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Rédigé à 14:34 dans Le Ravel du Bout du Monde, Les vidéos | Lien permanent | Commentaires (2)
Les bonnes choses ont toujours une fin... C'est un curieux sentiment qui anime les RAVeListes ce mardi matin, à l'heure de quitter l'hôtel de Saint-Gilles et de reprendre la direction de la préfecture. Point de place toutefois pour la nostalgie : autant vivre à fond le dernier jour sur l'île de La Réunion ! Et rien de tel pour évacuer les vapeurs de rhum arrangé de la veille (et de la nuit !) qu'une bonne vingtaine de kilomètres sur la nationale, en direction de Saint-Paul, sous-préfecture illustre pour le marché qui s'y tient en fin de semaine : c'est ni plus ni moins le plus couru de l'île !
Comme la semaine dernière sur la Côte au Vent, le peloton est accompagné sur la Côte sous le Vent par Daniel Hoarau, le président du Comité départemental du Cyclotourisme de La Réunion ainsi que par quelques-uns de ses collègues vélocipédistes. Ils sont de sympathiques et précieux guides qui tracent la voie, livrent de multiples informations sur la culture et les traditions, la faune et la flore, parlent avec amour de leur île.
Bord de mer avec plage de sable fin noir à main gauche, falaises et versants de l'ancien volcan à main droite plantent le décor. Avec, de part et d'autre, un même constat : côté océan, le bleu azur est de mise, alors que du côté des contreforts de Mafate, c'est une couronne nuageuse qui enserre les collines... Et plus on monte en altitude, plus la température chute, chaque cycliste en sera bientôt témoin... Lire la suite >>>
Rédigé à 16:03 dans Le Ravel du Bout du Monde | Lien permanent | Commentaires (11)
Ce lundi soir, le compteur affiche moins de quarante kilomètres. Panne de régime ? Besoin de coller aux distances des étapes estivales du Beau Vélo de RAVeL ? Que nenni ! Certes, ce lundi aura été la journée la plus courte de ce périple sur l'Île Bourbon mais pas pour autant la plus facile ! En effet, il n'aura pas fallu trois coups de pédale à la sortie de l'hôtel pour voir la pente se dresser devant les cyclistes. Une pente qui allait, en un peu moins de quatorze kilomètres, les mener (quasi) du niveau de la mer au village des Trois Bassins, à environ huit cents mètres d'altitude. Et la montée empruntée porte on ne peut mieux son nom : les Colimaçons... Pas d'escaliers en vue mais de belles portions de macadam, quelques gentils virages ou d'autres plus marqués traceront la route des RAVeListes, semblable à un petit col alpestre. Et plus ils grimperont, plus ils découvriront de superbes points de vue sur la Côte sous le Vent, le versant sec et balnéaire de l'île, avec ses plages et ses lagons qui se profilent à l'horizon. A mi-distance, ils jetteront un regard vers le conservatoire botanique de Mascarin, installé dans un ancien domaine colonial et qui dévoile cinq collections de végétation. Levant les yeux vers les cieux, ils seront distraits par les vols paisibles des parapentes multicolores qui se laissent glisser au gré des vents. De calmes évolutions qui feraient presque oublier la déclivité...
Aujourd'hui comme les jours précédents, les ravines occuperont une place importante dans les paysages. Celles du jour s'appelleront des Trois Bassins, Tabac, de la Saline, de l'Ermitage et de Saint-Gilles. Et comme toutes leurs petites soeurs du reste de l'île, elles se déchirent perpendiculairement à la mer, striant les pentes de l'ancien volcan telles des crevasses géantes. En bordure de route, la forêt mixte étend notamment ses tamarins...
L'arrivée à Trois Bassins est synonyme de point culminant du jour. La descente n'en sera que plus belle ! Elle s'effectuera sur une belle départementale, entre de nouveaux carrés de cannes à sucre et nombre de bougainvillées en fleurs. La Saline puis l'Ermitage s'effacent, avant qu'à Villèle ne se dresse l'originale Chapelle Pointue où fut inhumée, en 1846, Madame Desbassyns, figure emblématique de l'esclavagisme réunionnais. Saint-Gilles-les-Hauts est traversé à la vitesse de l'éclair : ça sent comme qui dirait l'écurie ! Une ultime descente rapide mène à sa jumelle de Saint-Gilles-les-Bains qui, comme son nom l'indique, a les pieds dans l'eau... Et est devenue une station balnéaire privilégiée par les zoreils (les métropolitains installés sur l'île)... et les Beaux Héros du RAVeL ! Bien que la température soit un peu descendue et que le soleil joue les timides, d'aucuns n'hésiteront pas à enfiler palmes, masque et tuba et à s'aventurer dans les eaux limpides du lagon. Il est vrai qu'il suffit de plonger la tête pour voir apparaître corail et myriades de poissons : un vrai festival de couleurs ! Pour d'autres, ce seront de simples moments de répit sur la plage de sable fin (la première du périple) sur fond de filaos et de cocotiers... Elle n'est pas belle, la vie ?
Rédigé à 11:05 dans Le Ravel du Bout du Monde | Lien permanent | Commentaires (8)
Comme on dit dans le jargon cycliste, ce dimanche est une journée de repos pour toute la caravane du Beau Vélo de RAVeL. Repos n'est cependant pas le vocable le plus approprié puisque tout le monde s'éparpillera aux quatre coins de l'île et peu profiteront des belles infrastructures de l'Iloha Hôtel... si ce n'est en fin de journée, pour un bon plongeon dans la piscine ! Quelques-uns avaient opté pour les sports aériens (les environs de Saint-Leu offrent des vols de premier choix, grâce à la fois aux vents ascendants et au survol du lagon) mais malheureusement, ce matin comme hier, Eole est très violent : inutile donc de penser s'envoyer dans les airs...
Au large, les « moutons » fleurissent tant et plus sur les eaux profondes de l'Océan Indien, faisant le bonheur des surfeurs. En front de mer, une visite à Kelonia, l'observatoire des tortues marines s'impose pour tout savoir de la vie des tortues... et bien plus ! Et notamment de l'étonnante reconversion de ce qui était, jusqu'à la fin du siècle dernier, la « Ferme Corail ». « C'est en 1977 qu'est né cet établissement aquacole, explique Gérard Trules, responsable technique des lieux. Les oeufs des tortues étaient prélevés sur les plages de diverses îles de l'océan et les petites tortues étaient ensuite élevées dans des bassins. Une fois devenues adultes, elles étaient tuées. Comme dans le cochon, dans la tortue, tout est bon : la chair pour les samoussas, la viande fumée, les conserves ou le foie gras des mers, la peau pour la maroquinerie et les carapaces pour la bijouterie. » En 1994, la Convention de Washington met fin à l'activité de la ferme pilote : les tortues sont une espèce protégée et ne peuvent plus faire l'objet d'un commerce quelconque. Et si aujourd'hui les artisans présents à Kelonia travaillent toujours les carapaces des reptiles, c'est tout simplement parce qu'elles font partie du stock accumulé autrefois... Lire la suite >>>
Rédigé à 10:59 dans Le Ravel du Bout du Monde | Lien permanent | Commentaires (1)
Surprise ce matin au moment d'enfourcher les bicyclettes : les nuages, menaçants depuis le début du périple, déversent leur lot de pluie et le vent s'est levé... Qu'à cela ne tienne, ce ne sont pas ces conditions atmosphériques un peu chagrines qui vont repousser les Beaux Héros du RAVeL ! D'ailleurs, comme par enchantement, quelques kilomètres à peine suffiront pour évacuer les trop-pleins venus des cieux et voir le ciel se dégager...
Une poignée de kilomètres de mise en jambes sur la nationale et l'heure est déjà venue de faire une première escale à Saint-Pierre, la « capitale » du Sud, qui vit autrefois la célèbre Compagnie des Indes s'y installer. Et qui dit samedi à Saint-Pierre dit jour de marché. Un régal pour les narines, chatouillées par les exhalaisons de poulet grillé, mélangées aux senteurs des fruits, légumes et autres épices d'ici et d'ailleurs. Sans oublier les délicieuses effluves de la vanille Bourbon, considérée par les plus fins connaisseurs comme l'une des plus réputées de la planète... Difficile de ne pas craquer et de ne pas en ramener quelques gousses au Plat Pays ! Cette immersion dans le « quotidien » réunionnais est aussi un plaisir pour les oreilles : entendre les locaux disserter entre eux ou le commerçant happer le chaland en créole relève d'un sacré brassage culturel ! Last but not least, le marché est un festin pour les yeux et une source intarissable de découvertes, entre les miels de baies roses, les samoussas, les confitures de goyavier et les fruits et légumes du pays. Si les ananas, agrumes, mangues, tomates ou autres aubergines sont bien connus chez nous, il est impératif d'interpeller le marchand pour connaître les noms des produits présents sur son étal. Un bref aperçu ? L'incontournable chouchou, une cucurbitacée dont on utilise aussi bien les fruits que les feuilles, le margoze, sorte de cornichon hérissé de petites têtes, le combava, petit citron à la peau épaisse et bosselée ou encore la tomate arbuste, utilisée en confiture. Lire la suite >>>
Rédigé à 10:30 dans Le Ravel du Bout du Monde | Lien permanent | Commentaires (0)
Quelle riche, intense et dépaysante journée encore que celle de ce vendredi ! Une journée tout en contrastes, qui a vu les Beaux Héros de RAVeL quitter la Côte au Vent, à l'est de l'île, pour gagner le Grand Sud. Aujourd'hui, c'est la barre des septante kilomètres accomplis qui a été franchie...
Jeudi soir, en gagnant Sainte-Rose, une chose avait échappé aux yeux et allait paraître comme une évidence dès les premiers coups de pédale du jour : dans cette partie de l'île, la végétation est sensiblement différente. Certes les vacoas, palmiers et autres filaos sont toujours omniprésents mais ce qui aujourd'hui étonne, c'est la luxuriance et le foisonnement végétal, trahissant les régulières précipitations qui arrosent la région. Les carrés de palmistes, les parcelles de cannes à sucre font toujours partie intégrante du décor, désormais complété par des vergers d'agrumes et autres bananeraies. Sans compter sur les nombreux arbres en fleurs qui cachent les cases créoles et leur ajoutent une note plus colorée encore...
Dans le village voisin de Piton-Sainte-Rose, pour la première fois, les RAVeListes touchent à la réalité du Piton de la Fournaise. Non, rassurez-vous, le volcan ne s'est pas réveillé ! Et comme les jours précédents, une couronne nuageuse cache son sommet, ne laissant entrapercevoir qu'une infime partie de ses flancs verdoyants... Mais qui dit Piton-Sainte-Rose dit sans doute la plus miraculeuse des coulées de lave : en 1977, une coulée exceptionnelle a en effet dévalé les pentes de la Fournaise, a atteint le village avant d'encercler l'église Notre-Dame des Laves, qui a même vu une langue de magma pénétrer à l'intérieur de l'édifice. Qui est resté debout... Et est du coup devenue l'église la plus célèbre de La Réunion... Qui a parlé d'intervention divine ? Lire la suite >>>
Rédigé à 10:31 dans Le Ravel du Bout du Monde | Lien permanent | Commentaires (6)
Quatre-vingts kilomètres, tel est le chiffre affiché ce jeudi soir par le compteur des Beaux Héros du RAVeL. Et quels quatre-vingts kilomètres !
Il était un peu plus de sept heures ce matin quand la joyeuse troupe s'est mise en route et a quitté Saint-Denis pour débuter le tour de
Comme hier, le ciel est d'un bleu radieux et se confond avec les eaux de l'océan. D'autres couleurs chatoyantes apparaîtront bientôt quand, au détour d'un virage à gauche, un sentier mènera les cyclistes vers les premiers champs de canne à sucre : ici, le vert vif se mélange au jaune... Lire la suite >>>
Rédigé à 10:29 dans Le Ravel du Bout du Monde | Lien permanent | Commentaires (2)







