou les jours qui viennent, on devrait boucler à la fois l’accord interprofessionnel, des mesures supplémentaires pour le pouvoir d’achat et des mesures de relance économique et avoir un plan de relance comme les autres pays européens l’ont arrêté, au cours des derniers jours.
BH : Alors, visiblement, encore une question là-dessus… L’accord qui a été trouvé avec les partenaires sociaux… c’est qu’on va compenser la perte pour la sécu, de toutes ces diminutions de charges, par des taxes sur le capital. C’est une bonne pour les Socialistes, non ?
- Il y a des pistes de ce genre-là, mais à nouveau vous me permettrez de ne pas commenter ce qui est dans l’accord interprofessionnel, parce qu’il n’est pas encore bouclé, il n’est pas encore public. Il faut lui laisser toutes ses chances à cette négociation, qui a été une négociation difficile. Donc attendons encore quelques heures avant de commenter les mesures précises.
BH : Optimiste en tout cas ?
- Je pense qu’il y a en tout cas, un très gros effort qui a été fait de part et d’autre, pour arriver à un accord et qu’il y a de vraies mesures pour le pouvoir d’achat, pour les salaires et pour les indemnités des gens qui subissent aujourd’hui, de plein fouet, les conséquences de la récession.
BH : Alors, rapidement une question sur Poznań, la Conférence sur le Climat, sous l’égide des Nations Unies… Quel doit être la position de la Belgique à Poznań ? Vous y allez jeudi. Qu’est-ce qu’on doit proposer ? Une diminution de 20% des émissions de gaz à effet de serre. Il faut aller plus loin, il faut rester sur l’objectif européen. Quelle va être la position de la Belgique ?
- Poznań, c’est une réunion d’étape. Le grand rendez-vous ce sera Copenhague en 2009, mais à Poznań, je pense que ce qu’on doit absolument obtenir, c’est que les autres pays industrialisés, en ce compris des pays comme la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud, des pays en voie de développement, mais qui sont de plus en plus des pays industrialisés, fassent des efforts comparables aux nôtres. Je pense que l’Europe a bien fait de vouloir être pionnière en matière de lutte contre le réchauffement climatique. J’étais au Conseil énergie hier… on a encore adapté une série de mesures très volontaristes. Mais si on veut que ça marche, il faut que ce soit un mouvement planétaire. Donc l’essentiel au cours de Poznań, c’est de convaincre les Etats-Unis, premier pollueur mondial et ces grands pays en développement… de se joindre au mouvement et que ça devienne vraiment un mouvement mondial, avant de fixer à Copenhague, alors, des objectifs très clairs.
BH : On voit que pour l’instant il n’y a aucune situation claire qui s’est dégagée à Poznań. Ca a déjà commencé depuis une bonne semaine… Est-ce que vous ne craignez pas que la crise éteigne un petit peu toutes les velléités de diminuer les gaz à effet de serre ?
- Je dirais en tout cas… avec le message inverse... On assiste à la confrontation de deux thèses, depuis quelques semaines. Ceux qui disent : face à la crise, il faut ralentir l’effort de lutte contre le réchauffement climatique et ceux qui disent au contraire, et c’est évidemment le message que je porterais… Non, il faut voir la crise comme une obligation de plus de lutter contre le réchauffement climatique, parce que c’est dans le développement durable, dans la mobilité, dans l’isolation des maisons, dans la réduction de notre consommation d’énergie, qu’il y a le plus grand potentiel de création d’emplois, d’innovations et évidemment aussi, l’amélioration de la situation de notre planète.
BH : Vous dites ça et en même temps on voit qu’au plan européen, puisqu’on négocie …décidément tout se fait en même temps… le paquet climat de la Commission, pour l’instant. On voit que visiblement l’Allemagne, l’Italie, la Tchéquie, la Pologne, sont très réservées quant à la capacité de leur pays, à soutenir les objectifs de la Commission, alors que la crise est là. De fait, on voit que l’Europe n’arrive pas à s’entendre sur ces domaines-là ?
- Il est normal qu’en dernière phase d’une négociation, les pays viennent avec des inquiétudes…
BH : Vous, vous n’êtes pas inquiet ?
- J’ai passé toute la journée au Conseil énergie hier… Le matin, on a adopté une directive sur l’efficacité énergétique qui supprimera du marché toute une série de produits qui consomment trop d’énergie dans les électroménagers… les modes veille sur les appareils électroménagers, les ampoules à incandescence, etc… et l’après-midi on a négocié la directive sur l’énergie renouvelable. Donc on a bien avancé, mais il reste évidemment les questions des industries, que trancheront les chefs d’Etat et de gouvernement, en fin de semaine.
BH : Merci, Paul Magnette…




A propos du nucléaire :
Les Belges sont-ils trop idiots pour comprendre, qu'il soit nécessaire, dès qu'un sujet est un peu délicat ou polémique, d'attendre la fin de la campagne électorale pour en discuter? Ne serait-ce pas marquer plus de respect pour la démocratie que d'oser un débat contradictoire devant l'opinion, pendant que celle-ci est attentive et doit exprimer un vote ?
Rédigé par: François Lemaire | 09 décembre 2008 à 12:08
Encore une proposition:
Pourrait-on simplement imposer le papier recyclé dans toute l'administration Belge. Le papier recyclé permet des gains financiers (minieurs) et des gains écologiques majeurs (en terme de tonnes de bois).
Si on vous rétorque que ce papier produits beaucoup de poussieres et encrasse le materiel, sachez que c'est simplement faux, et que toute , je dis bien toute l'administration de la ville et canton de genève utilise du papier recycle (enveloppe, papier d'impression).
Pour plus d'information concernant la mise en place de ces mesures a Geneve, je vous prie de contacter:
Monsieur, Conseiller d'Etat
Robert Cramer /Les Verts
14 rue des Voisins
case postale 345
CH-1211 Genève 4.
Rédigé par: Luc Vermeulen | 09 décembre 2008 à 09:18
Cher MInistre, chers journalistes, et surtout chers lecteurs de ce blog.
Pour passer du stade
"je cause" au stade "j'agis" je vous propose la visite de ce site:
www.leclimatentrenosmains.org
a consommer cette fois sans modération, pour des économies d'argent d'abord (ce qui interesse tout le monde) et de CO2 (très bon a prendre)
Pour les mordus d'écologie: visitez et abonnez vous a
la revue durable.
www.larevuedurable.com
Rédigé par: Luc Vermeulen | 09 décembre 2008 à 09:05
Vous parlez de diminuer la tva sur l'electricité pour les faibles consommations c'est bien mais celui qui comme moi a une installation uniquement à l'énergie électrique chauffage, eau, cuisson.... je ne pourrais pas en profiter ce qu'on ne tiens pas compte non plus c'est le fait d'avoir une petite famille ou une grande famille lorsque vous êtes 2 je suis sûre que vous consommer netttement moins d'énergie qu'une famille de 5 personnes.
Bien à vous.
Rédigé par: coquelet | 09 décembre 2008 à 08:58
Encore une question
Vous n'etes pas sans savoir que La Belgique par l'intermediaire de notre fidele Electrabel (filliale allemande),( et SUEZ), investi massievement a l'etranger dans des centrales au charbon ( par exemple a Wilhelmshaven en Basse Saxe pour une puissance de 800 MW avec un autre producteur Suisse (FMB)
N'est il pas le moment de taxer massivement ces outils de production que vous savez les plus polluant, pour rendre l'investissement du charbon beaucoup moins rentable.
Electrabel se vente de vouloir faire de l electricite "verte" en brulant du bois dans ses centrales a charbon.
Je propose et je vais egalement faire cette proposition a test achat, que les producteurs d'electricité ne mentionnent plus clairmenent (et pas en tout petit caractere en bas d'une facture) l'origine de l'electricité, en l'occurence nucleaire, charbon, gaz.
Les consommateurs savent seulement lorsque le courant est vert, mais ils n'ont pas la moindre idée de ce que contient le courant standard. Il faut leur montrer.
Bonne chance
Rédigé par: Luc Vermeulen | 09 décembre 2008 à 08:56
Monsieur le ministre, quand allez-vous interdire la construction des véhicules polluants du genre 4x4 ? Merci pour votre réponse.
Rédigé par: Mme GILBERT | 09 décembre 2008 à 08:56
Monsieur,
De nombreux clients d’Electrabel ont reçu, depuis plusieurs mois, des rectifications de factures pour des périodes remontant à plus d’un an. Outre que les factures initiales peuvent avoir conduit ces clients à rester chez Electrabel qu’ils auraient quitté s’ils avaient connu le montant exact réclamé, il semble que les factures au-delà d’un an soient illégales. Pouvez-vous le confirmer ? Par ailleurs, Electrabel se contente, en cas de contestation de la facture, d’envoyer sommation sur sommation, avec frais, sans répondre au courrier reçu, même recommandé ? Ne faudrait-il pas faire respecter les bonnes pratiques en la matière ?
Rédigé par: ¨Pierre | 09 décembre 2008 à 08:55
Un ordinateur est aussi un bien de première nécessité à l'heure actuelle, tout le monde y a droit ! Alors, à quand une TVA à 6% sur ces appareils ?
Rédigé par: Marc | 09 décembre 2008 à 08:54
Remplacez vos ampoules à éconmie d'énergie par des leds!!!elles deviennent performantes et ne consomme quasi rien!
Rédigé par: Louis | 09 décembre 2008 à 08:52
Bonjour,
Je suis commerçant et suis obligé de travailler la porte grande ouverte comme tous les grands magasins HM Zara Jbc qui n'ont même souvent pas de porte et qui chauffent un maximum quand je pense à toutes ces primes dépensées pour isoler et ainsi réduire le réchauffement de la planéte devrions nous pas obliger tout le monde à fermer sa porte les clients s'y habitueraient sans probléme .
Rédigé par: rose | 09 décembre 2008 à 08:51
Toujours des compromissions et des cacahouètes couplé à une vision à très court terme. Aucune mesure à l'horizon pour remettre de l'ordre et un peu de morale dans ce système capitaliste débridé à l'origine de cette crise dramatique.
Rédigé par: Mme Vanelst | 09 décembre 2008 à 08:51
Bonjour, vous souhaitez casser la position dominante d'Electrabel et je vous en félicite. Pourriez-vous également veillez à ce que ce fournisseur soit correct avec ses clients, cela fait plus d'un an que je me bats pour obtenir des factures de consommation exactes, ils sont incapables de me les fournir, j'ai donc décidé de porter plainte auprès du SPF économie. Une telle situation n'est pas normale. Merci de m'avoir lue. Bonne journée.
Rédigé par: Corinne | 09 décembre 2008 à 08:50
Protéger les consommateurs, cela passe aussi par des coupes sombres dans les dépenses publiques. J'en ai marre (tiens cela vous rappelle qqn) de ne pas voir les prix de l'énergie suivre les cours (l'état s'en met plein les poches sur notre dos), de payer 55% de taxes et 21 % de TVA.
Rédigé par: gae bon | 09 décembre 2008 à 08:47
Monsieur le Ministre,
D'abord merci pour votre travail.
J'ai plusieurs question a vous poser.
La crise économique a selon moi deux causes. Les subprime d'abord dont tout le monde parle que je nomerai la bulle des crédits, mais également la flambée des cours du pétrole qui a provoqué l'inflation et une chute du pouvoir d'achat, puis une diminuation de la consommation. Ce phénomène semble également avoir eu lieu apres le premier choc pétrolier des annee 70.
Quel est le rapport avec l'écologie et le climat me direz vous.?
Et bien n'est il pas le moment adéquat pour introduire une taxe sur les produits pétrolier. Une taxe dont la moitié des fonds serait utilisé pour un fond climat (isolation accrue des bâtiments (une catastrophe en Belgique) , et l'autre moitié pour permettre de "lisser les prix du brut", c'est à dire : augmenter artificiellement le prix du pétrole lorsqu"il est bon marché (maintenant ) pour le financer lorsqu'il dépasse 100 dollars le baril.
Le problème du baril bon marché actuellement, c'est qu il rend les investissement en économie d'énergie moins rentable.
Les politiques, la presse, les belges ne semblent voir que le bout de leur nez.
Les reserves de pétrole ont une fin. Selon National Geographic 2007, le pic pétrolier a lieu entre 2007-2011, donc même si les cours du brut chuttent actuellement sous l'effet de la demande de consommation et de la chute de la spectulation, il vont de tout facon repartir a la hausse.
Le nerf de la guerre (écologique (CO2), économique (inflation, pouvoir d'achat), c'est LE PETROLE/ + le Gaz, et c'est par une taxation intelligente qu'on pourra s'affranchir de son dictaat, et rendre notre société plus durable.
Une autre question a la fois écologique et économique. Combien y a t il de pétrole dans notre économie. Je veux dire par la, quelle est notre dépendance au pétrole pour fonctionner. Plus cette dépendance est haute, plus une augmentation des cours touchera l'économie.
En une phrase: TAXONS ENFIN LE PETROLE AVANT QU IL NOUS TAXE (une nouvelle fois).
pour éviter la poursuite de la ruée sur le charbon... taxons le aussi, mais beaucoup plus.
Saluations
Rédigé par: Luc Vermeulen | 09 décembre 2008 à 08:46
Monsieur Magnette,
Des prêts à 0% ! Je suppose que parallèlement vous allez renforcer les cellules "surendettement" ?
Rédigé par: Deffense | 09 décembre 2008 à 08:40
Mr le Ministre
Socialisme, solidarité... En ces temps de crise ce serait peut être une voie à explorer. Concernant les prix de l'énergie, ne serait il pas plus solidaire de répartir une bonne fois pour toute entre tous les prix de distribution de celle-ci. Les tarifs de l'énergie pure seraient plus transparents. Pourquoi dois-je aujourd'hui payer plus cher que mon voisin Wavrien un KW qui sort de la même centrale nucléaire?
Merci de votre réponse. Bonne journée.
Rédigé par: Lacroix fernand | 09 décembre 2008 à 08:39
M. Magnette, n'est-il pas grand temps de mettre fin à la supercherie de la libéralisation de l'énergie? comment qqn peut-il croire à une baisse des prix/tarifs alors que le nombre d'intermédiaires à quadruplé (au mieux) sans parler des frais de consultances... en millions d'euros
Rédigé par: gae bon | 09 décembre 2008 à 08:38
Monsieur Magnette,
J'espère que vous n'allez pas prôner une baisse de la TVA sur les prix de l'énergie, càd sombrer dans un lamentable réflexe électoraliste, ce serait incompréhensible, même de manière temporaire, distribuez plutôt des subsides pour remplacer les chaudière, mettre des double-vitrages ou isoler. Les gens vous remercieront, même si c'est après les élections.
Au moins ça rapportera:
des emplois
des économies d'énergie...
PS excusez-moi d'avoir enfoncé pareille porte ouverte, mais avant les élections le bon sens a tendance à se faire discret...
Rédigé par: Salée | 09 décembre 2008 à 08:35
Monsieur,
je tiens à réagir, car je pense que de plus en plus vous (les politiciens en général) prenez les citoyens pour des idiots.
je vais prendre deux exemples bien précis :
j'ai une vieille chaudière mazout, on annonce des primes d'aide à tout qui veut l'entendre, après un petit tour dans les guichets de ceci, de cela, on se retrouve devant un quidam, qui vous dit tout heureux « vous avez droit à jusque 2000 euros de prime », là il vous explique que plus vous gagnez de l'argent moins les pour cent seront élevés, donc rien de bien illogique jusque-là, mais il ajoute « c'est une prime que vous devez déduire de vos impôts » là interpellé, je lui dis, mais si je ne paie pas d'impôts ? La réponse ne se fait pas attendre vous n'y avez pas droit alors !!!!!
Donc, vous gagnez de trop, on rabote votre prime, vous avez de trop faibles revenus c'est encore mieux restez dans la misère, franchement j'ai trouvé cela d'une logique implacable, reste juste à expliquer quels sont les salaires concernés ? Le vôtre peut-être ?
Ma deuxième réaction est celle-ci, on entend parler de prêt à taux 0, là aussi lorsque l'on sait le nombre de ménages endettés, voir sur endettés est-ce bien raisonnable une telle chose ? N'est-ce pas mettre les plus précarisés la tête un peu plus sous l'eau ?
Merci pour votre attention !!!
Rédigé par: marc | 09 décembre 2008 à 08:31
Bonjour,
La TVA à 6 % ne serait pas une mesure socialiste ni même juste. Comment tolérer que des gens qui gagnent bien leur vie aient en prime une réduction sur le téléviseur HD grand modèle ou leur nouveau 4X4... Allons, l'économie politique nécessite des choix et du courage. Faire payer la crise aux riches n'est pas le programme d'un parti peu sérieux d'extrême gauche, mais une simple question de bon sens. Le développement durable passe obligatoirement par la répartition plus équitable des richesses et par une certaine décroissance. Je suis artiste peintre et parfois je me demande qui est le plus à côté de ses pompes...
Rédigé par: Joseph Charlier | 09 décembre 2008 à 08:27
Cher Monsieur Magnette,
j'ai voulu installer des panneaux solaires mais je constate aujourd'hui que la demande est-elle que les installateurs que j'ai contacté demandent des acomptes élevés et un délai de réalisation long. j'ai aussi appris que certains n'étaient pas agréés et que si j'avais travaillé avec eux je ne pourrais pas recevoir de prime. De plus, je constate que les prix d'installation augmentent. Ne serait-il pas nécessaire de réagir pour éviter une explosion du marché et que ce soit les installateurs qui en profitent pour augmenter leurx prix ? Merci pour votre réponse
Rédigé par: estelle | 09 décembre 2008 à 08:21
Monsieur le Ministre,
Un projet de porcherie de 9000 porcs va pt-être voir le jour à Braives, un autre à Avin, sans compter les autres porcheries qui fleurissent la région déjà. Cela fait dans un petit rayon, près de 15000 porcs. Ces projet viennent de flandre où là, on ne peut plus en construire. Quand on lit les chiffres relatifs à la pollution qu'une porcherie provoque, on se demande si toutes vos mesures sur le côté sont bien utiles puisque de la pollution en masse continue à se développer par un autre côté. Ne pouvez-vous pas faire quelque chose? Avez-vous votre mot à dire.
Rédigé par: Warnant | 09 décembre 2008 à 08:16
Monsieur le Ministre, des organisations de consommateurs comme Test Achats ou le CRIOC sont favorables à la mise en place d'une action de groupe (class action) en Belgique. Qu'allez-vous mettre en place pour permettre une meilleure défense des consommateurs ?
Rédigé par: Pierre | 09 décembre 2008 à 08:16
monsieur le ministre
vous accorder sans disant des prets 0% pour faire des economies.des chomeurs et minimexes qui ne voient deja pas les 2 bouts en fin de mois
qui d'apres vous pourras en beneficier.car quand on vous ecoute avec les conditions que vous mettez personnes en wallonie n'y aura droit.merci pour ces belles prommesses electoral
Rédigé par: hezequiel | 09 décembre 2008 à 08:15
M Magnette, en tant que ménagère, je vois que les prix augmentent tous les jours. A côté des prix, je vois que des grandes surfaces n'hésitent pas, pour tromper la consommatrice, à afficher le prix aux 100 grammes ou aux 500 grammes à la place du kilo. Certaines, selon le CRIOC, modifient le poids pour dissimuler l'augmentation de prix. Que comptez vous faire pour faire steopper ces arnaques ?
Rédigé par: lucien | 09 décembre 2008 à 08:14