Chaleur et soleil à gogo en ce dimanche 25 septembre ! Par un temps pareil, il serait de bon ton de se prélasser à l'ombre des palmiers et de plonger dans les eaux cristallines de la mer des Antilles... Mais foi de RAVeListes, une journée sans vélo est presque synonyme de journée ratée ! En selle donc pour une boucle d'une quarantaine de kilomètres au départ de Grande Anse, à quelques encablures de Deshaies ! L'idée est d'emprunter la départementale 18, communément appelée la route de Duzer, une pittoresque route qui relie la Côte sous le Vent et le nord de la Basse-Terre. Et quelle route... Les premiers coups de pédale sont à peine donnés que déjà, la pente se dresse de façon vertigineuse : avec ses raides murs sur quelques hectomètres, elle n'a rien à voir aux plus illustres cols alpestres ou pyrénéens tant elles coupent les jambes et le souffle ! Les chaînes ont beau être sur les plus petits plateau et pignon, la lutte contre le bitume est de tous les instants ! Et inutile de forcer les mécaniques humaines, mettre pied à terre est dans pareilles circonstances une vraie légitimité. Sur tous les visages se marque une certaine souffrance. Comblée à nouveau par les paysages extraordinaires qui se déploient devant les yeux.
Une fois de plus, Yves épate tout le monde. Le peloton des RAVeListes mais aussi les autochtones. Touchés par sa débauche d'énergie, ils nous donnent la chair de poule en nous partageant leurs témoignages. Pour le soutenir, les sportifs confirmés ne sont pas en reste et partagent toutes leurs forces. Pousser le Calaminois mètre après mètre s'apparente parfois à un run and bike. Yves ne cesse de nous épater. Bien plus encore que chacun d'entre nous, il puise au bout de lui-même. Sans jamais abdiquer, avec une hargne de tous les instants. Retrouve aussi ses réflexes de motard quand il s'agit de choisir les meilleures trajectoires possibles. Et, lors des pauses – plus que nécessaires aujourd'hui ! -, il distille toujours son humour...
Côté décors, nous avons le sentiment de goûter à la Guadeloupe profonde. Celle des cases qui s'étalent en bord de route et à flanc de morne, celle des autochtones qui vaquent tranquillement à leurs occupations, celle d'une riche végétation. Il y a les communs cocotiers et bananiers mais aussi les fromagers, les flamboyants ou les frangipaniers. Pour donner une touche vive à toute cette verdure, les fleurs déploient leurs jolies couleurs, souvent apparentées au rouge, comme celui de l'alpinia, de l'hibiscus ou du canna. Sans compter sur l'orange des oiseaux de paradis qui garnissent d'habitude les bouquets de nos fleuristes. Les orchidées auraient pu compléter le tableau mais hélas, vacances obligent, le parc floral de la Montagne aux Orchidées où elles s'épanouissent affiche fermé...
Par-delà Caféière, la route cesse de s'élever pour basculer vers l'océan. Comme hier, la plage de Cluny – une des plus dangereuses de l'île à cause de ses courants – est propice à une halte salvatrice à l'ombre des cocotiers. Comment décrire endroit si paradisiaque, avec le bleu émeraude et l'écume argentée des flots ? Et que dire alors à l'idée de passer une partie de l'après-midi à nager et se laisser prudemment emporter par cet azur enchanteur à Grande Anse, clairement une des plus belles plages de Guadeloupe ? Tout simplement une certaine vision du bonheur... VOIR LES PHOTOS >>>








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Rédigé par : serruriers | 20 octobre 2011 à 20:39