Ce mardi 27 septembre, déjà le dernier jour à bicyclette... En guise de mise en jambes, les RAVeListes prennent encore un peu d'altitude pour gagner le coeur de Saint-Claude (530 mètres, la station la plus élevée des Petites Antilles) puis emprunter une petite départementale qui lèche les contreforts de la Soufrière. Comme souvent, le volcan a la tête dans les nuages. « C'était une île très montueuse; l'un de ses pics en forme de diamant s'élevait à une telle hauteur que c'était merveille, et de son sommet jaillissait une très grande source qui répandait l'eau de tous côtés de la montagne », écrivait Christophe Colomb quand il découvrit la Guadeloupe en 1493. Le navigateur espagnol ne pouvait si bien dire ! Les vélos se fraient un chemin dans ces décors avant de rejoindre ceux de la nationale qui fait le tour de Basse-Terre. En contrebas, la ville de Basse-Terre étend ses maisons aux toits colorés entre deux massifs végétaux, les pieds dans la mer. Plus loin, un belvédère offre un autre magnifique point de vue sur l'archipel des Saintes. La route joue des hauts et des bas, les descentes succèdent aux côtes et inversement, avec toutefois moins de brutalité que la veille. Le long de la route, les champs de bananes sont légion et pour cause : le sud de Basse-Terre est la principale région productrice de la Guadeloupe et ses régimes sont exportés par dizaines de milliers de tonnes chaque année vers l'Europe. Et bien évidemment, elles sont au menu lors de la pause à... Bananier, petite bourgade de la côte au Vent.
Peu avant Capesterre, l'allée Dumanoir fait tout naturellement une haie d'honneur au peloton : sur 1200 mètres, quatre cents palmiers royaux présentent une bien jolie perspective propice aux belles images. Elle doit son nom à un membre de la famille Pinel-Dumanoir qui les a un jour planté vers 1850, marquant l'entrée d'un marquisat. Très chic, tout cela !
Dans la foulée, Dame Jeanne proposera quelques spécialités créoles, histoire de rassasier les estomacs qui commencent à crier famine. Au menu du jour, colombo de cabri, boeuf mariné aux champignons et lardons et court-bouillon de vivaneau. Un régal. L'idéal aussi avant de reprendre la route. Car les RAVeListes ne sont pas au bout de leurs peines : une trentaine de kilomètres ont été parcourus et il en reste au moins autant pour rejoindre Le Gosier. Mais le plus difficile est dans leur dos : désormais, les pentes seront moins abruptes, seules quelques bosses jalonneront la rectitude de la nationale. Pour troubler cette toute relative tranquillité – la circulation est assez conséquente et mieux vaut ne pas faire le moindre écart -, les cieux, de plus en plus menaçants, décident de déverser leurs flots. La visibilité est réduite, les vêtements percés en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Hormis ces désagréments, on en viendrait presque à apprécier cette pluie orageuse qui fait chuter la température de quelques degrés. Le rinçage s'étale sur de longs kilomètres puis la route redevient à nouveau sèche. Devant nous, un autre orage se déploie sur la côte. Ophelia ne se transformera pas en cyclone et restera une belle dépression tropicale, alors que la suivante, Philippe, est déjà surveillée de près par les spécialistes...
Le peloton contourne Pointe-à-Pitre puis se dirige vers la marina du Gosier, celle-là même qui, tous les quatre ans, accueille l'arrivée de la Route du Rhum. La pluie est de retour mais ne prive pourtant pas d'un coucher de soleil aux étonnantes couleurs sur la rade et ses voiliers. Pour les RAVeListes, c'est aussi l'heure de l'arrivée. Une arrivée pas comme les autres, marquée par la rencontre avec quelques Belges de Guadeloupe réunis pour l'occasion par le Péruwelzien Michel Brou, médecin installé ici depuis deux ans. Hasard des rencontres (mais existe-t-il vraiment ?), Adrien retrouve une hôtesse de la toute première saison du Beau Vélo de RAVeL ! Les ti punchs et planteurs sont descendus à grande vitesse. Beau prince, Philippe Lavil se saisit d'une guitare et nous offre en version acoustique deux chansons de son dernier album, La part des anges. Un moment de bonheur de plus pour ce périple qui restera à tout jamais gravé dans les esprits de chacun des participants à ce RAVeL du bout du monde. MERCI à vous tous pour tout ce que vous avez été. Et quelque chose nous dit que nos routes ne sont pas prêtes de se séparer, que du contraire...
Pour (re)vivre comme si vous y étiez ce voyage de nos RAVeListes en terre guadeloupéenne, rendez-vous ce samedi 1er octobre dans Grandeur Nature, entre 15 et 17 heures. VOIR LES PHOTOS >>>








Merci à vous tous, Francis, Adrien et toute l'équipe viva et autres journalistes, merci aux sponsors sans qui ce voyage n'aurait pu se faire et surtout un grand merci à tous les guadas. Cette expérience fut fabuleuse depuis le premier jour (1 mai) . Et tellement riche en émotion...une semaine après j'ai toujours du mal à trouver les mots et pourtant le coeur est toujours bien rempli.
Rédigé par : tamara | 07 octobre 2011 à 21:21
Cher Adrien,
Que dire de plus qui n'ait déjà été évoqué? Une semaine magnifique, avec des gens hors du commun, qui ont fait preuve d'une détermination sans failles pour terminer des étapes jonchées de difficultés inouïes.
Ils et elles m'ont bluffé, épaté, et j'avoue que j'ai pris de vraies leçons. Merci à toutes et tous.
J'aimerais te remercier pour cette belle parenthèse qui m'a donné une "pêche" d'enfer et convaincu, s'il en était besoin, que la volonté, l'opiniâtreté, permettent d'aller très loin, et l'humour rend tout cela encore plus beau.
Pour ma part, je souhaite que ces liens noués à la Guadeloupe ne se relâchent pas avec le temps.
Amicalement, affectueusement, solidairement......
Rédigé par : Philippe | 04 octobre 2011 à 11:49
Salut les amis,
Quelques mots pour vous dire merci.
Il y a 2ans et demi, je pensais que tout était fini, aujourd'hui je peux dire que tout commence.
Nous sommes tous de caractères différents, de milieux différents, métiés différents..., et pourtant nous étions dans le même bateau nous avons formé UN; chacun d'entre vous est unique, je suis fier d'avoir fais votre connaissance.
Francis annoncerait avec le sourire, il y a pas de problèmes mais que des solutions, nous avons prouvé que Francis avait raison :-)
Vous m 'avez aidé a réaliser un de mes projets, mais vous avez surtout grace a cette action redonné espoir à d'autre personnes " extra " ordinaire qui ont besoin de soutient, soyez en fier.
Je me suis senti porté pendant ce voyage, j'en ai presque oublié mon handicape, Merci...
Je suis là si vous avez besoin de moi, pour les filles évitez de me sonner la nuit ;-)
Biz a vous tous..
la vie est belle
yves
Rédigé par : Yves | 04 octobre 2011 à 11:47
Merci aux "Belges de Guadeloupe" pour leur accueil formidable à la marina ,merci Michel et merci Marianne .Nous n' oublierons pas de si tôt cette ambiance chaleureuse,planteurs et les Ti punchs a gogo,un retour un peu "chaud",mais ce fut tellement agreable de partager ce moment de bonheur avec vous. Ce voyage c'est encore plus que" du bonheur en tranches" comme dit Adrien,comme le lapin sortant du chapeau du magicien, la Guadeloupe est sortie de mes livres, me devoilant ses parfums ,ses plages et ses paysages et bien plus beau encore,cette superbe aventure humaine .
Aucune agence ne peu vous proposer de vivre et visiter ce pays comme nous l'avons fait, il fallait le gagner !
Rédigé par : annick | 30 septembre 2011 à 22:43
Un grand plaisir d'avoir pu vous rencontrer à l'arrivée à la marina. Bon moment convivial à la Belge, comme on sait bien faire surtout avec les breuvages de Gwada.
Qui sait peut être que certains Ravelistes sont des futurs "Belges de Guadeloupe" ??
A très vite.
Gros bisous de la 'vieille' hotesse. hihi.
Rédigé par : Sylvia (Belge de Guadeloupe) | 29 septembre 2011 à 01:36
Félicitations à tous de ce bel exploit! Que d'efforts!
Que de souvenirs fabuleux...
Bon retour.
Rédigé par : marie pierre WIRTZFELD | 28 septembre 2011 à 22:03